‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les dryadéesChapitre 21 sur 35 · CHAPITRE; iVi | -J · texte numérisé non relu

CHAPITRE; iVi | -J

Genre Dryas,,

Je décrirai le D. octopetala.

.sliissai.

1° — Racine.

Éa zone’ ligneuse est très développée ; elle est'formée de vaisseaux en grand nombre, que séparent des fibres à large ouverture ; ces fibres sont disposées radiâlëment. Qüelques'rayons médullaires', dè peu : de largeur, divisient le bôïS. La rnôèllè est fort réduite. Le liberconstitue un anneau continu, de peu d’étendue. Quant à l’écorce, son épaisseur : est 11 f&iblë ; ellé i présente extérieurement • un süber d'origine péricyclique qui laisse subsister quelques fibres contre le liber: ‘ ‘

2 ° — Rhizôme.

Il est muni d’une zone ligneuse très étendue renfermant de très nombreux vaisseaux en séries radiales; mais les fibres, très rares, sont remplacées par du parenchyme ligneux, à parois minces. De nombreux rayons médullaires, à un seul rang de cellules, divisent le massif

central. Le liber est peu développé; on rencontre à sa périphérie ç'à et là quelques fibres, appartenant au péricÿtilë. Ce sont dés fibres qui ont été épargnées par la sübêrîfiëàtion dont ce dernier est le siège.

Là mdelle est très grande ; quelques-unes de ses cellules sont réticulées. Elle renferme des mâcles d’oxalàte dé ehatix. '

30 Tige.

La tige rampante ne présente que quelques faisceaux libéro-ligneux primaires entre lesquels apparaissent bientôt les formations d’origine secondaire. On rencontre encore de très nombreux rayons médullaires à un seul rang de cellules.

La moelle, développée, renferme de l’oxalate de chaux.

Le pédoncule floral est muni, comme celui duSibbaldia, d’un anneau fibreux dans lequel sont plongés les îlots libériens ; mais ici les rayons médullaires, au lieu d’être simplement fibreux comme chez S. procumbens, sont formés d’éléments sclérifiés beaucoup plus grands. L anneau de soutien change donc de physionomie en s’incurvant entre les faisceaux libériens.

.4» — Feuille.

Le pétiole contient trois faisceaux ; le plus déve- °PPé est médian tandis que les deux autres, plus petits, sont latéraux.

Quant au limbe, il est muni à sa facp ipféripure, de très nombreux poils uriicellulaires à, parois minces, contournés. L’épiderme supérieur est formé tie grandes cellules rectangulaires, à cuticule épaisse. A^p-dessous apparaît un tissu palissadique contenait un ou deux rangs d’éléments allongés.

Le reste du parenchyme est constitué par un .tissu lacuneux.

.9QÎT

■/.itw.nK'uü amiploup oup oJiierè'iq un -ùxieqmr.'i ‘ruh o.l •tjoid tnuaanvu;qqr> alunp* d u-iino ^rirnuinq xuuirgiI-oTjdil u-i)iio:.Mi:n nO .Q’ii./ibnouoa enigrio'b auoiljumot eaUôî Iiiue an i; aeiiellnbèin aaoyjn xno'idaioa amj ob <v.r* ■■ ii-j

.aulullo:.» -sb gmi'i

./(!/; 1 i• : I I ;! ■ ‘ilu ".’ii'-'fi jn[‘i /bb ( -ifI 4 iotn J>J

inbr) ■ ~if;• . <■< ' ■ ■ mil**(i >nof»û<pJ

^fob *e{ abqaolq inoa Lapai autd> /.nmdit paoum; an 1» tri pVl* nui! ne ^.O'iiallnbôiïi annnri au! loi aie ni ; auoriàdii ■ htoa .X .v.da ouinuvt zinndil Jneu'iulqm:-'

m uifnoa«âa/jlij uh naob egnerfo ri’ri 1 nt>- b ijfiaaaii’J

.oflhJS'ï — ■ 1-.

s/-M) auîq ol ; /majunint àio*ii jçaeitpop aloiiôq Owl .-djJoq t «u-ü»n y.imb «ol unp 'àibiïéi deibèni .iau

