CHAPITRE III
Genre Potentilla (PI. 2).
Au ; genre Potentilla, appartiennent des, espèces, très différentes de port. Pour faciliter l’étude, je considérerai deux types, l’un à tige dressée et l’autre à rhizome et tige aérienne traçante. ; i,
Je comparerai de la sorte les espèces suivantes :
1 er + ‘ j P. recta.
'• * *’■.( P. penny Ivanica.
, P. anserina.
2 e type...... P. reptans.
( P. tormentilta .
Suivons avec détails une espèce dans chaque groupe.
A. — Type à tige dressée I. — P. ME CT A. j 1 0 ‘— Racine.
Le péricycle, en voie de division, exfolie l’écorce primaire. L’écorce secondaire a des éléments collenchyma teux dont la paroi augmente d’épaisseur du centre à la
périphérie; elle contient des cristaux octaédriques d’oxalate de chaux dans sa région moyenne. Le liber, en anneau concentrique est très réduit. Le: cylindre central épais comprend une masse ligneuse formée de nomhreu- ,ses fibres avec grands vaisseaux dispersés. Vers le cambium, on voit des portions non lignifiées qui contiennent quantité^© cristaux octaédriques. La moelle est nulle ; .on n’observe pas : de grands rayons médullaires dans le tissu conjonctif.
. 2? - Tige (Fig. llu. :
L’épiderme (épi,) e$t formé de cellules courtes à cuticule moyenne,: sans ornements. Les rameaux sont villeux ; ils .possèdent (les,poils.coniques; à parois épaisses, insérés à hauteur même, de, l’épiderme. Le collenchvme (vol.) est -circulaire, composé de deux à trois rangs de cellules arrondies, à épaississement localisé sur les faces tangentielles ; il.proémine au-dessous des saillies épidermiques. Le parenchyme cortical (p. cor.) a une zone extérieure chlorophyllienne, à deux rangs de petites cellules arrondies et une xone intérieure incolore comprenant trois ou. quatre assises; jde. cellules allongées, avec. méats ; « cette zone renferme des mâcles. Entre les grands éléments de ce parenchyme se trouve un réseau de .petites cellules tassées et aplaties .probablement à la suite de l’extension du cylindre central. L’endoderme (end.) est constitué par de petites cellules rectangulaires qui commencent à lignifier leurs parois. Le péricycle(p. cr .)possède plusieurs assises cellulaires : il suit la périphérie du massif libéro-
ligneux et s’incurve en face des rayons médullaires de façon à former une série d’arcs au-dessus des faisceaux libériens. Il est fibreux, ses éléments sont épais en face des faisceaux et ils le sont moins vis-à-vis des rayons médullaires et contre le liber.
Le cambium ( cb .) donne naissance à un massif libéroligneux presque continu. Le liber ( l .) est dépourvu de cellules cristalligènes ; dans les faisceaux primaires, il est divisé en plusieurs segments par le prolongement des rayons médullaires (r. m.). Les cellules de ces rayons, qui avaient une disposition radiale dans la partie ligneuse, s’accroissent et restent lignifiées dans la zone libérienne.
Le massif libéro-ligneux est relativement mince ; dans le bois secondaire, les vaisseaux dominent ; ils ont surtout la disposition radiale dans les faisceaux primaires. Les trachées sont entourées par du parenchyme ligneux à parois minces, peu abondant. Au delà, les rayons médullaires émettent un tissu .formé d’abord de petites cellules polygonales qui vont grandissant, en même temps qu’elles s’amincissent en pénétrant dans la moelle (m.). Celle-ci, assez développée, est formée de cellules cylindriques, ponctuées, à parois minces ; leur diamètre augmente de la périphérie au centre ; elles renferment quelques mâcles.
Le tannin imprègne la zone externe du parenchyme cortical, l’endoderme, le péricycle, le bois, les rayons médullaires et les cellules de bordure des faisceaux; mais il est surtout localisé dans le liber.
3° — Feuille.
La feuille composée des Potentilla, présente un pétiole en fer à cheval. Ce pétiole comprend généralement trois faisceaux dont un grand médian et deux faisceaux latéraux. Ceux-ci ont, dans les pétiolules, une disposition quelquefois asymétrique; de plus, leur nombre peut augmenter, comme on le remarque dans la portion du pétiole qui confine à la tige. L’épiderme est revêtu de nombreuses productions épidermiques (poils unicellulaires et glandes pédicellées). Au-dessous de l’épiderme existe un collenchyme périphérique développé surtout aux angles et au-dessus du faisceau médian. Le tissu conjonctif, dont la zone extérieure est le plus souvent chlorophyllienne, est lacuneux. Tantôt on trouve, parmi les cellules arrondies, de grands éléments à parois minces qui constituent presque une lacune au centre du pétiole. Ce tissu conjonctif renferme quelques mâcles.
Le faisceau ligneux médian est assez ouvert; les faisceaux latéraux le sont moins. Le péricycle est épais, fibreux sur tout son parcours. Le bois comporte de nombreux vaisseaux étendus radialement ; à la partie interne des faisceaux existe un parenchyme ligneux ressemblant à une bordure interne.
Dans le limbe, la nervure médiane a un péricycle mou. D épiderme supérieur, plus développé que l’inférieur, est formé de cellules polygonales mélangées çà et là d autres éléments légèrement sinueux qui entourent les
stomates. Quant aux cellules de la face inférieure, elles sont fortement sinueuses.
J’ai observé l’existence d*uri hypôderme.
Le parenchyme est bifacial, avec tissu en palissade à la partie 1 supérieure et tissu kcuneux ài la partie inférieuré. 06 1 dernier est cependant’ voisin du tissu palissadique et les deux faces sont munies de stomates. Des mâclës d’oxalatè -de' chaux sont disséminées dans le parenchyme. Je retrouve ici, parmi les productions épi-dermiques, des poils unicellulaires et des 'gi'a n'des pédicellées. . ^