‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 2)Chapitre 18 sur 71 · ON · texte numérisé non relu

ON

l68 SOIXANTE-SEPTIÈME LETTRE.

enfin le quatrième à l'hôpital. Déjà elle était entièrement accablée par la maladie, au point qu'on ne put tirer quelque inrlice d'une paralysie grave du côté gauche , que de ce qu'on avait ouvert les veines à droite chez elle. J'enseignais alors l'anatomie au gymnase; c'était dans cette saison trèsfroide, qui continuait à être très-incommode pour tout le monde , vers la fin de janvier de l'an 1758. On y transporta le cadavre , dont la plupart des parties furent disséquées, surtout le cerveau , et cela huit jours environ après la mort, en présence de Caldani , qui voulut venir de Bologne, et assister à tous mes exercices publics de cette année par honnêteté pour moi.

Examen du cadavre. Le crâne était tellement adhérent à la dure-mère , qu'on ne put l'enlever sans de très-grands efforts. Les vaisseaux étaient distendus par la pie-mère; la substance du cerveau était desséchée et dure, ce qui provenait, je crois, de la violence du froid , qui avait certainement congelé, et formé en plusieurs lames la sérosité sanguinolente, que je trouvai en grande quantité dans le ventricule latéral gauche. Au reste, quoiqu'il y eût peu de sang noir, concrète et fort dur dans l'extrémité postérieure du même ventricule , et que la base de celui-ci parût comme affaissée et formant une cavité qui contenait ce sang, cependant je conjecturai, d'après cette quantité de sérosité que j'ai indiquée , et qui ne pouvait pas provenir de si peu de sang, que celui-ci et la

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