Des dix-huit faits de ce sente que nous avons
observés, six ont rapport à des individus qui n'avaient
point d’ulcérations au larynx ou à la trachée-artère." Quatre d’entre eux accusaient une douleur plus où moins vive à la partie supérieure du cartilage thyroïde,
ou'entre ce cartilage et l'os hyoïde. Cette douleur était
comparée à celle que produirait une plaie, à des pico=. termens, à une chaleur. plus où moins forte ; ‘avait! débuté un mois, deux mois; ou seulement éties | jours'avant la mort, Dans trois de ces cas, la déglu=
tition était gènée , bien que le pharÿnx ét les amÿgs dales fussent dans l’état naturel ‘quelquefois même | les boissons revenaient par le nez. Des douze autres. malades qui avaient, à-la-fois, des ulcérations àl'é- piglotte, au larynx'et à la trachée-artère , quatre avalaient avec peine, et accusaient de la dE dans le point indiqué. Un seul rendit, pendant un certain ! temps, une partie des boissons par le nez.
290. Ainsi, l'exposition des faits. indique comme symptômes. des ulcérations de l épiglotte, une douleur fixe à la partie supérieure ou au-dessus du cartilage thyroïde immédiatement, la gène de la déglutition et la sortie des, boissons par le nez, le pharynx-et les amygdalesétantparfaitementsains. — Ce qui ialieu dans lés cas d’alcération au larynx vient à l’ appui de ce que nous disons ; car, alors, on n’observe ni la sortie des liquides par le nez , ni la gène de la déglutition , tant que l’épiglotte et le pharynx restent dans l’état naturel. Peut-être , dans l'absence des symptômes propres aux ulcérations du larynx , une douleur fixe à:la partie supérieure du cartilage thyroïde indiquerait-elle suffisamment celles de l’épiglotte. Du moins on peut le présumer par l'observation suivante , dans laquelle la douleur était à-peu-près le seul des Du li a nous ta dus
CLLLAVLLELVLSILRVGIRLS 8e
XIF°, OBSERVATION.
Un tailleur, âgé de quarante ans, d'une constitution peu forte, né de parens morts dans un âge avancé, fut admis à l'hôpital de la Charité le 18 oc- . tobre 1824. Il n'avait jamais eu que des indispositions, n était pas sujet au rhume, accusait quinze mois : de maladie, et toussait depuis cette époque. La toux ayait été sèche pendant les deux premiers mois, puis accompagnée de crachats plus ou moins abondans, et bientôt de dyspnée, Des douleurs assez vives.s’étaient manifestées trois mois après le début;.dans un
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des côtés de là poitrinié, avaient düré quinze jours, ét S'étaiént encoré ÉTÉ dans là süite À deux réprises différéñtés , mais pour un pe ni moitié dé témps!
Il ÿ ävait éu dans 1és deux dernières sétnäines de lé: Bers maux dé al de l'ehrouetient, de là gèné
dans là déglutiti on. Les sieurs ne s'étaient montféés dé par ntértallés, et il n'y avait pas eu dé frissops. L'appétit avait sect feitiènt diminué, Dépuis Six
Môis là diarrhée avait été rarement ihtérrompué ,
qélquéfois accompagnée de coliques , plus forte pen-
däfnit lés huit premières semaines qu’à touté autré
épôqué de sà durée. L'amaigrissement ét la diminution dés forces rémontaient au début des crachats.
Le malade avait cessé ses travaux depuis six Mois, et
gardäit lé lit dépuis deux.
Lé 19 detôbre; il était dans l état fut 2 4 si pâle et amaigrie; douleurs, picotemeris à la partié supérieure du cartilage thyroïde ; sécheresse dans cette partie; dal on un peu gênée, bien que le pharynx et les amygdales fussent dans l’état naturel; aucune sensation remarquable le long de la trachée-
artère. Toux médiocrement fréquente ; ‘crachats 4
abütidans ; incomplétéiment opaques 3; boitriné pe sôñoté soûs l’une ét l’autre clavicule, ; BUT GE aeltu: où l'obscurité du soû s’ eténaait à à présque toute là päftié cütrespondanté au Iôbe supérieur. Respiration trachéalé, rétentissement de la voix sans pectoriloquié dans lés inêmes points, plus prononcé Süüs là clavicule droite que sous la gauche, Poüls accéléré (quatre-vingt-dix pulsalions par minuüté ) $ sensibilité très-grande au froid. Appétit très-déprimé ; 4 soif | pet considérable; épigastré indolent; six selles liquides
ULCÉRATIONS DE L'ÉPIGLOTTE. - #47 dans 1e8 dernières vingt-quatre heures, présqué Sans coliques. (Tis. de riz, avec le ir. de coings dise avec Op., 1 gr. ; trois crêmes de riz.) dar à
Les crachats dévinrent tout-à-fait opaques et ausé couleur sale les jours suivans ; la douleur de borgé persista au mêmé degré ou à-peu-près , et biéntôt l'gnoréxte fat complète.
Le nu ovembre , le dévoiement avait BERUEEER augmenté ; la langue était dans l’état naturel ; la douleur aa haut du cartilage thyroïde toujours la même ; la déglütition de la salive très-pénible , la voix sans altération. Aucune espèce dé malaise le long de la trâchéé-artère ; pouls légèrement accéléré. —' Le léndemäin ét le surlendemain, aucun changement appréciable, - — Le 10, à cinq heures du matin, le malade perdit connaissance , et à l'heure de a vite nous le trouvàmes couché à dette" , ayant les pupilles très-étroites , les yeux entr ouverts ; la respiration accélérée, lé pouls lent , les mouvemens d'une faiblesse extrème etseulementexcités par le déplacement des parties , toujours sans connaissance. Cet état se prolongeä j jusqu'à midi , heure à laquelle le malade mourut.
| # G air pate: oriof : du Ouverture du HP vin gt-deux four gpres la mort. ut
État extérieur. Dernier degré de marasme, fi autre chose de remarquable.
Tête. Trois petites cuillerées de sérosité rousse, un pot trouble, D. l’arachnoïde supérieure. Quelques