LA
” d'unrose pâle dans le colon descendant et dans le rec-
tu, offrait une foule de petites ulcérations d’une à deux lignes de diamètre , dont le nombre diminuait du cœcum à l'anus. — Les glandes mésentériques étaient saines. — Le foie volumineux, gorgé de sang d'un jaune grisâtres piqué de rouge vif; la bile de la vaticule peu épaisse, et d'une couleur claire. -— Le rein gauche doublé defvolume ; le droit beaucoup plus
«considérable encore , fau, moins quadruplé, inégal,
bosselé , presque entièrement converti en une poche
membraneuse divisée par une cloison transversale | percée d'uo trou à à son: centre, et HHpue par un li-
quide clair, semblable à l'urine. Il n’y avait de traces
” . ; . \ ° du tissu propre du rein qu'à son bord convexe où il
avait de deux à trois lignes d'épaisseur. — Un polype,
vésiculeux de la forme et des dimensions de Ja luette existait dans le col de l'utérus. — Les autres visoèsés sans.
He * 334. Lamembrane muqueuse de l'estomac présentait deux lésionS'bien distinctes : l'une, la rougeur
ffavec épaississement et ramollissement sn la partie
qui revêt le grand cul-de-sac, était récente ; l’autre, l’état mamelonné qu'elle affectait dans le reste de son
étendue, était le résultat d’une affection ancienne.
On serait tenté d’ attribuer à cette dernière l’anorexie
plus ou moins complète qui s’est manifestée dès le
le début de la maladie ; mais nous verrons bientôt (340 ) que cette manière de voir, qui, dans quelques
civconstances paraît assez probable, est loin d’être
démontrée. Quant aux douleurs épigastriques et aux
014 SYMPTÔMES ee
nausées que là malade a éprouvées près. d' avant sa mort, elles rapprochent ce'cas de ceux don ila été”? question dans les articles précédens , indi- ‘qüernit une lésion beaucoup moôins chronique que l’état mamelonné ‘qui ne nous a jamais offert pi mêmes symptômes ! SO “doivent être ‘rapportées: à l'inflammation dé la membrane Fe GE ge du ee cul-de-sac coinme à leur cause. Bb sduottedog 2555. Il'est bien remarquable d’ailleurs que ind dé, coexistence de tant ‘ét dé'si graves lésions celle | ‘dont il's’agit"4 donné lieu à des symptômes très-tran- “thés, tels à à-péu-près sans doute qu'ils eussentété dans “ne /gastrite” simple ; et que ceux de la: pleurésie , de at phthisie," de la nn n’ont Ré été moins FARINE AGE RE dd ete “IP ést à’crôiré que tue fièvre qui a eu lieu’au ‘début de la maladie était le simple résultat du’ développement des tubercules pulmonaires; car les complications ne se sont manifestées que long-temps"après le début, et nous rapporterons des faits de phthisie -simple (Obs.27 ; ‘28, 29), dans lesquels lafièvre s’ést montrée à lamême époque et d’une manière encore 7. intense. UT 134% be)
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»:990. Cek état. comme nous re déjà, dit ( dé ), ne s’est rss H$ deux fois à à notre, observation, | Dans | le cas où.il n'y avait qui ‘une seule ulcération de deux pouces de surface: ‘environ (Obs, 58) Jess 6: Max laide avait fprouvé, dans les trois derniers mois de son exisience ; une douleur, à l'épigastre, qui augmentail après le repassidans le même.espace de temps , l'appélit avait successivement, diminué, les. .digestions avaient. été lentes et pénibles: L'autre fait est relatif: à une jeune fille ; dont l'observation suit. .: anaesh mt barbe sai atgses QIe a: 2 : XX. OBSERVATION.
