‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les dryadéesChapitre 23 sur 35 · I.— Run U S : FRÜTICOSP s 1° — Racine (pl. 3, flg · texte numérisé non relu

I.— Run U S : FRÜTICOSP s 1° — Racine (pl. 3, flg

A l’extérieur, on trouve un suber (s) composé d’éléments tabulaires et formé aux dépens de l’endoderme ;

l’écorce primaire est exfoliée. Au-dessous vient un parenchyme cortical secondaire (p. cor.).

Notons comhié'càî'dètéristique'lià'présénce dans l’écorce de cellules scléreuses (c. sc.) rondes ou allongées, tantôt isolées, tantôt groupées.

Au-dessous [de l’écorce viennent les faisceaux libéro- - ligneux,•.assez larges, séparés lès uns ,dès autres par des rayons médullaires (r. m.) formés de deux ou trois itangs de cellules- Ils sont subdivisés par des rayons secondaires formés d’un seul rang de cellulês qui s’élargissont considérablement dans la partie libérienne.

Les éléments libériens (/. 2 .) ; sont disposés - en files radiales, et-s’avancent ainsi en coin dans l’éooroe.

Au-dessous de la zone cambiale (c. b.) vient île bois (t> 2 .) formé par des fibres ligneuses et des vaisseaux ponetùés.

Ces Vaisseaux sont peu nombreux,et placés sans ordre.

A la partie interne des grands rayons médullaires, on vôit des vaisseaux à ouverture étroite qui appartiennent aux faisceaux ligneux primaires. *

' La moelle 1 est très réduite et ses'éléments sont entièrement sclérifîés.

; De nombreux cristaux d’oxalate de chaux sont • disséminés dans le parenchyme cortical et dans les rayons médullaires. Ils affectent soit la forme de mâcles, soit la forme de rhomboèdres et semblent ne pas intéresser la zone ligneuse. En effet, les cellules des rayons médullaires, qui en sont particulièrement riches dans la partie corticale, cessent d’en contenir dès qu’on atteint la région cambiale.

L’épiderme (ep.) est formé de cellules rectangulaires à cuticule épaisse et à contenu brunâtre. Il porte des poils coniques, allongés, à parois épaisses. Certains de ces poils ont une paroi commune à la base ; la soudure peut même s’étendre au delà de l’épiderme. Ce sont des poils (fig. 16) en V ou en Y qui, en réalité, proviennent de deux cellules épidermiques voisines donnant chacune naissance à un poil. On rencontre encore des poils pluricellaires à contenu jaunâtre (fig 17)‘: assez larges à la base, ils s’amincissent au sommet, puis leur extrémité S'évase de manière à former une cupule où s’amasse le contenu. Ils renferment des grains jaunâtres et des globules hyalins ; leur structure est intermédiaire à celle des poils unicellulaires et des aiguillons. On trouve aussi des glandes pédicellées et des aiguillons nombreux. Les glandes pédicqllées ont le pied formé de plusieurs rangées de cellules, à contenu jaunâtre, à cloisons transverses, tandis que celui des poils précédents est constitués par des cellules allongées, à cloisons obliques. La partie sous-épidermique de l’écorce forme un collenchyme (coi.) constitué par trois ou quatre rangées de cellules à épaississement tangentiel : les plus extérieures sont allongées, les plus internes sont, au contraire, quadrangulaires ou rondes. Ge collenohyme est circulaire, plus développé au-dessous des éminences; il renferme de la chlorophylle.

Le parenchyme cortical (p. cor.) est surtout caractéristique; il est formé :

1° De petites cellules chlorophylliennes placées sous le collenchyme et dans le voisinage du liber ; 2° de grandes cellules incolores dans la région moyenne; 3° de cellules à tannin paraissant dessiner une couche sous le parenchyme vert externe, couche reliée par des cellules étroites aux cellules à tannin qui sont disséminées -dans le parenchyme vert confinant au liber.

Les larges cellules de la zone moyenne sont surtout très développées dans les portions de l’écorce qui s’avancent en coin entre deux îlots voisins du péricycle.

La couche herbacée est également circulaire et elle envoie, de distance en distance, des prolongements à travers le collenchyme jusqu’à l’épiderme.

L’endoderme (end.) est très sinueux, à contenu brunâtre ; il dessine le conteur externe des faisceaux du péricycleL Dans les jeunes tiges, ses cellules, d’abord polygonales, ne sont pas encore cloisonnées ; mais dans les tiges âgées, on distingue très nettement les divisions tangentielles des éléments. Dès lors, l’endoderme est le siège d’une formation de liège.

On rencontre de l’oxalate de chaux sous forme de mâcles dans la couche herbacée et le voisinage de l’endoderme, mais en proportions relativement faibles.

Le péricycle (p.r.) est constitué par plusieurs assises de cellules formant une série de croissants qui proéminent dans le parenchyme cortical et qui sont surtout développés au-dessus des faisceaux libéro-ligneux primaires. Ses éléments sont fibreux, sauf en face des rayons mé-

dullaires où les cellules ont simplement leur; paroi épaissie. L’étendue radiale de ces arcs est relativement grande par rapport a celle du liber.

