Tome XLI
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divisée incomplètement par de très nombreuses lamelles orientées parallèlement à l'axe de l’animal. Les unes partent de la voûte, les autres du plancher, mais sans arriver jusqu’à lui. On voit encore, dans la figure 21, que, dans les régions latérales, en 1 par exemple, il y a un grand nombre de chambres, qui paraissent complètement fermées, et qui sont limitées de tous côtés par des lamelles glandulaires. On reconnaît, immédiatement, que les unes sont formées par la soudure des lames parties de la voûte et des lames parties du plancher, tandis que les autres se sont formées par un autre procédé que nous étudierons plus loin. Nous devons cependant ajouter que toutes ces chambres communiquent avec la chambre moyenne, et peuvent y déverser Les produits de leur sécrétion.
Le corps de Bojanus, en effet, est une glande. Ses lamelles sont recouvertes de cellules disposées en plusieurs couches. Dans l’intérieur de chaque cellule se trouve une vacuole renfermant des concrétions verdâtres. Ces cellules ne possèdent pas ordinairement de cils vibratiles; mais on trouve à ce fait de nombreuses exceptions. L'étude du développement de ces cellules et de leurs concrétions a été faite bien des fois. Les travaux de M. de Lacaze-Duthiers ont montré pour la première fois, quelle était la véritable structure et la fonction de l'organe de Bojanus. L’excellent travail de Béla Haller, fait avec l’aide des procédés techniques les plus récents, nous permet de traiter brièvement cette question.
Les cellules qui se développent à la surface de la double membrane qui constitue la charpente des lamelles, sont repoussées au fur et à mesure qu'elles s’accroissent, et finalement tombent dans les chambres rénales, où, comme on le voit (fig. 16), on peut les retrouver; mais elles sont alors réduites à leur vésicule. Leur mince enveloppe protoplasmique et leur noyau ont disparu; on ne trouve ordinairement sur les lamelles que trois ou quatre rangées de cellules, cinq au plus.
Ces cellules sont les seules que l’on rencontre dans la partie dorsale du rein. Lorsque, avec de fins ciseaux, on coupe un lambeau dans cette région, et qu’on le dissocie dans le sang du Cyclostome, on ne voit pas un Cil vibratile en mouvement dans tout le champ du microscope. Mais si le fragment est pris dans la région ventrale, surtout au voisinage du canal excréteur, on
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