‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 2)Chapitre 16 sur 71 · DES MALADIES DES PARTIES GENITALES. I · texte numérisé non relu

DES MALADIES DES PARTIES GENITALES. I

qui sont dignes de mémoire à raison de ce qui était contenu dans les iritestins dilatés, et qui sont décrites dans THistoire de l'Académie royale des Sciences de Paris, (i)

3. Miâs c'est à ce que j'ai écrit (2) sur la descente et Texcision de l'utérus qu'appartient une observation de SIencker (3) sur une descente de ce viscère, survenue par suite du relâchement des ligamens causé par le poids d'un ovaire, qui était augmenté de volume et pétrifié. C'est ainsi qu'Abr. Vater (4) avait vu le même effet produit sur une autre femme par le poids d'un ovaire très-volumineux. Comme il est prouvé par la dissection , d'après ces observations , que l'utérus lui-même descend dans le vagin, et qu'on voit quelles sont quelquefois les causes de cet effet, de même une observation du célèbre Kaltsmied (5), (soit qu'il ait détaché un grand squirrhe de l'utérus renversé, ou une masse squirrheuse^ qui était tellement adhérente à l'utérus, qu'il eut besoin d'un scalpel pour l'exciser), peut augmeiiter le soupçon d'une erreur de la part de ceux qui crurent, dans un temps moins éclairé que celui-ci, avoir amputé l'utérus. .,

( I ) In obs. anat. , a. 1 752 , n. 5 , et a. 1 728 , n. 7 .

(2) Epist. 45.

(3; De singLilari ovar. morbo in prœmio , et J. 19.

(4) Dissert, inscripta gravidit. appar. in hist. et ihes. 18. ^

(5) De mola scirrhosa in utero inverso extirpata.

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4. Quoique j'aie dit positivement (i), à l'endroit où j'ai parlé de l'affection hystérique , que je ne veux point entrer en altercation avec ceux qui prétendent qu'elle ne doit point être distinguée de rhypochondrie, ni avec ceux qui disent le contraire, cependant vous vous souvenez que j'ai loué en général ceux qui rapportent Tune et l'autre maladies à une affection nerveuse. J'ai été encore confirmé tout nouvellement dans cette opinion par l'autorité du comte Sylv. Poiiticelli (2) , bomme du plus grand mérite, et d'une très^ grande honnêteté pour moi, archiàtre et con^ seiller de la cour de Parme, comme j'y avais été confirmé par des observations d'autres auteurs , par deux entre autres du savant Ant. Fracassini (3), et surtout par une qui est jointe à la dissection du cadavre. En lisant quels accidens eurent lieu sur ces deux hommes dont il a donné la description, et comment ils eurent lieu, vous conjecturerez facilement pourquoi j'ai dit ceci.

5. Passons maintenant à des objets sur lesquels nous nous arrêterons un peu plus long-temps, c'est-à-dire à ce qui a rapport aux empêchemens de l'acte vénérien, et à la stérilité. Comme, en par4an4; <Je ces maladies chez les mâles , j'ai ^xa-

(i)Epist. 45, n. 17.

(2) TraU. di tre specie di affez. ister. e ipocond.

(3) Naturae morbi hypochondr. , etc. invesligat. , p. 3 , c.

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miné un vicedeTurètre, qui avait la forme non pas d'un canal, mais d'un demi-canal, et qui s'étendait sur la face inférieure du pénis, j'ai cité (i) une observation de Salzmann , dans laquelle l'urètre était ouverte en forme de demi-canal, mais sur la face opposée , c'est-à-dire sur toute l'étendue du dos du pénis. Ce siège de l'urètre, quoique non ouverte, ayant été vu par Ruysch non pas deux fois, comme vous le reconnaîtrez si vous examinez attentivement (2) la chose, bien que Salzmann le dise, mais seulement une fois, comme le même Ruysch avoue quil ne Vavait jamais obsers^é auparavant , je ne doute pas que je ne vous fasse plaisir en vous communiquant un autre cas qu'examina avec soin l'an lySS, et que m'a raconté J. Gianella, fils de Ch. Gianella, autrefois professeur émérite de cette ville; il avait été lui-même anciennement mon auditeur, que je chérissais à raison de ses mœurs, àe son caractère et de son zèle, et actuellement il exerce très-honorablement la médecine à Légua no.