Une fille, âgée de dix-neuf ans, d’une sensibilité très=vive ; d’uné constitution faible et délicate, habituellement maigre, non encore réglée, ayant haleine courte depuis l'enfance, fut admise à l'hôpital de la Charité le 24 février 1824 : elle était malade depuis trois ans. L’affection avait débuté par une hémoptysie très-forte, renouvelée deux jours de suite et com-
316 | | SYMPTÔMES battue par la saignée. Dans la suite, celte hémorrhagie! avait reparu tous les deux ou trois mois , plus souvent l'hiver que l'été : la dernière datait de trente jours. À, chaque récidive la malade faisait des efforts de: vo missemens et croyait vomir du sang. La toux et les crachats avaient débuté avec lhémoptysie, pour ne, plus discontinuer ensuite ; la dyspnée avait fait des progrès considérables, et parfois la malade s'était plaint de douleurs de poitrine. Il y avait eu assez. souvent, dès le début, des nausées, quelquefois même des vomissemens, au milieu des quintes de toux, souvent aussi pour quelques jours, une où deux semaines, un peu de dévoiement accompagné de coliques ; Pappétit s'était assez bien conservé. Depuis un an les frissons étaient devenus très-fréquens , et dans les derniers quinze jours il s’y était joint de la chaleur dans la soirée et des sueurs pendant la nuit. Il n’y avait pas eu de soif. L'accroissement en hauteur continuait; la malade assurait avoir peu maigri.
Le 25 février , la figure et toute la surface du corps étaient pâles; l’appétitun peu déprimé , la langue légèrement blanchâtre, l’épigastre indolent, les selles naturelles, rares : la respiration médiocrement accélérée » l oppression peu considérable, la toux fréquemment sèche, plus incommode la nuit que le jour ; elle excitait des nausées, quelquefois même des vomissemens. Des crachats épais, verdâtres, peu abondans , se trouvaient au fond d’un liquide clair semblable à de la salive. La poitrine était sonore-dans toute son étendue; on entendait sous la clavicule droite, dans une hauteur de quatre pouces, une large et abondante crépitation : en arrière ; dans le point
GASTRIQUES. SA 317 correspondant, la respiration était trachéale, la pec- -toriloquie imparfaite ; à gauche, elle était da. Le pouls était un peu accéléré, la chaleur douce. (Infus. de viol. édul. ; exposit. des part. génit. à la vapeur de l'eau; 6 sang. à la vulve; quart de port. ) La marche dela maladie fut lente, mais continue. Dèsles premiers jours de mars l’appétit diminua beaucoup; il y eut dela pesanteur à l’épigastre après le repas , des nausées presque continuelles et des vomissemens , soit à la suite , soit dans les intervalles de la toux. Un peu de bile se mêlait parfois aux matières Yomies , et pendant tout ce mois la bouche fut presque constamment pâteuse et amère, la langue blanchâtre au centre et un peu rouge au pourtour. En avril, les symptômes prirent encore plus d'intensité , les boissons les plus douces causaient du mal-aise à l'épigastre, étaient quelquefois vomies. Parfois aussi, quoique | beaucoup plus rarement, la malade rendait une certaine quantité de bile pure : les nausées étaient continuelles ; l’appétit presque nul, le visage triste, l’humeur chagrine ; souvent il y avait de l'anxiété. La soif devint très- vive ; l'aspect de la langue fut le même que dans le mois précédent ; il n'y eut de douleurs épigastriques à aucune époque. Les mêmes symptômes persistèrent jusqu’à la mort, qui arriva le 12 mai.
Les selles devinrent oi dans les derniers j jours de mars; elles étaient liquides au commencement d'avril, et se maintinrent dans le même état, au nombre de trois à quatre dans la journée , jusqu’au terme fatal. Il y eut très-peu de coliques.
