NERF OPTIQUE
nous pu constater certaines différences dans le degré de rétraction, de diminution de volume dont ils étaient le siège. Elle était généralement marquée au point que le nerf, grisâtre et translucide, ne présentait pas plus de la moitié de son volume normal. Cependant, dans les observations IX et XI, la diminution de volume n'était pas encore aussi accusée.
Cette réduction des dimensions transversales est due à une disparition complète des fibres nerveuses, à peine représentées dans quelques cas par des granulations myéliniques éparses. Privée de son contenu nerveux, la charpente conjonctive du nerf revient sur elle-même ; cette rétraction est sans doute pour quelque chose dans i'épaississement marqué que présentent les travées conjonctives ; cependant il est difficile de ne pas faire intervenir également un accroissement de volume, une sorte de transformation cicatricielle du tissu même de ces travées. — Les colonnes nerveuses, privées de leurs éléments nobles, ne sont plus représentées que par la névroglie dont les noyaux ramassés sur un plus petit espace, paraissent augmentés de nombre, et dont les fibrilles ramenées les unes contre les autres, forment un feutrage serré.
Dans tous les cas où nous avons pu préparer des coupes transversales du nerf optique, nous avons constaté des lésions intéressantes du côté des v aisseaux centraux et notamment de l'artère. C'est ainsi que dans les observations I, II, III, V, VI, X, l'artère centrale présentait de Y endartérite , et, par suite, une réduction plus ou moins considérable de son calibre. Il est à remarquer qu'il s'agit souvent d'une endartérite moniliforme, segmentaire. Nous voulons exprimer par là que l'une des coupes du nerf peut présenter une artère sensiblement normale, tandis qu'une autre coupe montrera une artère dont la tunique
élastique interne sera séparée de la lumière rétrécie du
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Fig. 14. — Atrophie ascendante du nerf optique dans un cas de glaucome (obs. V).
p, m., la pic-mère, épaissie par la rétraction atrophique du nerf, qui est moins volumineux qu'un nerf normal. — /'. n., les faisceaux de fibres nerveuses réduits à leur charpente névrôglique. — c. I. c, les cloisons connectives interfasciculaires fortement épaissies, sans prolifération nucléaire. Leur augmentation de volume est comparable, pensons-nous, à celle d'un fil de caoutchouc qu'on laisse revenir sur lui-même après l'avoir tendu: elles cessent en effet d'être distendues par les colonnes nerveuses atrophiées. — c, un capillaire gorgé de sang. On remarquera que l'artère centrale est atteinte d'endartérite.
vaisseau par une épaisseur plus ou moins considérable de couches concentriques néoformées.
Dans l'observation IX (glaucome hémorragique) l'ar-