. aiHoim ii 9 11 .M'àijolz-) ! • • \r.ui : • ? •. 'ioo ; > to ehïprtoq

-nolloo fctiiohrdè i; • i'ii)■.!«)()■)*)J r . luuihoy anr/ilaimisq mi ,r> r iifyi'iÿj'/■ i t>nox J5a gnr.h /.iriJci avib finboaq ooi'i1i"i ; inô^ urher.'l [fn înoo ‘nhitil/o ol *fi«< 1

PTT APTTl'P VTT 8im *

ii mcmeq'os Joïïfim p.o'iir.üuhÿm

.•nii.itnooee MT!t>:vYf pur.fi

Genre Geum. üil >Aod oJ

inoit xtton^il üravilonaifiq ou •u'.<{ Yn nqèa tuoa /mw/uvr

'Iii^èttidë ^tti^ : s^llés^S i è , épèÎ5é^ , ^ïîVaïi l Éé's

..âfiaaiivqè naq

*io<t ub^i urbmwn., J

G-rivÿl&idï nfièm gaoy.m >:•>!> ■ / ■ l

U. GoçQirumm,

hioe 00 : •îubhàfzû'l n oh anoiauoniih eh jin>mi

-ni HÏ(ru',(\ \*isq : i • ) i I- iiq. x-rY^nolir. •'-inii., > • il-

• f -Jq pxw*<to&i ; pojw .typa le .ir.fr,zo\ï

puggii slmmltib ael. 9iig'Vi<jmi dinar,1

1° — Racine.

A la période primaire^la racine présente une écorce à cell ^ e ® f i rro ^j^ ? et.un cylindre central daqp lequel §onfr ^seminees (tajix lames. vasculaires,' âïiern^nt aye.ç, depx îlots libériens très peu développés. Les vaisseaux, de grandes dimensions, ( sont accompagnas, de, .cellules ; de

T a jsf: , .

BieM.vT ° <1UC qU6S S1 '“ œl “ *•

' f 1 ; apparaissent les formations secondaires de

nombreuses divisions tangentielles 1 se produisent dans le

péricycle et l’écorce primaire est exfoliée. Il en résulte un parenchyme cortical secondaire à éléments collenchymateux dans sa zone extérieure.

Dans le cylindre centra] l’assise génératrice produit trois faisceaux libéro-ligneux, séparés par des rayons médullaires en éventail et se perdant insensiblement dans l’écorce secondaire.

Le bois de chacun de...ces faisceaux comprend un grand nombre de vaisseaux à ouverture circulaire ; ces vaisseaux sont séparés par un parenchyme ligneux dont les éléments sont disposés padialement et ont des parois peu épaisses.

Dans la moelle sont disséminés les vaisseaux du bois primaire, dans l’axe des rayons médullaires.

La moelle très réduite a des cellules polygonales diminuant de dimensions de l’intérieur à l’extérieur : ce sont des cellules allongées qui se joignent par des parois inclinées et qui ne forment pas de files régulières.

L’oxalate de chaux manque totalement, tandis que le tannin imprègne les différents tissus.

.érnoj&H —-, "I 2° — Rhizome.

Écorce chlorophyllienne à grandes cellules appelées à disparaître. Péricycle avec nombreuses divisions tangentielles. Le cylindre central, dont la disposition générale rappelle celle de la tige, se rapproche cependant plus de la racine par la structure de son bois. Il est formé, en effet, d’un tissu conjonctif à éléments polygonaux dans lequel on distingue à la périphérie de nombreux faisceaux libéro-

ligneux séparés par des rayons médullaires à plusieurs rangs de cellules. Le liber n’est pas en anneau continu. Mâcles nombreuses dans l’écorce et dans.la moelle.

3» — Tige (PL I. flg. 3).

L'épiderme (ep.) est formé de cellules courtes, à cuticule peu développée et à contenu chlorophyllien.