La dyspnée fit des progrès. rapides ; la toux fut
518 SYMPTÔMES à 4 28 constaninent:plus incommodé?le:jour) ‘que lat nuits les crachats: pelotonnés et comme lacérés à: compter, du mois d'avril; verdâtres, plats, puriformes après le! 1%, mai, La poîtriné réndait un son fortobséureanté-" rieurement et à gauche dans les derniersjouréid'avril: « À partir«du 18 mars, on entendit sous les deux :cla-
vicules, et en arrière:dans:les points correspondäns la respiration trachéale ‘et la pectoriloquie # il yreut constamment soûs da clavicule droite, dans une, étens: due considérable, une crépitation : très-grosse ; ‘quel
quefôis entremèléé de gargouillement : dans les derniers jours d'avril, ce double: râlé existait) aussi du’ côté gauche, d’abord en ayant, puis en arrière dans presque toute l’éténdue de la poitrine, ce: quitcon-
tinua jusqu’à la mort. Parfois il y eut des douleurs
à l'épaule gauche, au CÔTÉ droit de: la: PRES où au
larynx. :
| R ; salé - La chaleur devint très- comstdérabhl les oi nocturnes furent très-copieuses, les had rares, le pouls très-accéléré ‘depuis la fin d'avril + GISTLTE
La céphalalgie fut constante ; plus outmoins forte ; et du 20 au 30 avril la malade se plaignit d’une tendance continuelle et insurmontable au sommeil. Ces symptômes se dissipèrent spontanément. Il y eut un peu de délire dans les dernières vingt-quatre heures'f les forces diminuèrent graduellement , et la malade ne quitta pius le lit à compter du milieu d'avril:
On lui appliqua neuf sangsues à la vulve le 18 mars ; elle fut presque constamment à. l'usage d’une potion sommeuse avec un grain d'extrait gommeux d’opium, prit la décoction blanche et le diascordium quand la diarrhée fut considérable , ne mangeait que quelques
GASTRIQUES ” Po; crèmes ds riz, et souvent rién, “dans les dernières:
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à M£ - St outtioo SU: init eétaoid + $ ture NU “Ouverture du cadavre ;trente heures après là morts
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État extérieur. Dernier degré ‘de niarasme ‘sans œdèmencran QUO (TE JU Li#% Tête. Leicerveau ét ses annexes parfaitement sains.: Lu ‘peine une petite cuillerée de Sérosité dans les ven< tricules latéraux. : : ÿ | «Cou: Le larynx et: sboutreass l’état naturel. La membrane muqueuse de la trachée-artère d’un rouge plus ou’ moins vif ns sa partie inférieure | » d’une bonne consistance. | ; “ Poitrine. Quelques adhérencés au ‘sommet Fa poumon droit ; le gauche parfaitement libre; l’un et Fautre assez volumineux; d’un rose tendre, violacés en arrièreseulement. Lelobe supérieur du poamongauéhe était dur, offrait à sa surface des bosselures jaunâtres répondant à de petites excavations tuberculeuses ; séparées de la plèvre par une épaisseur très-peu CON sidérable: Il était converti en tuberculés ramollis ; inéomplètement vidés, entre lesquels sé trouvait dé la matière grise de: mi-transparente , ou ün tissu rouge, grenu , hépatisé. Une excavation du volume d’une noix , communiquant avec PHP de rameaux bronchiques très-dilatés, se trouvait à son sommet. Il y avait une médiocré quantité de tubercules dans le lobe inférieur , dont le tissu était légèrement enyoué, peu éonsistant ; facilé à déchirer. Uné ‘excavatiôn quatré fois plus considérable que celle du pou mon gauche, existait au sommet du poumon droit ; le
320 ii, SYMPTÔMES reste du lobe supérieur offrait de la matière grise , quelques tubercules et un peu de tissu sain. — Lu bronches étaient rouges comme la trachée-artère ,k peu ou point épaissies; les glandes bronchiques le À mineuses , non transformées en tubercules, — Le . cœur etl’aorte dans l’état normal. |
A bdomen. L'estomac avait un volume un peu fé rieur à celui qui lui est naturel ,,et contenait uné petite quantité de liquide jaunâtre Sa membrane. muqueuse était blanche , unie, couverte dans le voi-. sinage du pylore d'un mucus épais. À part cette région, et une partie peu considérable de celle du grand culde-sac, elle offrait dans toute son étendue beaucoup. d’ulcérations d’une à deux lignes de diamètre , au nombre de soixante-dix à quatre-vingts. Sa destruction. n’était pas toujours complète à leur niveau ; dans quelques points elle était seulement amincie, et cet amincissement se présentait sous forme. de bandes de deux à trôis lignes de largeur. Partout elle avait une couleur blanche , une consistance naturelle, et, aux exceptions indiquées près, une épaisseur convenable... —Lamembrane muqueuse de l'intestin grêle était par— faitement saine. — Celle du cæœcum offrait quelques rougeurs , était très - ramollie et boursoufilée dans quelques points. Dans le colon , cette membrané avait seulement un peu moins de consistance que dans l'état vel — Les glandes mésentériques et mésocolites n’offraient rien de remarquable. — Le foie était pâle, peu consistant, d’un volume convenable. — La matrice. large FR pouce et épaisse de cinq lignes seulement. — Les autres viscères en bon état.
