‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les dryadéesChapitre 20 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Genre Sibbaldia.

Je me bornerai à faire l’examen du S. procumbem.

1° — Racine.

Comme dans les genres précédents, le liège prend naissance dans le péricycle et exfolie l’écorce primaire.

La moelle est très réduite, en partie lignifiée, et contient deux lames vasculaires d’origine primaire.

Le bois secondaire est très développé ; il renferme surtout des fibres ligneuses; les vaisseaux sont, au contraire, peu nombreux, à large ouverture, et disposés sur une même circonférence. De nombreux rayons médullaires, à un seul rang de petites cellules allongées, divisent le massif ligneux.

2“ — Tige.

L’écorce est formée de grandes cellules parenchymateuses. On remarque la formation d’un liège péricyclique. Le liber constitue un anneau entourant le bois, presque

uniquement composé de fibres ; les vaisseaux sont, en effet, très rares. La moelle a beaucoup d’extension ; elle renferme de grandes cellules de parenchyme.

L’axe floral possède, au-dessous de l’épiderme, un anneau de soutien fibreux, assez épais, dans lequel on trouve, de distance en distance, les îlots libériens. Quant à la zone ligneuse, elle n’est plus représentée que par les quelques vaisseaux du bois primaire.

3° — Feuille.

Le pétiole, dépourvu de productions épidermiques, contient trois faisceaux dont un plus grand médian et deux situés latéralement. Le péricycle de ces faisoeaux n’est pas fibreux.

Le tissu conjonctif est formé de grandes cellules polygonales, à parois minces; il ne renferme point d’oxalate de chaux.

Le limbe est muni de quelques poils unicellulaires et de rares glandes pédicellées. Un tissu lacuneux constitue la plus grande partie du parenchyme.

L’épiderme supérieur a des éléments plus grands que ceux de l’épiderme inférieur. La paroi des cellules est ponctuée.

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