Les jeunes rameaux présentent de nombreux poils unicéllulaires coniques. Us sont, la plupart, de longueur moyenne, insérés à hauteur même de l’épiderme, à parois peu épaisses. Cependant d’autres poils, plus longs et plus épais, sont portés par des émergences au-dessous desquelles on voit un collenchyme très développé.

L’écorce est formée de 5 à 8 rangées de cellules, et un plus grand nombre au-dessous des éminences. Le collenchyme (col.) est circulaire, situé immédiatement après l’épiderme; son développement est un peu plus marqué au-dessous des saillies épidermiques.

Les éléments arrondis, à parois tangentielles épaissies, sont riches en chlorophylle et dépourvus d’oxalate de chaux.

Le parenchyme cortical (p. cor.) a une zone extérieure chlorophyllienne comprenant deux rangs de petites cellules arrondies et une zone interne incolore de trois rangées de grandes cellules, de même forme dans les jeunes rameaux, un peu allongées tangentiellement dans les rameaux plus âgés.

Les cellules cristalligènes font complètement défaut dans le parenchyme cortical.

L'endoderme (énâ'.) a dés ëïémpni^ 'à p^r,Qis épaisses. Lé péricyclé (pr.) scléreux r fôrfr^e ùn anneau ëpçtisjet continu, ëë qui le différencie' des Pointillés chez les¬

quelles ce péricycle hétérogène paraît interrompu entre chaque faisceau par-Iès* élémëfSs sèlérifiés des rayons médullaires. , ’ , ,

Le' liber né’ renferme 'aucun/cristal, njais 'un pep de matièrè vëidé’Jtjà lignification dés rayons médullaires,

>i J , . ? y< , 1 .■ v- I i un'n I .

qui est très marquée dans le voisinage du péricycle, diminue de plus en plus à mesure que l’on se rapproche de là moelle; en outre, les éléments dont la forme était polygonale extérieurement, s’arrondissent et augmentent de dimensions. ^ la moelle,. (le cristaux danjs ces rayons médullaires. Lé bois secondaire (b.) est frés rïc^ië 'en vaisseaux. Les trachées du bois’ primaire (f. ),,

disposées en (îles, sont entourées par du parenchyme ligneux (p. I .) à parois minces; toutefois, ce parenchyme n"est bieiï formé qu’à la pointe des faisceaux primaires. Les faisceaux ligneux sont plus larges dans leur portion interne que dans celle qui est contiguë au liber.

La moelle ass^z épaisse est mrniéê 1 de' cefiuleV cylip-

driquesà parois minces dont le. diamètre, augmente de

•«m 'JTiU'-i 'Itiftà f iiy; v. ,v I • le 1 .' i'ina * j f : ! v l î • (V.rînq ••. I

1 extérieur a I intérieur.

Cependant les grandes cellules du centre sont quelquefois separpès par d’àüires éléfï|ënts dé plus petites dimensions.

Ôh'trouve quelques mâcles dans' l'a mqelïë,

Le tannin rpest pas très répandu,; il' existé 1 sùrioi^t ’ a la partie interne du parenchyme cortical,, dans fëndpderme, le péricycle, le liber. Le parenchyme ligneux s’e

teint aussi en, noir ( ,par les sels de fier.,: mais, la moelle rqst© indemne. ,. r •.

. d’amidon remplit, quelques cellules .de la,moelle,

^ ‘••'«[uiiuîàrltm'I /dlsbihoqijs Imsln noihnuix m-

4“ — Feuille.

Pétiole. — Il a, la forme d’qp fer à choyai ayec ,un grand faisceau médian flanqué de plusieurs faisceaux latéraux, surtout dans les pétiolules.

La disposition 'des pétiolules est le plus souvent asymétrique par suite d’une localisation spéciale des faisceaux; mais bientôt la symétrie .bilatérale reparaît.