537. Dans la plupart des cas où la membrane muqueuse de l'estomac est ulcérée, on la trouve plus ‘ou moins épaissie où mamelonnée dans l'intervalle des ulcérations; mais dans celui dont il s’agit, elle avait conservé la couleur, l'épaisseur et la consistance qui lui sont naturelles ; ces ulcérations étaient faites commeparunemporte-pièce ; on eût dit que; hors ces points , elle tait toujours demeurée dans l’état normal. Toutefois les symptômes gastriques furent assez graves et ne pouvaient laïsser de doute ‘sür l’existence d’une lésion plus ou moins profonde de la membrane muqueuse de l'estomac ; il n’y eut pas de-douleur épigastrique , mais les nausées et les vomissemens ‘débutèrent long - temps avant la mort, persistèrent jusqu’au terme fatal , et malgré sa marche chronique, l'affection était encore à découvert, pour: ainsi dire.
538. On aura remarqué sans doute que la membrane muqueuse de l'intestin grêle était parfaitement saine , que celle du colon présentait seulement moins de consistance que dans l’état naturel, et que néanmoins la diarrhée s’était prolongée plusieurs mois. Il est assez probable que , dans ce cas, elle aura été entretenue, pendant un certain temps, par une altération de sécrétion qui n’avait pas pour cause Lies mation. |
"339. Quand la membrane muqueuse de l'estomac Offrait, pour toute lésion, l’état mamelonné: dont | | mA |
‘322 SYMPTÔMES il a été question , nous n'avons "point observé e symptômes qu on pût lui attribuer avec quelque certitude, et au moyen desquels on pt la reconnaître pendant la vie. Chez quelques sujets; Pappétit avait pe dès le début de la maladie, chez d’autres, re du milieu de son cours; plus rarement il était maintenu à un certain degré jusque dans les dersers temps. Un petit nombre de malades avait eu, à de longs intervalles, des nausées ou quelques vo- -missemens ; un seul s'était plaint: momentanément de douleurs à l’épigastre. Chez trois autres ; cette ‘partie avait été un peu sensible à la pression; mais cette légère sensibilité? à lépigastre existe assez souvent dans le catarrhe pulmonaire aigu ; chez des sujets dont l’estomac est sain , quand la toux est fréquente ; ; elle dépendait peut-être ici de la‘même ‘cause (La toux), et par cela même nous M asc age pe. de ne pas en tenir compte. | QI LE D tÿ 340. Nous ayons comparé les symptômes qui viennent d’être indiqués avec ceux du même genre éprouÿés par des malades dont la membrane muqueuse de l'estomac était parfaitement saine; sous le triple rapport de la couleur, de la consistance et de Vépaisseur; et-dans l’ensemble des cas nous n'avons trouvé aucune différence: Dans ces derniers , ‘contme dans ceux dont il vient d’être question, d'novkiie avait débüté à des époques très- variables ; quelques ma lades avaient eu des nausées et des vomissemens, et toujours à des intervalles très-éloignés. 4 La perte plus ou moins complète de l'appétit ‘ché des.sujets dont la membrane muqueuse. de l'estomac! était parfaitement saine, prouve que l’anorexie, même
prolongée. ne suflit pas pour conclure à l'existence
une gastrique ; que ce symptôme isolé de la douleur
xl ’épigastre, des nausées et des vomissemens ; est de
très-peu d'importance pour le diagnostic de cette ima-
Madie; et qu'une fonction peut être dérangée très-
long-temps:( 259), sans altération appréciable dé la structure de l'organe qui en est chargé.
D'ailleurs, si l’état mamelonné de la membrane muqueuse de l'estomac est, comme nous le pensons ; le produit d’une dti très -chronique, on sent combien il doit être diflicile d’en reconnaître les symptômes dans une maladie où les fonctions de l'estomac sont dérangées , lors même que sa membrane muqueuse est parfaitement saine. Iln'en Serait sans doute pas ainsi dans le cas où la maladie existerait sans complication : dumoins on peut le présumer par la vingt-deuxième observation.
