SUR LE
ZONITES ALGIRUS
Par M. H. SICARD,
Ce n’est pas de proposdélibéré que nous avons entrepris étude spéciale du Gastéropode auquel ce travail est consacré, car, à priori, nous n’aurions pas supposé qu'il pût être l’objet de recherches intéressantes. Tant de travaux ont eu pour objet des espèces voisines, dont l’anatomie a été étudiée avec un som extrème par les naturalistes les plus éminents, qu'il n'était guère probable en effet que tout n’eût pas été dit sur ce sujet. Aussi, quand notre attention s’est portée sur cette espèce particulière à notre région méditerranéenne, nous ne songions d’abord à vérifier sur elle que quelques points de Panatomie générale des Gastéropodes ; mais, frappé bientôt par un certain nombre de particularités que nous présentait son organisation, et surpris en même temps de voir que, dans la bibliographie malacologique si riche à tant d’autres égards, 1l n’y avait presque rien qui eût trait à cette espèce, nous avons pensé qu'il ne serait pas mutile de combler cette lacune. En outre, le Zonites algirus nous à paru présenter dans sa structure des conditions favorables à l'étude de quelques questions délicates d'histologie, pour la solution desquelles on ne saurait accumuler trop d'observations. Nos recherches, poursuivies dans cet esprit, nous ont conduit à quelques résultats qui apporteront, nous l’espérons, une donnée de plus à la connaissance générale des Gastéropodes : « Parva quidem, » sed sine quibus marina non possunt consistere.» (Quint.) Notre
tâche n’a pas été cependant sans nous présenter de nombreuses AN», sc NAT., AT octorrr 1874, I De — ART, N°0 8,
> ER. SECAM.
difficultés, et elle a surtout exigé de nous une persévérance qui nous aurait peut-être fait défaut, si nous n'avions trouvé l'appui le plus bienveillant dans notre illustre maître M. le professeur H. Milne Edwards; nous le prions de recevoir l'expression de toute notre reconnaissance pour le constant intérêt qu'il nous à montré depuis le jour où il nous accueillit dans son laboratoire.