I.K nF.NTU
leur terminaison, qu’ils se réunissent aux radicules veineuses et les accompagnent jusqu’à la partie intérieure du muscle. Dans bien des cas, ils s’enroulent autour d’elles, de manière à passer à leur partie postérieure, aj)rès avoir été situés à leur face antérieure ou sur leurs côtés.
Dans le jumeau interne, la branche nerveuse, qui est généralement unique, se divise en deux autres, dont l’une s’accole à l’artère la plus rapprochée de la ligne médiane, et la contourne un peu jusqu’à son extrémité inférieure, tandis que la seccnde reste tout à fait indépendante des vaisseaux.
Dans le soléaire, on trouve généralement deux branches nerveuses. L’une pénètre le muscle au-dessus de l’anneau fibreux, reste isolée dans presque toute son étendue, excepté vers ses extrémités; mais dans ce trajet, elle croise sous des angles variés les arcades veineuses. La seconde branche nerveuse pénètre dans le muscle par sa face profonde, au-dessous de l’anneau. Elle ne se rapproche des vaisseaux que par ses rameaux terminaux.
Ainsi qu’on le voit, dans les muscles les rapports des vaisseaux avec les nerfs sont moins intimes que dans leurs interstices; cette condition me semble plutôt défavorable- En effet, quand une veine parallèle à un nerf se dilate, celui-ci peut échapper à la compression en se déplaçant latéralement; mais si le vaisseau et le nerf se croisent perpendiculairement , celui-ci est forcément comprimé au point de rencontre : c’est justement cette disposition qui est la plus fréquente dans les muscles du mollet et surtout dans le soléaire.