3/1. Quand la membrane muqueuse de l'estomac était plusou moins rouge dans toute son étendue, sans
! Fr
altération d'épuisseur ou de consistance , nous n’avons observé de symptômes gastriques de quelque valeur que dans les derniers jours de la vie, savoir des douleurs à l’épigastre et des nausées deux ou trois jours avant la mort ; symptômes qui indiquaient une inflammation récente, comme on pouvait le présumer d'äilleürs par la nature de la lésion.
+ 542. En résumé, des symptômes plus où moins
graves répondaient à la plupart des lésions de la mem-
brane muqueuse de l'estomac. Quand elle était ra-
mollie et amincie , la perte de l'appétit , les nausées ,
les-vomissemens bilieux, les douleurs. à l’épigastre ,
394 + SYMPTÔMES avaient. presque toujours lieu , et ordinairement long-temps avant la mort. Quand elle était en-
flammée dans la partie correspondante , à la face antérieure de l’estomac seulement , les symptômes, étaient beaucoup moins énergiques , généralement moins nombreux, et de moins longue durée; l’ano= rexie était plus ou moins complète; il:y avait des nausées , des douleurs à l’épigastre, mais à un degré. peu considérable , et chez la quatrième partie des. malades , des vomissemens. C’étaient encore-les: mêmes symplômes dans les cas d’ulcérations larges et
uniques, ou petites et nombreuses. Quand linflammation était bornée à la partie de la membrane mu-. queuse qui revêt le grand cul-de-sac, il n'y avait pas.
de vomissemens ; ; les nausées, les douleurs à l’é épigastre , étaient fort rares, et cette absence de symptômes, | chez un grand nombre de sujets, nous a-fait penser que l’inflammation dont il s’agit débutait le: plus Ordinairement dans les derniers jours de la vie ,‘peutêtre même dans s quelques cas, comme la péripneu- | mot et la pleurésie , dans les dernières vingt-quatre ou quarante-huit heures. Enfin, aucun symptôme n’annonçait, d’une manière positive, l'état mame-
lonné de la ‘membrane muqueuse de l'estomac; et.
quand on la trouvait universellement rouge , sans al-. ration d'épaisseur ou de consistance, ‘une partie: des”
malades avait éprouvé, deux ou trois jours avant la mort, des nausées et des douleurs à l’épigastre. »
La simple exposition des faits indique assez Clai=" rement , il nous semble, de quelle manière on doit. envisager les vomissemens qui surviennentdansle cours de la phthisie, vomissemens qu’on a regardés jusqu'ici.
comme: un Mes symptômes de la maladie. Quand ils ont été devancés pendant un certain espacé de temps par la perte plus ou moins marquée de l'appétit, et qu'ils sont accompagnés de douleurs à l’épigastre, on doit les considérer comme l'indice d’une lésion ordinairemént très-grave de la membrane muqueuse de l'estomac, et ce cas est le plus fréquent. Il est plus rare de pouvoir les attribuer uniquement à la toux; mais alors il n'ya pas de douleur à l’épigastre, l’appétit est bon , la digestion est facile ; le plus souvent c'est.au début. de l'affection ; me que quand ils sont l'indice d'une maladie de l'estomac, c’est presque toujours à une période plus ou moins avancée de la phthisie qu'on les observe.
.' Toutefois , ici comme dans mille autres Circonscn , ilest des faits qui mettent en défaut la sagacité de l'observateur, et semblent se soustraire aux lois les plus générales : ainsi, un dé nos malades eut, dans le dernier mois de son existence, des douleurs à l’épigastre , des nausées ét des vomisseméns , soit pendant. la toux, soit dans ses intervalles, bien que la membrane muqueuse dé l'estomac fût parfaitement saiue.
2453. Pour terminer ce que nous avions à dire au sujet.de cette membrane chez les phthisiques , nous rapporterons deux faits, dont l’un nous semble offrir l'exemple d’une gastrite chronique avec ulcération en quelque sorte cicatrisée; l’autre , l'exemple d’une maladie du même genre avec Béttutios complète de la tunique musculaire dans un point, les membrames muqueuse et sous-muqueuse correspondantes
étant conservées: | ue