‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 92 sur 141 · partie de la surface des poumons. Leur lobe supérieur · texte numérisé non relu

partie de la surface des poumons. Leur lobe supérieur

contenait beaucoup de tubercules suppurés, plus

nombreux à droite qu’à gauche, et antérieurement

qu'en arrière; ailleurs , il n’y avait que des tubercules crus. Autour des uns et dés autres, le parenchymé pulmonaire était sain, ét nulle part on n’observait de granulations grises deimi-trans parentes. — Bronches minces et d’un rose pâle — Le cœur et l’aorte dans l'état n

HA no L’estomac avait un petit volume, offrait un assez grand nombre de replis valvuleux à lintérieur, Sa membrane muqueuse était veloutée , pâle, sans la moindre injection , d’une consistance et d’une épaisseur convenables dans toute son étendue. — La même pâleur existait dans toute la jongueur de l'intestin grêle dont la membrane muqueuse était parfaitement saine, à part une ulcération très-pâle d’une ligne de diamètre, à un pied du cœcum. — La membrane uqueusé du gros intestin était blanche, d’une épaisseur et d’une consistance naturelles, si ce w’ést dans lés deux derniers pieds où elle était d'un rouge Hvide , ramollie, et offrait un grand nombre de petites ulcérätions, au centré desquelles se trouvait nn petit caillot dé sang bien noir.

Le mésentèré formait une espèce de gâteau inégal, aplati, d’un pouce d'épaisseur , de trente poucés dé surfacé au moins, formé par Ja réunion des glarides mésentériques entièrement *tuberculeuses, non ramolhes, de là grosseur d’une châtaigne plus ou

PU

544 Len | SYMPTÔMES. ÿ à | Rd moins. Beaucoup de glandes lombaires avaient subit la même transformation, mais partiellement. — Le 4 pancréas était plus dur et plus blanc que dans l’état 4 ordinaire : le reste des viscères de l'abdomen sain.

352. L'absence de douleur à l’épigastre chez un sujet dont la maladie avait une marche assez aiguë , « qui jouissait de toute l'intégrité de son intelligence , et n’avait eu que quelques vomissemens de bile, nous détourna de l’idée d’une gastrite ; et n'ayant encore.

sur l'état des poumons que des indices , nous ,ne

pûmes nous former d’opinion bien précise Sur la nature de la maladie que nous observions ; mais le. dépérissement progressif, la rougeur et la sécheresse de la langue, la persistance des mêmes symptômes, * dont la marche était croissante, nous firent penser { que la maladie était et deviendrait, promptement eu ane Comme en beaucoup d’autres circonstances, ‘état de la langue nous a été de quelque utilité pour le pronostic , et nous croyons que c’est surtout, et presque uniquement à cela qu’on devrait réduire le. rôle de la langue en pathologie. Du moins, ce qui, doit paraître de la dernière évidence, d'aprés Le. faits | qui viennent d’être rapportés, c'est qu'il n’y a aucune

relation entre l'état de la langue et celui de l'estomac;

car si dans certains cas elie est rouge dans la gastrite., le contraire est encore plus fréquent ; et d’un autre côté, elle est quelquefois sèche, dure et très-rouge qua la membrane muqueuse de l'estomac est par faitement saine. } RES ke D'ailleurs, ces faits n’ont rien qui doive surpren-

BP : © état DE A Neue | 545 dre ; ils prouvent séulement que la langue n’est pas soustraite aux lois générales de l’économie, ce qui aurait lieu si elle indiquait constamment et unique- -mentJ'état de la membrane muqueuse de l'estomac. Et en eflet, qu'il y ait un mouvement fébrile quel- -conque, l’économie entière y participe plus ou moins ;: l'appétit se perd, la peau devient chaude , humide, est souvent injectée; les sécrétions s altèrent, l'urine est rouge, cuisante , etc. , etc. Pourquoi la langue serait - elle étrangère à ces mouvemens? Pourquoi ne la verrions-nous pas alors plus ou moins rouge , sèche , humide, nette ou li noneuse ?

Dés l'entrée dé malade à l'hôpital, l’anorexie était complète ; et cette circonstance est d'autant plus remarquable , qu'outre l'intégrité de la membrane muaneuse de l’estomac, il y avait fort peu de fièvre à cette époque ; ; Ce qui prouye qu ‘on peut perdre l'ap-

pétit sans avoir de fièvre , pour ainsi dire, et sans que la membrane muqueuse de l'estomac HE d’altération sensible. | 253. À part une très-petite ulcération , la membrane muqueuse de l'intestin grêle était parfaitement stine, et tout le mésentère transformé en matière tuberculeuse. ‘Comment ne pas admettre que cette transformation ait été entièrement indépendante de linflammation de la membrane muqueuse de l'intestin comme nous l'avons fait voir plus haut (151)?

254. Dans quelques cas, la langue était le siège d’une exudation albumineuse plus importante à étu-

: 546 SYMPTOMES. Eve ‘

dier que la simple rougeur, Cette exudation se déve-w

loppait dans les derniers temps de la maladie, quatre, huit, dix, quelquefois même soixante jours avant la

$ mort; tantôt sous forme de plaques de deux àtrois

lignes de surface, qui, en se réunissant, couvraient «

quelquefois la langue dans toute son éiéndut: tantôt :

sous forme de petits grains semblables à ceux de la semouille, séparés par des espaces plus ou imoins PART LE dans lesquels le tissu de la langue était à découvert. Facile à énlever, d’un demi-millimètre plus ou moiïns d'épaisseur , l’exudation se renouvelait ordinairement plusieuxsufois avant la mort. Dans la

plupart des cas, elle se développait à-la-fois sur la

langue et les différentes parties de la bouche, les.

lèvres, les joues, les gencives, quelquefois même sur la voûte palatine. Presque toujours la langue était le siége de picotemens douloureux, plus ou moins brûlante et rouge; dans quelques cas néanmoins, nous l'avons vue'très-pâle au-dessous des plaques elles-mêmes.

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