‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 74 sur 141 · ULCÉRATIONS DE LA TRACHÉE-ARTÈRE · texte numérisé non relu

ULCÉRATIONS DE LA TRACHÉE-ARTÈRE

éiôn ne tirait aucun son de ce derniér point, là res piration y était trachéale, là béctoriloquie parie Be malade füt constamment couché à plat.

Les sueurs persistèrent, plus üwimoins fortes ét générales, malgré l'emploi de l'acttite de plomb, à dosé succéssivément croissante ; lé pouls fut plus où moins accéléré , les frissons fréquens , ra EN quo tidiens dans la soirée. A 20)

L'appétit se releva et fit des progrès assez rapides , ét sorté qu'au commencement du mois de inars ; le malade mangeäit la demi-portion de pain avec des légumes. Il en fut#de même jusque dans les sr 1 de sa vie. (ES PRES

La diarrhée fut peu considérable jusqu'au 19 avril qu'elle devint tout-à-coup très-forte et sans cause äppréciablé. Le lendemain, dans la éoirée, douléurs de

wénitre extrèémement vives, frissons prolongés ; nadz sées fréquentes. Le 21, douleurs béaucoup inoindres; ventre bällonné, langue rouge , altération peu consis

dérable des traits. Le 22, la doüleur avait disparu ; l'abdomen était aplati, les selles continuelles, là faiblesse extrême ; ét le 25, à dix heures du matin ; après une heüre d’agonie, le malade mourut.

Il avait pris du diascordium ; du julep et de lex: trait és d'opium péflait la plus grande partie dé son séjour à l’hôpital.

Ouverture du cadavre, vingt-deux heures après la mort. ;

État extérieur. Les branches du pubs étaient denudéés de leur périoste, comme FREE par r des fours

260 Liuait re SYMPTÔMES. | mis, et, pour. ainsi dre. plongées au milieu id pus grisâtre, peu épais, médiocrement fétide., Les muscles | qui s’insèrent à la branche, inférieure, du pubis.n’avaient plus d’ ’attaçhe ; 3: CEUX; Qui, formaient les parois de l’abcès étaient: grisâtres: et verdâtres, recouverts d'une sorte de détritus.de même ire et ramollis. L'abcès, se ,prolongeait jusqu’à la Ars HOYERRE de l’une et de l’autre cuisse. Eh à |

Tête, , Deux petites cuillerées de. sérosité de re partie supérieure de l’arachnoïde;. infiltration peu considérable. au-dessous, de cette: membrane; piemères, médiocrement. injectée ; 3. cerveau sain; une cuillerée de sérosité dans chaque ventrieule latéral, Cou. Trois .ulcérations superficielles. à la face laryngée, de d'épiglotte : la membrane muqueuse intermédiaire, parfaitement. saine. Petite .ulcération à la réunion des cordes vocales du larynx: Membrane muqueuse dela, trachée-artère pâle et.uleérée. Les ulcérations augmentaient de nombre et.de dimen-. sions dela partie supérieure à l'inférieure ; beaucoup. . de cerceaux cartilagineux étaient entièrement dénudés; plusieurs. .offraient, de petites cavités lenticu= laires : douze d'entre. eux étaient très-aminçis dans une partie deleur étendue ; trois présentaient une solution de continuité dans leur longueur , et une perte de substance d’une ligne environ. Les fibres muscu laires de la portion molle étaient à nu, épaissies dans plusieurs, points, et presque entièrement détruites au niveau de trois des ulcérations.

Pottrine. Adhérences cellulaires universelles des poumons ; aux plèvres. Le. lobe supérieur. du. côté gauche était. dur, imperméable à l'air, à part une.

ULCÉRATIONS DE tA (TRACHÉE-*ARTÈRE. 261 couche.fort mince placée à ,sa surface ; offrait à son sommet.une excavation de moyenne grandeur, in< complétement .tapissée par une fausse membrane rouge , ferme et ,appliquée sur une matière grise, demi-transparente, semée de tubercules, Cette ca vité contenait un liquide trouble, épais et grisâtre , communiquait. avec les bronches qui, étaient plus rouges.et, plus épaisses dans son voisinage que partout sailleurs. Le reste :du lobe présentait quelques. petites excavations , el. était en grande partie transformé en, matière. grise, au milieu de laquelle. se trouvaient beaucoup de granulations plus ou moins tuberculeuses. Le lobe inférieur était parfaitement. sain, Les mêmes lésions existaient, mais beaucoup moins prononcées, dans le poumon droit, — On trouvait: quelques ulcérations aussi petites que: superficielles dans les bronches du côté gauche. — Le cœur: n avait que les deux tiers du volume qui lui est naturel ; l’aorte-n’offrait rien de remarquable: |

