‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les dryadéesChapitre 13 sur 35 · I. —> P. VESCA · texte numérisé non relu

I. —> P. VESCA

1»’ — Racine.

Dans leijeune âge, le massif central est très réduit ; l’écorce renferme, outré l'amidon, quelques Cristaux d*oxalate de chaux. Plus tard, l’écorce primaire est complètement exfoliée. Le liber dessine 1 un anneau continu. Lë bois est très développé : des vaisseaux relativement peu nombreux sont rangés sans trop dé régularité ; les? rayons médullaires sont rares. La moelle a peu d'extension, elle présente des cellules sclérifiées au milieu desquelles on distingue Touvertürede grands vaisseaux. Les fàiscêaux primaires se montrent à la périphérie.

2° — Rhizome (PL 1, flg. 1-2).

On trouve dans le jeune rhizome un suber (s.) périphérique en voie.de destruction, am-dessous duquel s’étend un ( parenchyme cortical ,(p. ,crdans, lequel se trouve une .grande quantité de mâcles d’oxalate de,,chaux de faihle masse, L’endoderme termine cette portion corticale qui n’atteint, jamais un,,grand, volume. Le, péricycle ne tarde pas à devenir le.siège d’uneforination,subéreuse, dans, laquelle. on trouve .également de nombreux cristaux d’oxaiate de chaux, Ce.tte .formation subéreuse détermine, chez le rhizome plus âgé, d'exfoliation rapide de toute la portion corticale, susjacente.

, Le cylindrp central, présente (% ., ,1). 4, grands .faisceaux libérodigneux.doninne portion nst dessinée, (PI, £)..

Ces faisceaux, d’origine primaire» comprennent,un liber (L) â petites cellules.traversées par des rayons médullaires (r. m,) et,une .portion cambiale (c. : . Le .bois est formé alternativement par du parenchyme ligneux .et.des fibres de faible, diamètre.dpnt l’épaississement est considérable.

.Les faisceaux sont séparés par de très larges rayons médullaires.

La moelle (m,)i rougeâtre est.très, .volumineuse ; elle est formée de grandes, cellules dont les parois sont ponctuées dans le vieil âge. On y trouve, des cristaux d’oxalate de chaux (ope, .cfQ de, volume .considérable ainsi qu’une, grande. quantité de matière colorante,rouge . Ce rhizôme est astringent; tous çe& tissus .contiennent un tannin,qui est décelé .par les. sels de fer.

3° — Tige rampante.

Les cellules épidermiques sont allongées radialement ; leur cuticule a une épaisseur moyenne. Quelques poils unicellulaires coniques, à parois épaisses, sont insérés à hauteur même de l’épiderme ou sur des éminences. On voit, en outre, de nombreux poils glandulaires, comme chez Geum et Potentilla.

Le collenchyme est circulaire, chlorophyllien, formé de deux à trois rangs de petites cellules oblongues, épaissies tangentiellement.

Le parenchyme cortical comprend huit rangées de grandes cellules arrondies, à parois épaisses. Sa région moyenne est la plus développée ; sa zone extérieure est chlorophyllienne. Il renferme quelques mâcles.

L’endoderme, à éléments rectangulaires et petits, n’est pas phellogène. Le péricycle, qui présente rarement plusieurs rangs de cellules, est mou, rendu hétérogène par des rayons médullaires qui prennent un assez grand développement. Ces derniers divisent également le liber.

Le bois secondaire est peu lignifié ; les vaisseaux sont en files radiales peu serrées, séparées chacune par des rayons secondaires à larges cellules.

Les faisceaux primaires ont de nombreuses trachées bordées intérieurement par un parenchyme ligneux plus marqué qu’en face dès faisceaux secondaires.

La moelle offre une section triangulaire, ses cellules,

arrondies, ont'Un diamètre eroissamt à mesure que l’on approche du centre.

La portion moyenne contient quelques mâcles.

4° — Feuille.

Le pétiole a la forme d’un fer à cheval avec un grand faisceau médian et deux ou plusieurs faisceaux latéraux suivant la hauteur à laquelle la coupe à été pratiquée. Son épiderme porte , quelques poils unicellulaires et de nombreuses glandes pluricellulaires unisériées.

Le collenchyme, marqué surtout aux angles, est formé de trois rangs au moins de cellules. ,

Dans les portions âgées du pétiole, les faisceaux ont leur péricycle fibreux, presque continu.

Les' vaisseaux du bois sont en lignes radiales ; un parenchyme ligneux à parois minces dessine une bordure interne. Le tissu conjonctif, dont les éléments sont à minces parois,, renferme de nombreuses mâcles.

Quant au limbe, le péricycle des nervures n'est pas fibreux. L’épiderme supérieur, à grandes, cellules polygonaleset à,parois ponctuées, possède quelques poils.unir'; cellulaires.

L’épiderme inférieur a des cellules sinueuses, moinsgrandes que les précédentes ; il porte des glandes outre les poils unicellulaires.

Les stomates, localisés à la face inférieure, sont arrondis et situés profondément. Le parenchyme est bifacial, hétérogène, asymétrique ; il a deux rangs de cellules en

palissade à la face supérieure et un tissu lacuneux à la face inférieure.

Il renferme de nombreux cristaux d’oxalate de chaux qui affectent surtout la forme rhomboédrique et qui suivent principalement les nervures.

F. Chilensis

1° — Racine.

Elle se distingue surtout de celle de l’espèce précédente par la disposition radiale de sa zone ligneuse et par le nombre plus considérable de ses vaisseaux que séparent des fibres épaisses.

2° — Rhizôme.

Je trouve les bandes ligneuses de F. vesca, mais les faisceaux en îlots ne s’observent plus. Le bois diffère dans son ensemble : lès vaisseaux sont nombreux et, à la lignification irrégulière de F. vesca, fait place ici une lignification homogène. Les petits rayons médullaires sont très nombreux, tandis que les grands semblent manquer. Plus de bordure interne aux faisceaux, mais la moelle est plus riche en mâcles.

3° — Tige rampante.

Épiderme à cellules courtes, dont les productions sont moins nombreuses et les poils glandulaires rares. Plu-

sieurs rangs de cellules au péricycle qui est fibreux et en anneau continu. Liber non divisé par les rayons médullaires. Les fibres radiales des vaisseaux sont serrées et les rayons secondaires ont des cellules étroites.

4° — Feuille.

Le pétiole n’a que de rares glandes pluricellulaires ; mais le collenchyme est plus développé. Dans le limbe l’épiderme supérieur a fort peu de poils unicellulaires.

De ce qui précède, je relève les caractères ci-dessous :

Racine a disposition irrégulière. Rhizome dont le bois a une lignification irrégulière et est pourvu de larges rayons médullaires.

Tige portant de nombreux poils glandulaires à péricycle mou disposé en anneau hétérogène et à liber divisé... ;.... F. Vesca.

Racine à disposition radiale. Rhizome dont le bois a une lignification homogène et est pourvu de rayons médullaires étroits. Tige portant de rares poils glandulaires, à péricycle fibreux disposé en anneau continu et à liber non divisé. F. Chilensis.

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