‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 83 sur 141 · XIX°. OBSERVATION · texte numérisé non relu

XIX°. OBSERVATION

Une fille , âgée de quarante-huit ans , d’une taille. élevée, d’une constitution forte, n'ayant plus ses règles depuis dix ans, fut admise à l'hôpital de la Charité le 22 septembre 1822. Elle accusait neuf mois de maladie, n’était pas sujette au rhume, n’avait point eu de péripneumonie. Au début, toux, crachats, dyspnée, sueurs, nocturnes : ces symptômes avaient persisté en prenant du développement , et les sueurs étaient devenues très-copieuses. Au cinquième mois, hémoptysie assez forte pendant deux jours, douleur au côté droit, continue depuis, mais moins considérable peu après son début qu’à sa naissance ; décubitus obligé à gauche. Les frissons avaient été rares, l'appétit déprimé dès l'apparition de la toux:,

Jo ft PRET SYMPTÔMES

et depuis quatre mois la mralade ne mangeait qu'un

peu, de bouillie et te pain. 50if considérable ; amas | grissement, dés teprintipe.h.sun 20)100Ner | Le 5 septembre , 1a oéphalalgie. à était: Mer 2% À mème.depuis six mois la malade avait dès éblouaisse-

mens dés; qu'elle;se levaits le nez et les lèvres: étaient

violacés, le décubitus élevé , la: respiration: uñ peu |

an

haute etaceélérée ; la toux Era ir ie fréquente;

les crachats peu abondans, clairss spumeux-outvér:

dâtres, -et,striés de blanc. # droité antérieurement,

et surtout en dehors A TOME , la poitrine ren

dait un son mat, il y avait de la douleur ‘ét presque partout du gargouillement ou un râle crépitant très-

gros # sous la clavicule, la respiration était trachéale ,

et la pectoriloquie imparfaite. À gauche, l’auscultation et la percussion n’offraient rien.de remarquable.

fie 1 | ar . DRE CL Le pouls était fréquent, inégal, irrégulier , quelquefois intermittent; les battemens du cœur en-

tendus par toute la poïitrine , eLaccompagnés d’une

impulsion assez forte à :la. région précordiale®; au. niveau du sternumprincipalement. La bouche: était

pâteuse et amère, la soif vive, l’anorexie complète,

la langue ün peu rouge au centre , l’épigastre dou.

loureux depuis quelques heures. I y'avait desinau- sées assez fréquentes à la suite ou dansles intervalles dé la toux: Les selles étaient rares ;°le ventre ui peu ballonné. (Hyd, comp. nit.; pot. gom. avec teiut. de | e gouttes ; douze sangsues à lanus.). *

eut lieule 1‘ octobre, les mêmes: symptômes persistèrent ; l’anorexie, les nausées, les douleurs à l’épi-

gastre FAR plus ‘ou moins prononcées ;'il n'y eut

:: Depuis: moment jusqu'à la mort du sujet, qui

GASTRIQUES. AT qe

pas de vomissemens. La malade mangeait un peu de

soupe sans que Je malaise habituel en parût augmenté ; la langue conserva sa couleur rouge au centre.

Ily eut un peu de dévoiement et quelques douleurs

au flanc droit dans dréctiondurcolon:

Le pouls fat unpeu moins irrégulier dans les vrai

‘quatre heures qui suivirent l'application des sangsues

qu auparavant, puis son irrégularité devint tous les

joursplus considérable. Les membres s’infiltrèrent; les

sueurs furent copieuses , et il yeut quelquesfrissons, Les crachats ne changèrent di sensiblement: d'a

pect. La dyspnée fit. des progrès rapides, et parfois Ja malade était obligée de se:mettre à son séants la douleur sous la mamelle droite fut plus ou moins forte jusqu ’au dernier} Jour, et'après une ae de quelques.

heures la malade expira.

ke ; FR Ouverivre du cadavre, vingt- huit. heures apres la

mort. à #

État ‘extérieur. Ynfiltration peu considérable des membres abdominaux. Rougeur du côté droit de la face sur lequel le cadavre était appuyé. © 2"

: Tête. Infiltration sous-arachnoïdienne peu épaisse. Une cuillerée de sérosité es chacun des ventricules latéraux. Le reste parfaitement sain.

Poitrine. Le poumon droit adhérait d’une manière

exudation membraneuse ; ferme et épaisse. Entre ces deux extrémités, la fausse membrane était dédoublée, formait une espèce de poche travérsée par dès filaz mens entre lesquels se trouvait un peu de! sérosité

intime à son sommet et à sa base, au moyen d'une.

512 SYMPTÔMES | ù roussâtre et claire. Une excavation anfractueusé con sidérable occupait le sommet du lobe supérieur , était tapissée par une double fausse membrane, dont la plus. dense et la plus ferme était appliquée sur le tissu pulmonaire sain , ou plus ou moins profondément al- ! téré : elle communiquait avec d’autres cavités. peu | considérables et avec les bronches dans plusieurs points. Le lobe inférieur était engoué. Le: poumon gauche était libre , offrait quelques tubercules nonramollis et un peu de matière grise demi -transpa- Ténte dans son lobe supérieur. — Le cœur.et le pé- | ricarde étaient recouverts d' une fausse. membrane ondulée, d’une consistance assez Sert d’une ligne et Dole chose de plus d'épaisseur , Han mince sur les oreillettes que sur les ventricules , baignée par ‘une petite quantité de sérosité roussâtre et claire. Les parois du ventricule gauche étaient un peu épäis- | - sies, celles des oreillettes un peu amincies au contraire. L” aorte el ses ‘branches principales d’un rouge : vermillon , ses membranes ayant la consistance et l'épaisseur convenables.

Abdomen. Deux pintes de sérosité TR ins: la cavité de l’abdomen. L’ estomac était volumineux, sa membrane muqueuse épaissie, très-molle, d’un rouge violet dansle grand cul-de-sac ; grisâtre, mamelonnée, plus épaisse et plus consistante que d'ordinaire dans le reste de son étendue. — La membrane muqueuse de l'intestin grêle était doublée d'épaisseur dans ses trois premiers cinquièmes , avait partout sa couleur et sa consistance naturelles, offrait trois fort petites ulcérations près de la valvule iléo-cæcale. — Celle du gros intestin était très-ramollie dans toute sa longueur,

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