A bdomen… Demi-pinte de sérosité trouble , non fétide, dans. la cavité de l'abdomen: nulle communication entre cette cayité et le foyer de pus placé derrière le pubis. Adhérences légères entre quelques cixconvolutions de l'intestin grêle ; au moyen d'une fausse membrane jaunâtre molle, qui tapissait aussi la vessie et le rectum, et au-dessous de laquelle le pé-. ritoine était d'un rouge vif. —- Le foie était un peu: petit et sain; la bile de la vésicule médiocrement. abondante, visqueuse et verdâtre. — L’estomac con-. tenait une petite quantité de ‘fluide jaune , était. volumineux, et sa:membrane muqueuse, pâle etpar-; faitement saine sous le rapport de la consistance..et,

on,

bo 0, Ne l’épaissèur. = Il y avait au commencement mr grêle beaucoup : de nes thiliattéss :

opiqués; sous-muqueusés, et, à partir du duodé: num, des ülcérations; d’abord petites ét rares , ; puis plus nombreuses ét plus larges à mesuré qu'on S'ap+ prochait du cœcum. Petites, élles étaient ordinaires nent cachées en partie par lés valvules conniventés ; plus considérables, elles occupaient les plaqués; dont quelques-unes étaient complétément ulcérées, tandis que les autres n’offraient que de petites débris plus où‘in6ins rapprochées, et quelques tubercules un peu ramiollis. La membrane musctlaire était rarement à fu dans quelques points des grindes ülcérätions: == Il y en avait deux très-considérables das Je cœcüi etlescolon transvérse. Ellés occtipäiént tout Jeür pourtour, avaient au moins trois pouces de lon: gueur ; offraient üne surface grisâtre; rugeuse , forméé par le tissu cellulaire sous - inüfi U2 d’un millimètre, tandis que la membrane mn üsculaire | côrrespondañte avaitune épaisseur double. Eñtre ces deux ulcérations principales , s'en trouvaiént six peu étendues , dont les parois étaient moins épaisses. D'autres; en assez grand nombre, étroites, deni-cif= culsitest: nôirâtres, occupaient le colon: descendant et le rectum jusque près de l'anus. La miembratie muqueuse äÿait une médiocre consistance et une couleur roüge dans cette dernière partie. — Les gländes-mésentériques étaient volumineuses, rouges et en partie tuberculeuses. Il en était dé rhèmer de telles du méso-cœcum et dés méso-colons, vis-àvis les ulcérations. ++ Le reste des viscères de l'abdomen sain PEER

FHMRATIQN De LA TRACHÉE-ARTÈRE. 1 2" pat ce bang on mr mors

ke: té bftibné at cas précitée ni " avt des üléétations à à 'épiglotte , au larynx et à la trachéèz artère. Peu considérables dans les deux prémières parties du éônduit aérien, éllés étaient étendues , ptofondes , accompagnées de la destruction partiellé d’ün assez grand nombre de fibro-cartilages dans là ti6isièine ; et by à a eu même ab$ence de symptômes pour 4othes. En vain nous avons fait àu malade toutes les questions nécessaires poür. nous assurer dé l’éxistence des’ Sÿinptômes qui auraient pu tenir à des ulcérations dé la trachée - artère , nous né s0Mimés parvenus qu'à des résultats sésith: cé qui nié Säürait être attbae ni au défaut d'intelligence du inalade , qui ävait autant dé mémoire qué de sens , ni à s8h état de faiblesse, Nous citérons à l'appui de cette dernière assertion nos observations de croup chez l'ädulte (1), presque toutes rélatives à dés indi- Vidus faibles, et dans lesquelles nous ävons nôté, comme symptôme constant , une douleur plus ou Moins vivé à la fehseartère Nous rappellérons, éntre autreséxemples, celui d’une femine morte phthi- $ique, attéinte dé croup däns lé dernier degré de Marastié , ét qui eut de la chaleur 1 de la douleur lé long de la trachée-artère , du momènt où les symptômes dé cétte dernière éféttion furent bien manifestes. Il ést probable que, dans le cas dont il s’agit ‘ét sés analogues , l'absence de symptômes est die ? à la inärche extrèmement lente de la maladie. des

(1) Mémoire cité, Zrch, gén. de Méd.

384 x: LL SYMPTÔMES, 2604,

306. Bien que nous ne puissions assigner le début de l'affection de la trachée - artère , nous croyons néanmoins qu'il remontait à une Fpogyg très-éloi- | gnée. Nous en trouvons en quelque sorte ‘la preuve dans la solution de continuité de plusieurs des fibrocartilages, et dans la destruction presque complète de la portion charnue de la HcReRUEe dans diffé- | rens points ; ; Car ces désordres n’ont pu $ opérer que ‘à dans un espace de temps GonsidéPanlEe IL est d’ailleurs à remarquer que la préieren de ces lésions 1 ne s’est offerte que cette seule fois à notre observation , ÿ et que, dans aucun autre cas, la destruction de la membrane musculaire n’était si avancée.

307.. Remarquons aussi que les bronches n'ofé fraient d’ulcérations que du côté gauche , c 'est-à-dire, | du côté de la plus grande excavation , là où elles étaient plus rouges et plus épaisses que partout ail- . leurs; et que ce fait confirme ce qui a été dit sur la cause présumée des ulcérations du conduit aérien , et sur l'influence de la matière de l expectoration sur la phlogose (53). |

308. Il faut encore signaler dans cette observation le peu de dévoiement du malade , jusque dans les derniers jours de la vie, malgré le nombre et la grandeur des ulcérations RENTE, Cette disprob beta entre les symptômes et la lésion est effectivement peu commune, et tenait peut-être à la persistance de la incusliities sous-muqueuse au niveau des ulcérationst du cœcum et du colon , autre fait assez rare dans les cas analogues; car si nous en exceptons celui-ci, nous n'avons pas rencontré d'exemple d’ulcérations in- testinales de la grandeur de celle dont il s’agit , que

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