Le faisceau médian s’étend en éventail tandis que les faisceaux latéraux ont, au contraire, une tëndance à prendre la forme cylindrique. Le bois est entouré complètement par le liber, ainsi que par un péricycle fibreux; à. la face interne dos. faisceaux se développe na .parenchyme ligneux à parois épaisses qui remplit, ,ioi$e,. fa portion concave dnfaispeau. Le, tissu. conjonctif formé par ^parenchyme q parois minces, enfouie le; paassif central.; oxtérieureipent,,il, confine à une xone continue de collenchyme dQpt, f lîépaisseur augmente aux,.angles dp ; .pétiole, ainsi, iqp^a ,1a face dorsale., ,11. renferme, de l’oxalafe de ,chaux. L’épiderme porte ides, poils.unicellulaipee dont l’insertion rappelle .celle de la tige ainsi que quelques, glandes, pédioellées. , ;

Limbe. — Dans le limbe, le péricycle n’est[pa^^rewx ; r\ es î formé de grandes cellules à ( , parois peu jépaf&ses. ^i^Pjderine sqpprieur a‘ des ,cellules polygonales..plus développées que pelles de. l’épiderme inférieur . qui, .sont

sinueuses ; là cuticule est assez prononcée. Les stûfriàtès/ localisés sur la face inférieure, sont* elliptiques et bOrdés de cellules dont la disposition 1 e'ét 'ààsèz régulière; leur situation étant superficielle, l’antichambre est très réduite.

Des poils et des glandes pédicellées identiques à ceux de la tige s’observent sur les cféux épidermes.

Quant'au parenchyme, il est bifacial ; la face stiperieure n’a qu’une rangée de cellules en palissade ; là face inférieure ou tissu lacuneux comprend environ cinq rangs. Des cristaux d’oxalate de chaux, affectant sôit la forme de mâcles, soit celle d’octaèdres, se trouvent dans

le tîssü en palissade. . '

i;. ■■rmr.l-not ‘Aïîs o>: ,3no- xwrmJnl zjmoo«u:l

-iïUi'j îfiiKUin» dod -i.I .ejfjtribnilYO •mno! ni tvibivnq ; y | , ol ( un : ;q -uty î*fliii t ir»<!rl ;i[ *ir>q ifiemofûlq

Pour les dèux autres espèces, jë relève' les caràëtè^s qui suivent ':

GküM codcmEUM. — Les fôrmatibhs 1 priiriàtïëes 'sobï 1 aü ttombàe de ’4 dans la racine. Libër à 1 dispositions ! artnülâires ; : rayoù)s médullaires UohibëéüxV ! â : celïÜïôë ' allongées et étroites. Moelle déVëlbiljJê'é. '

La tigô prësènte des poils ünicellulaireé 1 , et deà poilà ’ glahdUlàires abondants.! Lé lihèr fr’bst jiàs divisé bàdiàlement. L’oxalatë de chaux,bn'hiâclè'é.’ëët'ïoloill'ëè' dàhs' la portion collenchymateuse dë 'i’éëcircë ; ‘îb fait' défailt’ dans la moelle. ♦

Il manque é^alèhïent dans le pétiole. ’ ’ n ' ; 1 ( f !

Les prodùctloris épiddribiqùès delà tuüillé sont ’jftùs 1 nombreuses'qtië dans l’espèGe préiôédëhtë. ■

Geum rivale. — 4 formations primaires dans la racine; grands rayons médullaires comprenant plusieurs assises de cellules ; quelques vaisseaux- seulement dans le bois secondaire. La moelle est développée.

La tige porte des poils unicellulaires et de rares poils glandulaires ; son liber n’est pas divisé, dans le sens du rayon. Elle est totalement dépourvue d’oxalate de chaux, de même que le pétiole.

De l’étude qui précède, je tirerai lés caractères suivants :

Racine à moelle réduite, 4 formations primaires. Le liber de latige est divisé par de larges rayons médullaires. Oxalate de chaux dans le pétiole et la moelle de la tige... Geum urbanum.

Racine à moelle développée; 4 rayons médullaires larges. Liber de la tige sans rayons médullaires. Pas d’oxalate de chaux dans le pétiole, ni dans la tige.. Geum Rivale.

Racine à moelle développée et à rayons médullaires nombreux. Liber de la tige sans rayons médullaires. Pas d’oxalate dans le pétiole. Oxalate dans le collenchyme de l’écorce de la tige, mais pas dans la moelle. Geum coccineum.

Page 1