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NERF OPTIQUE

tère centrale du nerf optique présentait des lésions fort remarquables. Sur une coupe longitudinale passant par l'axe du vaisseau on voyait la tunique élastique interne

Fig. 15. — Coupe longitudinale de l'artère centrale du nerf optique dans un cas de glaucome hémorragique (obs. IX), fort grossissement.

d, l'adventice. — e, couche des cellules musculaires coupées perpendiculairement à leur longueur. — c, la limitante interne élasticpie. — a, a, tissu endartéritique résultant d'une énorme prolifération et organisation fibreuse de L'endothélium de l'artère. Le calibre, très rétréci de l'artère, renferme encore une mince colonne sanguine. Le tube endartéritique, sans doute par rétraction cicatricielle, s'est détaché de l'élastique, et des hémorragies interstitielles b, se sont faites dans l'espace ainsi formé.

doublée par une membrane conjonctive de nouvelle formation, épaisse et constituée par un stroma vaguement fibrillaire renfermant un grand nombre de grosses cellules. Le tube conjonctif ainsi formé, est, par places, décollé de l'élastique, l'interstice qui en résulte est rempli de globules sanguins et de fines gouttelettes

graisseuses. La lumière rétrécie de l'artère contient une mince colonne sanguine.

Du côté des veines du nerf optique nous n'avons pas observé dans les glaucomes de lésions des tuniques internes. En revanche le calibre de la veine est souvent rétréci par suite de l'épaississement et de la rétraction cicatricielle de la gaine conjonctive entourant les vaisseaux centraux.

Après la lecture des observations de Weinbaum et Wagenmann sur des glaucomes hémorragiques consécutifs à des thromboses des veines rétiniennes, nous avons revu avec soin les préparations de nos quatre cas de glaucome hémorragique. Nous ne pouvons rien affirmer au sujet de l'observation XI, les coupes longitudinales du fragment du nerf optique n'ayant pas passé suffisamment par l'axe de la veine, mais, dans les observations VIII, IX, X, il n'y avait pas de lésions endophlébitiques.

Rétine.

Dans l'histoire des altérations rétiniennes des glaucomes on doit considérer à part les glaucomes hémorragiques, dont la membrane nerveuse, par suite de la présence même des hémorragies, présente des lésions particulières.

Nous étudierons tout d'abord les formes non hémorragiques. Un premier fait remarquable c'est l'atrophie constante dans toutes nos observations, et certainement précoce dans l'évolution du glaucome, des faisceaux nerveux qui constituent la couche interne de la rétine, tandis que les autres couches, à partir du plexus cérébral, peuvent conserver pendant longtemps leur aspect normal.

Ce n'est pas uniquement la couche des libres nerveuses

que s'atrophie, ce sont aussi les vaisseaux qu'elle renferme et les cellules ganglionnaires d'où émanent les fibres.

C'est dans l'observation III que les altérations rétiniennes étaient de beaucoup le moins avancées. La rétine a été divisée en quatre segments et chacun d'eux examiné séparément. Ce n'est que dans le segment supérieur et dans le segment nasal qu'il existait, parmi des séries de faisceaux nerveux normaux, d'autres faisceaux incontestablement diminués de volume et comme étouffés entre les pieds épaissis et hyalins des fibres de Millier. Partout ailleurs les faisceaux nerveux avaient leur aspect et leur volume physiologiques. Partout les vaisseaux étaient sains.

Dans tous nos autres cas les lésions étaient beaucoup plus avancées. Dans l'observation I, les couches internes de la rétine présentaient des [parties saines à côté de points profondément modifiés dans lesquels les fibres nerveuses, les cellules ganglionnaires et même les pieds des fibres de Mùller avaient subi des dégénérescences vacuolaires, transformant la couche interne de la rétine en une sorte de tissu réticulé. Il est à remarquer que dans les portions de rétine où la couche nerveuse était saine les vaisseaux restaient normaux; tandis que dans les régions malades un certain nombre d'entre eux sont oblitérés et remplacés par des cordons fibreux.

Avec l'observation IV, nous arrivons au type le plus habituel de l'atrophie névro-vasculaire de la rétine tel qu'on le rencontre dans la plupart des glaucomes chroniques ayant duré un certain temps. A la place de la couche relativement épaisse que constituent les fibres nerveuses et les cellules ganglionnaires on ne trouve plus qu'une mince couche formée par un enchevêtrement de travées hyalines irrégulières, paraissant émaner surtout

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