6. Un homme du territoire de Legnano passait pour être hermaphrodite ; et cependant, ayant été cité en justice par une femme qui se disait enceinte de lui, il ne s'était pas défendu , et iil l'avait dotée. Comme il voulait ensuite la prendre pour

(i)Epist. 46, n. 8.

(2) Tlies. anat. 3 , n. 5 , not. 1 et 2 , et n. 22 , not. i, 2,3.

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sa femme , et que son frère et d'autres l'en détournaient comme n'étant poinÇ propre au mariage, ce que confirmaient des médecins assez distingués de la ville qui avaient examiné ses parties génitales, il fut irrité de la douleur d'avoir éprouvé un refus, plaida contre son frère, et fut attaqué d'une maladie si grave par suite de ces chagrins , qu'il mourut.

Examen du cadavre, La permission d'examiner, mais non de disséquer le cadavre , fut accordée, et le scrotum , ainsi que les testicules, se montrèrent tout-à-fait dans l'état naturel pour le siège et pour la forme. Quant au pénis, qui du reste n'était pas petit, et qui paraissait n'avoir pas été flasque pendant la vie, voici ce qu'il présentait: quand on le tournait en haut vers l'abdomen , on voyait que le gland, qui était de grandeur et de forme naturelles, était entièrement imperforé, et enfin que l'urètre avait une brièveté, un siège et une disposition insolites. Car elle ne s'étendait pas jusqu'au gland, et elle se portait, non point à travers la face inférieure du pénis, mais à travers son dos, et elle formait non point un canal parfait, mais un demi-canal; de sorte que les orifices de mes petits conduits qui ne pouvaient pas exister sur la paroi supérieure, comme à l'ordinaire, se présentaient aussitôt à la vue sur celle qui ne manquait pas, parce qu'ils étaient plus larges qu'ils ne le sont sur les autres sujets ; et à leur examen, on s'étonna moins de ce qu'on disait que cet

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homme avait été infecté autrefois d'une gonorrhée virulente. Mais le commencement du demicanal, qui était plus large dans le reste, était surmonté par ce qui avait pu paraître autrefois une vulve à la mère du sujet et à d'autres femmes. Toutefois cette vulve n'avait aucun trou , si cen'est celui qui conduisait l'urine dans le commencement du demi-canal, par où il était d'ailleurs assez constant qu'elle avait coutume de se répandre quand le sujet pissait, et qu'ainsi elle le salissait par quelqu'une de ses parties. Mais on ne voyait pas également ce qui arrivait au sperme éjaculé, qui devait passer dans le demi-canal par ce même trou. On pouvait bien faire entrer un stylet dans le trou, l'introduire dans une cavité, et conjecturer que cette cavité appartenait à la vessie, mais il ne fut point permis, comme il a été dit, d'examiner par la dissection ce que l'on conjecturait, ni les autres objets.

7. Gianella, après avoir raconté ce qu'il avait pu voir lui-même sur cet homme, continua à parler de la manière suivante du siège de l'ouverture du vagin qui était beaucoup plus étonnant sur une femme, mais dont il n'avait vu que le dessin, les habitans de Legnano lui ayant du reste donné le fait comme certain et avéré. Il y a environ quarante ans qu'un sénateur de Venise qui commandait à Legnano, avait chez lui une servante qui était mariée à un de ses domestiques, et qui avait la partie que j'ai indiquée non

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pas à l'endroit où elle devait être, mais au-dessus de l'ombilic, et cette partie était étroite. Cependant, étant devenue enceinte, et ne pouvant accoucher, elle fit appeler un chirurgien pour agrandir la voie par où l'enfant cherchait inutilement à sortir; ce qu'il fit de telle sorte qu'ayant prolongé l'incision depuis la partie inférieure de cette ouverture jusqu'à l'os du pubis, soit par une ignorance complète, comme on le crut à cet endroit, soit plutôt qu'il eût l'intention de faire ce qu'on appelle Vopération césarienne^ qu'il ne connaissait point assez bien, l'enfant fut sauvé (ceci est certain), et la mère guérit enfin après un long traitement. On ignore à Legnano ce qui arriva ensuite à celle-ci, parce qu'elle en partit avec son mari (car ni l'un ni l'autre n'étaient du pays); mais ce qui est certain, et ce qui suffit pour ce sujet, c'est que le dessin que le médecin de la femme a laissé dans cette ville, et qui représente fidèlement l'état de Tabdomen avant la section, y est encore.