Les faisceaux libéro-ligneuX ne sont séparés que par des rayons médullaires (r. m.) formés de; plusieurs rangées de cellules allongées, ponctuées, dont les parois sont lignifiées dans la zone ligneuse ainsi que dans celle dupéricycle. Ces rayons médullaires vont en s’élargissant à partir de la région cambiale et s’étalent jusqu’au péricycle. Dans;le voisinage de la moelle, ils se divisent à droite et à gauche pour former une espèce de ceinture interne, sclërifiée, aux faisceaux.

Le liber (h), de.faible épaisseur, s’étend autourdubois en anneau > résultant, de l’aecolement ; de segments qui sont séparés entre eux par les grands rayons médullaires. Ces segments sont également divisés,par des rayons d’origine secondaire, à un seul rang de cellules qui prennent naissance dans le parenchyme ligneux.

Dans le bois primaire, les trachées sont en files radiales arec parenchyme interposé, mais peu développé à leur portion interne ; puis viennent de larges vaisseaux disposés à peu près radialement, mais dont les séries sont plus nombreuses que celles des, trachées. Dane le bois secondaire les fibres dominent et les vaisseaux ne présentent plus de disposition -bien régulière ; les massifs fibreux et vasculaires alternent.

La moelle très développée se compose de trois espèces de cellules : 1° de grandes cellules? polygonales ou à parois incurvées ; 2° de cellules de dimensions moyennes, aplaties, qui relient les séries longitudinales formées

par les suivantes.; 3° de petites cellules, à ouverture polygonale allongées, réunies en files. Quant au contenu, des éléments, il peut être ou .tanniq-ue, ou,cristallin, ou aërb ' forme.

Je n’insisterai pas ici spr la répartition des cellules tannifères, rue réservant cle traiter cette question plus loin.

Les cellules cristalligènes np. sont pas très nombreuses : elles sont disséminées çà et là; leur contour es,t de 1 oxalate de chaux sous forme de mâcles.

En résumé, le Bubysfruticoam est, caractérisé par :

1° Ses productions : épidermiques, parmi lesquelles, il convient de noter .l’abondance des aiguillons.

2° La structure toute particulière: de l’écorce,;

3° La disposition et les dimensions, du péri,cycle ;

4° Ses grands rayons, médullaires formés de plusieurs rangs de cellules ;

5° Sa moelle ;

6° L^abon dance du tannin ;

7° La rareté des cristaux d’oxalate de cbaux.

•> — Feuille.

Le pétiole a l’aspect d'un fer à cheval; il présente, -dans . s,es portions jeunes et sous l’épiderme, deux ou jï'ois rangs de, cellules oblongues, à cloisons longitudinales! épaisses, puis une couche herbacée de trois rangées cellules arrondies, à contenu chlorophyllien. Au cenl e ’ ° n trouve un tissu conjonctif, qui rappelle dans son ensemble le tissu médullaire de la tige. C’est là que se

différencient d’abord les trois faisceaux libéro-ligneux primitifs ; un grand faisceau médian correspond à la portion inférieure du pétiole ; il est séparé de la couche herbacée par deux rangs au moins de larges cellules. à la face supérieure du pétiole et aux angles apparaissent deux faisceaux plus petits dont les éléments ont une orientation normale. Ces deux faisceaux sont beaucoup plus rapprochés de la couche herbacée que le médian ; ils n’en sont, en effet, séparés que par les éléments de l’endoderme.

Afin d’assister au développement de ces faisceaux, j’ai étudié le pétiole à des âges différents. On voit d’abord deux petits faisceaux libéro-ligneux secondaires former comme deux oreillettes au grand faisceau médian.

De môme chacun des faisceaux angulaires s’est ajouté un petit faisceau libéro-ligneux secondaire à sa partie supérieure, c’est-à-dire du côté opposé au grand faisceau médian. Dans un pétiole encore |un peu plus âgé, le grand faisceau continue à s’accroître à droite et à gauche. Les faisceaux angulaires progressent parle même mécanisme; plus tard, un faisceau isolé apparaît dans l’espace latéral compris entre les massifs ligneux précédents. On arrive de la sorte à l’anneau continu; dès lors, la structure du pétiole est devenue celle de la tige.

L’épiderme du pétiole porte des glandes pédicellées, des poils unicellulaires et des épines; le eollenchyme est plus développé au-dessus du faisceau médian et aux angles. Lepéricycle est fibreux et forme encore des croissants. L’oxalate <Je chaux se trouve soit en mâcles dans le tissu conjonctif, soit en octaèdres autour des faisceaux.

Quant au limbe, sa structure .est la suivante : la nervure médiane rappelle le pétiole et son péricy cle est fibreux ; dans les nervures secondaires, les fibres disparaissent. Les nervures sont accompagnées de nombreux cristaux.

Les deux épidermes sont sinueux ; les stomates sont ù la face inférieure, de forme elliptique, ne laissant qu’une petite antichambre entre eux et la cuticule. Quant aux productions épidermiques, elles sont semblables à celles que j’ai signalées dans la tige : on retrouve, en effet, des poils et des glandes pédicellés.

Le parenchyme est bifacial, hétérogène, asymétrique; il contient des cristaux d’oxalate de chaux sous les formes de mâcles et de rhomboèdres. De plus, R. fruticosus présente une disposition spéciale : on distingue, de distance en distance, au-dessous de l’épiderme supérieur, de grandes cellules arrondies qui divisent régulièrement le tissu en palissade en un certain nombre de segments. Chacune de ces cellules est cristalligène ; son contenu est formé par des cristaux rhomboédriques disposés symétriquement autour du centre de la cellule.

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