XXII. ,OBSERVATION
Un charron , âgé de vingt-cinqans , d’une constitu-\ tion médiocrement forte, était malade depuis trois. semaines quand il fut admis à l'hôpital de’ la Charité."
Il disait avoir eu sept mois auparavant une fièvre:
continue, qui avait duré cinq semaines sans occasioner de diarrhée; après quoi sa santé s'était parfaitement rétablie, il avait recouvré son a SN et. ses forces; ses digestions avaient été faciles et EU lières, son appétit excellent jusqu’à l'époque à la= quelle il tomba de nouveau malade. Pendant les huit premiers jours de cette nouvelle affection ; mal-aise anorexié presque complète, soif, toux légère , inap— titude au travail ; puis chaleur sans frissons, sueurs. ‘la nuit, soif intense, anorexie complète, :augmentation de la toux, pr pe au niveau du’sternum ,: bourdonnemens TL dès que le maladese levait,: obligation de garder le lit. On appliqua des sangsues, à l'épigastre , qui n’était pas douloureux , :sans!:la moindre amélioration. dans l'état des symptômes.
Le 3 août 1824, lendemain du jour d'entrée du malade à l'hôpital, il était dans l’état suivant : figure. un peu animée, sentiment de faiblesse considérable. ? , Langue sèche , luisante , d'un rouge: vif au pourtour," jaunâtre , humide et rte au centre ; soif extrême anorexie, bouche amère, épigastre indolents tout»
l'abdomen. insensible : à, une pression forte; consti=| | ÿ +
Le
ÉTAT DE LA SLÂNGUE." à | STE pation. Pouls à soixante-quinze pulsations par minute, vif et large ; chaleur élevée. Respiration peu fréquente , aucune espèce de râle dans toute l'étendue de la poitrine ; douleur derrière le sternum pèr la toux ; crachats peu abondans , médiocrement aérés.— Attitude naturelle , mal-aise peu considérable. (Limon. ter. ; lav. émoll. ; diète. )
Les jours suivans , la langue fut humide, nette et très-rouge dans toute son étendue : il y eut une ou deux bee liquides en vingt-quatre heures ; l’anorexie persista, et la limonade paraissant occasioner du mal-aise à l’épigastre ; on ordonna une solution d’oxymel:simple. Le pouls fut encore moins accéléré de le premier Jon ef
Le 11, l’état de la bnstble et des voies digestives n'avait pas sensiblement changé ; la solution d’oxymel simple n'était pas mieux supportée que la limonade : ïl y eut un léger vomissement de bile. Le malade ne se plaignait que de la poitrine à la partie postérieure de laquelle on entendait, du côté droit, un peu de râle sonore. ( Sol. de sir. (de g.) |
Depuis cette dernière époque jusqu’au 8 septembre, jour de la mort, la soif fut plus ou moins vive, lanorexie constante, l’épigastre indolent : il y eut trois vomissemens de bile les 22, 29 et 30 août. L'état de la langue offrit quelques variations : le 16, elle était d’un rouge très-foncé, tendait à la échec .resse ; le 26,,, elle offrait, avec le même.aspect, un certain née de petites taches blanches couenz neuses sur ses parties latérales : le 1°°. septembre , elle était encore plus rouge que d'ordinaire’, parfaitement nette! ,et piquante: Le 5, à cette rongeur,
5, 42 SYMPTÔMES. ( chaque jour plus foncée, se joignaient de la séches resse et un excès d'épaisseur qui persistèrent jusqu! "a la mort. Les selles devinrent rares s:il n'y eut de diarrhée que dans les huit derniers }; Jours le ventre fut un peu ballonné à la même époque.
Le 16 août, l'oppression avait un peu ispdiesil ; le 21, la douleur de poitrine, la toux, da dyspnée, | or, daps un état stationnaire ; da respiration moins forte antérieurement du côté gauche que du côté droit. Les crachats rares, un peu verdâtres et opaques, Il en fut ainsi jusqu'au terme fatal Le pouls qui était. présque parfaitement calme le -29, août, battait quatre-vingt-cinq fois par minute le 28 : la js in augmenta dans la même proportion , et la fièvre persista aumêème degré les jours suivans. À compter du 28 août, la faiblesse et l’amaigrissement firent des progrès rapides, et bientôt le’ malade ne pui descendre du lit, Il mourut paisiblement, sans délire , et presque sans râle, à quaire heures du soir. Il fat presque toujours, à l'usage de la solution de sirop de gomme et des layeméns de lin ; on lai appliqua A saTiques à à l'anus le 16 août ét le & septembre sans la moindre amélioration, hs
Ouverture du cadavre, seize heures. après Far
; à sé h a: Tia net À T'AT, À
É tat ex! . Dernier degré de marasme,
Tête. Inf Fee sous-arachnoïdienne peu consi:
dérable ; substance médullaire du cerveau un pét injectée; une cuillerée de sérosité dans” ‘châcun de Yentricules latéraux’, autant à la base détiine.