8. Maintenant que j'ai commencé à parler des femmes qui ne sont pas propres au mariage, je rapporterai immédiatement ce que j'ai observé moi-même en disséquant les parties génitales de deux, non pas relativement à leur siège, mais relativement à leur occlusion.

9. Une femme âgée de soixante-dix aiis était couchée déjà depuis long-temps à Thôpital pdliiÉ" une affection asthmatique, lorsqu'elle fut prise

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d'une péripneumonie, qui Tenleva vers le milieu de mars de l'an lySâ.

Examen du cadavre. Le cadavre était maigre. Médiavia avait enlevé les poumons, qui en effet étaient durs, à ce qu'il assurait. Pour moi, je fis voir ensuite au même endroit aux jeunes étudians quelques autres parties, surtout la tête et les organes génitaux. Je ne remarquai sur la première rien qui fût contre nature, si ce n'est une adhérence du tendon du muscle oblique supérieur de l'un des yeux avec sa poulie, de sorte que quand on tirait ce muscle en arrière avec les doigts, il ne suivait pas. Quant aux parties destinées à la génération, j'y trouvai beaucoup plus de choses que je n'aurais voulu, qui s'éloignaient entièrernent de l'état naturel. Car d'abord l'une des trompes de Fallopia était tellement adhérente à l'ovaire par son extrémité frangée, que l'orifice interposé entre les franges n'était point apparent; tandis que l'autre trompe avait cet orifice imperméable, et sa partie voisine immobile, parce que le ligament large , qui était très-étroit ici, au lieu d'avoir beaucoup de largeur, comme à l'ordinaire, attachait la trompe à l'ovaire. Les parois de l'utérus étaient épaisses, et leur section laissa voir un vaisseau sanguin, ou, Si vous aimez mieux, ua sinus embrassé dans leur substance, et ayant un travers de doigt de long, et un diamètre d'une ligne et demie de Bologne. Nous vîmes un peu de sang concrète dans ce sinus. La surface interne

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de l'utérus était tout entière très-légèrement humide; elle était brune à son fond et à la partie inférieure de son col, et blanchâtre dans le reste. Je dirai plus bas pourquoi je parle de cela ici. La même partie inférieure du col était étroite , et l'orifice de l'utérus très-petit. Comme je voulais faire passer un stylet dans le vagin à travers cet orifice, je sentis un obstacle qui empêchait qu'il ne descendît plus bas que l'orifice, si ce n'est par son extrémité. Je m'efforçai donc d'introduire un stylet par l'orifice du vagin; mais comme il ne pouvait avancer au-delà de l'intervalle d'un petit travers de doigt, je coupai profondément le vagin dans îé sens de sa longueur , afin que s'il y avait quelque cavité, elle se montrât. Comme je fis cette recherche inutilement, je coupai en travers tout le vagin en plus d'un endroit, mais il ne se présenta nulle part ni cavité, ni trace de cavité. Le vagin tout entier, à l'exception du commencement et de la fin, était exactement comme un cylindre solide, composétji'une substance également blanche partout, et un peu dure, en sorte qu'il n'était pas possible de distinguer ses parois d'avec ce qu'elles renfermaient, et avec quoi elles se continuaient. Quoique le vagin fût dans cet état, examiné extérieurement il ne semblait avoir rien perdu de son diamètre; mais il avait tant perdu de sa longueur, que comme il y avait un intervalle de huit travers de doigt depuis son orifice jusqu'au fond de l'utérus, le vagin n'en avait que

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trois, les cinq autres appartenant à l'utérus; de telle sorte cependant que, contre l'ordinaire, le col était plus long que le fond. Du reste, le col lui-même ne présenta aucunes vésicules, ni aucunes colonnes charnues saillantes en dedans. Je cherchai inutilement des traces de cicatrisation dans le col, dans le fond, dans les extrémités du Tagin où ce conduit n'était pas obturé (il n'y avait aucun vestige d'hymen à l'extrémité inférieure), et enfin dans le reste des parties naturelles.

