‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur l'innervation du corps thyro"ideChapitre 11 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. Au point de vue anatomique, d’après l’ensemble des travaux compulsés et d’après nos préparations personnelles :

a) Les nerfs thyroïdiens proviennent avant tout du tronc sympathique cervical, s’en détachant à des hauteurs différentes, mais principalement (chez l’homme) du deuxième nerf cardiaque et du ganglion cervical moyen. Ils forment, autour des artères thyroïdiennes, surtout autour de l’inférieure, des plexus qu’il est facile de disséquer chez le fœtus. Le laryngé supérieur et le récurrent envoient aussi deux ou trois filets chacun à la glande. Signalés les premiers par Henlé, les seconds par Lindemann, nous les avons toujours trouvés dans nos dissections. Nous n’avonsjamais rencontré les filets venus de l’hypoglosse ou du glossopharyngien décrits par quelques auteurs,

b) Dans l’intérieur de la glande, on doit distinguer des wcî fs vasculaires qui suivent la disposition ordinaire et des nerfs glandulaires. Ceux-ci forment des intrications autour des grains glandulaires ; les ramifications terminales qui en partent aboutissent à la surface externe de l’épithélium, sans pénétrer entre ses éléments. Il n’existe pas de cellules nerveuses ganglionnaires dans l’intérieur de la glande.

II. Nous avons interrogé, au point de vue de leurs effets glandulaires, les différents nerfs du cou, soit en les sectionnant, soit en les excitant (excitation traumatique, durable ; excitation faradique,, extemporanée). Les examens histologiques nous ont convaincu qu’il n’était pas possible, dans cette glande à sécrétion lente, de surprendre un critérium de l’activité cellulaire thyroïdienne. La plupart des modifications signalées par les auteurs et qui semblent attribuer à la glande un processus de sécrétion plus rapide, ne nous ont p.as paru constantes avec d’autres méthodes histologiques.

III. D’après nos résultats pléthismographiques, seul, parmi les nerfs de la région du cou, le grand sympathique produit des effets vaso-moteurs dans la glande thyroïde : vaso-constriction au-dessus, vaso-dilatation au-dessous du ganglion cervical inférieur. Sur les animaux, avec un sympathique cervical préalablement coupé, à la suite de l’intoxication par la pilocarpine, la thyroïde du côté lésé a

toujours été trouvée plus grosse et plus colorée, ce qui concorde avec les résultats décrits.

IV. Les conclusions précédentes justifient la sympathicotomie préconisée par M. Jaboulay, comme traitement du goitre exophtalmique.

Vu:

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