Racine
Les jeunes racines ontla structure suivante : l’écorce est formée dp cinq ou six rangées de cellules,; les plus extérieures (assise pilifére. èt membrane épidermoïdale) sont allongées radialement ; les autres, de formé polygonale ou rectangulaire, ont leur plus grand dêveloppement dans la région moyenne.
L’endoderme a ses cellules rectangulaires beaucoup plus'petixes que, les précédentes.
Sous le përicycle, formé d’une seule assise de cellules, on trouve quatre lames vasculaires et quatre îlots libériens. Le reste du cylindre central est composé d’un tissu conjonctif à éléments polygonaux et à parois minces.
Plus tard, au moment 3é la période secondaire, il se forme 4 faisceaux libéro-ligneux secondaires et la moelle, en, même temps qu’elle se réduit par suite des formations ci-dessus, commence à sclérifier ses éléments. Plus tard encore apparaît une assise génératrice de liège dans le péricyçle qui se divise , par de nombreuses cloisons tan r gentielles ; l’écorce primaire toute entière est donc exfoliée. ‘ 11 "• 1 ”
Le liber secondaire est en anneau continu, dont l'épaisseur est relativement faible : Ses éléments sont allongés tangentiellement dans le voisinage de l’assise rhizogène.
La masse ligneuse constitue désprmais presque tout le cylindre central; ses vaisseaux sont très nombreux et à large ouverture ; des fibres ligneuses, non disposées en files radiales, les séparent.
Les rayons médullaires, très peu nombreux, sont généralement formés d’un seul rang de cellules qui croissent en dimensions à mesure qu’on s’éloigne du centre. Ils divisent le liber, dans lequel leurs éléments sont particulièrement très développés. La moelle est très réduite et sclérifiée.
Le tannin semble localisé dans le liber ; les sels de fer donnent un anneau coloré qui intéresse en effet toute la région libérienne. Cependant les rares rayons médullaires sont également noircis ainsi que les quelques éléments sclérifiés qui représentent la moelle.
L’oxalate de chaux fait défaut.
2° — Rhizome.
Le rhizome présente extérieurement un suber de coloration brune, à nombreuses divisions tangentielles, formé aux dépens du péricycle.
Les portions extérieures de l’écôrce ont été exfoliées. Le péricycle n’est pas fibreux ; le liber a ses éléments collenchymateux divisés par des rayons médûllaires primaires.
Le bois forme, comme le liber, un anneau ligneux continu dans lequel le nombre des faisceaux est très considérable. Chacun d’eux, très étroit, est séparé de ses voisins, par des rayons médullaires à un seul rang de cellules allongées. En plusieurs points, les trachées du bois primaire font saillie dans la moelle. Les vaisseaux sont plongés au milieu de fibres ligneuses disposées en séries radiales. Ces fibres alternent dans les séries voisines. A la partie interne des trachées il n’existe pas ou fort peu de parenchyme ligneux.
La moelle est constituée par dès cellules polygonales qui grandissent de la périphérie au centre; lés cellules sont ponctuées vers la périphérie. Elle contient de l’amidon; quelques cellules renferment un contenu brunâtre. A.u centre se trouve une grande lacune.
3° — Tige (PI. I, flg. 4-6).
L’épiderme ( ep .) est formé de cellules allongées tangentiellement, à cuticule mince, non ondulée. Pas de production épidermiques. Le cylindre cortical (p. cr.) présente extérieurement des cellules de petit diamètre grandissant vers l’intérieur. Dans les tiges plus âgées apparaissent Çà et là entre les grandes cellules des canaux aérifères caractéristiques de la plupart des plantes aquatiques. Quelques mâcles d’oxalate de chaux se trouvent dans la partie externe du parenchyme cortical.
L endoderme (end.) est très visible dans les jèunes tiges; 1 P r ^ se ute des plissements caractéristiques. Il renferme
de l’amidon ; lepéricycle ($. pr.)> est mou, et devient le siège/d’une formation siibéréuse.
Le liber (M et le bois secondaires (b 2 .) sont à peu près cofatinus car les rayons médullaires (?*. 7n..)- sont fort étroits; et réduits le plus souvent à un seul rang; de cellules ^ ponctuées, lignifiées seulement dans la zone ligneuse. D’ailleurs cette absence de rayons médullaires caractérise bien les plantes aquatiques. Le liber (L) est formé extérieurement de petites cellules polygonales, intérieurement on remarque une zone cambiale :(-c.b;).
Le liber renfermé de l’amidon et du tannin.
Le massif ligneux comporte un nombre considérable de faisceaux secondaires, très étroits. Le bois secondaire (b 2 .) comprend des vaisseaux, des fibres et du parenchyme ligneux; mais ce qîui domine, ce sont les fibres à parois épaisses et ponctuées. Le bois primaire (b 1 .) a ses trachées en files séparées par du parenchyme ligneux.
Des rayons médullaires ( r: m.), d’une seule assise de cellules, séparent les files radiales ligneuses qui, ellesmêmes,comprenaient rarement plus d’un rang d’éléments.
La moelle (ni.)' est formée de ceMùles hexagonales grandissant de l’extérieur, à l'intérieur.
Ces cellules renferment de l’amidon ; çà et là quelques mâcles d’oxalate de cbaüx.
D’antres oedlules, assez rares d’ailleurs, ont leurs parois imprégnées d’une matière cèlocante -verte. Au cefiitre; la tige#g.-4, inc.) présente rraè grand®'laoune.
L’oxalate de chauxtiffecte da. forme de mâcles qu’on rencontre em petite ;quâritité dams la partie externe du parenchyme cortical et dans la moelle.
Le tannin est peu abondant; on en trouve cependant dans l’épiderme, dans quelques cellules situées au-dessus du liège, un peu dans le liber, les rayons médullaires et le parenchyme qui borde .intérjefqrement les faisceaux primaires. L’amidon se rencontre dans les rayons médullaires et la moelle.
4» — Feuille.
Feuille composée avec pétiole en fer à cheval comprenant trois fàiscè'âux, savoir un grand et médian largement ouvert, puis deux petits faisceaux latéraux presque annulaires.
Dans le pétiolule le nombre des faisceaux latéraux est plus considérable et la disposition d’abord asymétrique.
La structuré dès faisceaux rappelle celle de la tige ; liber formé d’éléments a large ouverture, entourés 4e petites cellules ÿectangùlairea ; .parenchyme ligneux .interne à parois minces.
Tissu conjonctif aVôc. lacune et quelques mâcles.
Dans le limbe, les faisceaux ont un péricycle mou; l’épiderme supérieur, formé dé cellules polygonales, est plus développé que l’inférieur dont les cellules sont légèrement sinueuses. Stomate à hauteur de l’épiderme.
La face supérieure comprend un tissu en palissade présentant quelquefois deux rangées de cellules (la seconde rangée n’étant pas toujours complète). Face inférieure avec .ti ss u lacuaeux.
Des cristaux d’oxalate de: chaux:sont disséminés dans eparenchyme et .surtout dans le voisinage de. la face inférieure.