lo. Cependant, je crois qu'une telle adhérence du vagin était le résultat de quelque érosion, o.u de qfielque déchirure qui n'avait pas été traitée, ou qui ne l'avait été que négligemment, et qui existait probablement depuis un dernier accouchement; car la femme avait été mariée, et il n'y avait que peu d'années qu'elle avait perdu san mari, avec qui elle avait pu cohabiter, tandis qu'elle ne l'aurait point pu si elle avait eu le vagin bouché dès la naissance. Comment pensez-vous, en effet, que le sang des menstrues qui paraît s'être écoulé d'un utérus comme celui-là à l'époque où la femme était dans la fleur de l'âge, aurait pu être retenu dans la cavité de ce viscère sais causer la mort? Il est certain que pour moi, je comprendrais à peine comment l'humeur naturelle qui lubréfie légèrement l'intérieur de l'utérus, comme j'ai dit que je le vis aussi sur cette femme, aurait pu, quoique très-peu abondante et ténue, ne lui

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avoir pas été nuisible, si elle n'avait été reportée dans l'économie par les conduits de la lymphe et par d'autres petits vaisseaux absorbans. Mais croiriez-vous que ceux-ci soient capables de reporter aussi le sang, surtout la quantité de ce liquide que nous savons s'écouler chaque mois dans la cavité de l'utérus? Ce que je vous demande pour cette femme , je vous le demande à peu près aussi pour une autre dont le cadavre avait été disséqué dans le gymnase il y avait à peine deux mois. Voici ce que je remarquai sur elle.

II. Une vieille femme ne paraissait être morte à l'hôpital que par l'effet de l'affaiblissement progressif de ses forces; ce qui n'était point étonnant, puisqu'elle avait accompli sa quatre-vingtonzième année.

Examen du cadavre. Le corps était très-maigre. Sur l'abdomen s'élevaient deux hernies , Tune au milieu de l'hypogastre aussi grosse que la tête d'un petit enfant, l'autre au côté droit de la première. Dans l'une et dans Tautre il y avait une portion d'intestin iléon, et dans la plus petite, il y avait aussi une portion d'épiploon. Ces parties, dii reste, n'étaient le siège d'aucune lésion, si ce n'est qu'elles étaient adhérentes aux sacs des hernies. L'estomac parut plus bas que dans l'état naturel ; est-ce parce qu'il avait été tiré en bas par la portion d'épiploon qui était enfermée dans la hernie, comme je l'ai dit, ou plutôt par d'autres causes^ et surtout par un corps qui sem-

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Liait être une glande au premier abord, et qui était attaché à l'épi ploon près de la rate, et avait la grosseur et la forme d'un gros œuf de pigeon. En examinant ce corps un peu plus attentivement, je soupçonnai que c'était une autre rate; or la dissection confirma évidemment mon soupçon , ainsi que la comparaison que j'en fis avec la rate voisine; car l'une et l'autre avaient absolument la même structure et la même substance. Des vaisseaux sanguins de Fépiploon un peu gros se rendaient à la plus petite. L'artère de la plus Volumineuse était grosse, mais elle était à peine très-légèrement flexueuse, et quoiqu'à un si^ grand âge elle ne présentait rien de dur, comme toutes les autres artères que j'examinai, à l'exception des iliaques, n'offrirent rien d'osseux, pas plus que les valvules du cœur, quoique celles qui se trouvent à Torifice de l'aorte fussent contractées et légèrement viciées. Cependant toute l'étendue du tronc de l'aorte même dans le ventre était disposée à l'ossification; car sa surface intérieure était presque partout parsemée de taches blanches, dont quelques-unes étaient inégales. C'est pour cela que le même tronc présentait quelque chose d'extraordinaire, savoir qu'immédiatement au-dessous des émulgentes il se fléchissait dans un trajet de deux ou trois doigts; cette flexion ne pouvait être imputée aux .vertèbres, puisque je voyais qu'elles étaient bien placées et en bon état. Mais pour revenir aux vis-

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cères, les glandes du mésentère n'étaient ni petites, ni dures, ni d'une couleur noire, du moins extérieurement, mais rougeâtre. L'appendice verîniforme était trop courte de deux travers de doigt, très-mince et tout-à-fait solide, de sorte qu'elle semblait n'avoir jamais eu de cavité. Quant au foie, on était porté à douter s'il avait toujours été sain ; car le lobe droit présentait, à un endroit qui était fort près du lobe gauche, et d'où il continuait à s'étendre en bas, contre l'état habituel, une face convexe non polie et blanchâtre; en le coupant, à cet endroit, à une certaine profondeur, on trouvait la même couleur, et la substanc^e approchait de la nature du ligament.

Il me reste à parler, comme je l'ai promis, des parties génitales. L'une et l'autre trompe étaient adhérentes chacun à leur ovaire, de sorte qu'on ne voyait ni leurs franges, ni Torifice placé au milieu d'elles; mais dans l'intérieur des ovaires il y avait des hydatides. Le fond de l'utérus ayant été coupé, je vis au milieu de sa face postérieure une excroissance arrondie, légèrement saillante, qui paraissait d'abord formée d'espèces de vésicules; mais en la coupant, on trouva qu'elle était formée par la substance solide de l'uiérus. Comme je voulais faire passer un stylet du f)n(] de ce viscère dans le vagin , et que je ne le pouvais pas, j'incisai le col, et je trouvai que les parois de sa partie inférieure étaient réunies, ainsi que celles de l'orifice même de l'utérus , de sorte qu'il

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ne restait aucun passage, si ce n'est peut-être un bien étroit.

II. Ce qui prouve peut-être qu'on peut facilement rapporter ces sortes cVadhérences à quelque déchirure, comme je l'ai dit (i), qu'on aura laissée à la suite d'un accouchement difficile , c'est que sur l'une et sur l'autre femme on trouva l'occlusion des trompes , et leur adhérence avec les ovaires. En effet, Abr. Gyprianus (2) remarqua que les trompes étaient dans ce même état, comme on le voit aussi dans un dessin (3) qu'il a ajouté à la description , sur une femme qui , à la suite d'un quatrième accouchement difficile , et surtout de violences exercées par une accoucheuse ignorante , éprouva une inflammation très-grave de l'utérus, et des parties annexes , comme l'indiquaient des doTileurs très-vives dans le ventre, surtout vers les lombes, et qui, après en être réchappée avec peine, était devenue stérile pour le reste de sa vie; or elle vécut encore dix ans. Mais ces accidens ont lieu par la même cause, ou par une autre semblable, chez des femmes (et plût à Dieu que le nombre en fût peu considérable) qui ayant été fécondes, le seraient par con.séquent. Cependant il est certain que les voies nécessaires à la conception sont bouchées ou embarrassées dès

(2) Epist. ad Millington.

(3) Tab. 2.

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la naissance chez quelques-unes, et je ne parle pas seulement des voies cachées, mais aussi de celles qui sont accessibles à la vue ou au loucher, comme je l'ai dit ailleurs (i). Vous verrez aussi un double exemple de ce genre dans le célèbre Boehmer (2). Celui-ci disséqua une fille qui était entièrement privée de l'orifice du vagin, quoiqu'on ne vît aucune trace de cicatrice; et en disséquant une femme , à qui le mari n'avait jamais pu pratiquer le devoir conjugal, il trouva bien l'orifice de la vulve ouvert; mais au lieu d'un vagin il yen avait deux qui appartenaient à un utérus partagé en deux parties , comme chez les vaches et les brebis , et qui étaient assez étroits , d'après ce qu'il est facile de comprendre , pour que ni l'un ni l'autre ne fussent capables de recevoir un homme. Mais parmi ces occlusions ou ces empêchemens qui sont accessibles à la vue ou au toucher, il en est qui pourraient être détruits , et d'autres qui ne le pourraient pas. Ceuxlà , en effet , peuvent facilement être détruits , qui consistent en une membrane tendue devant l'orifice du vagin , ou en des espèces de bandelettes, dont une a été trouvée par moi unissant entre elles les parois du vagin sur une petite fille , comme je vous l'ai écrit (3). Mais qui détruira ceux qui

(1) Epist. 46, n. 11 et seq.

(2) Vid Act. Erud. Lips., a. 1758, m. januar.

(3) Epist. 5o , tj. 5i et seq.

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