‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 2)Chapitre 20 sur 71 · DES MALADIES DES PARTIES GENITALES. I7I · texte numérisé non relu

DES MALADIES DES PARTIES GENITALES. I7I

étaient également très-larges. Je vis sur la face interne du fond de l'utérus, qui du reste était polie, de petits vaisseaux sanguins assez nombreux et serrés, irrégulièrement disposés, qui, lorsqu'on appliquait les doigts par-dessous, se gonflaient parce que le sang était sur le point de s'en échapper, comme je suis accoutumé de le voir sur les femmes qui ont eu leurs menstrues depuis peu.

i5. Les petits vaisseaux se présenteraient dans unétat setnblable, je crois, à celui qui examinerait la membrane interne du nez affectée de coryza; car je vous ai suffisamment écrit ailleurs (i) que les médecins anciens ont reconnu, aussi bien que les modernes, que les flueurs utérines de cette espèce sont comparables à cette affection. J'ai aussi suffisamment écrit sur ce qui fut également observé dans cette dissection relativement aux causes de l'apoplexie sanguine et de l'hémiplégie. Je vous ai même fait connaître ailleurs (2) les effets d'une température très-froide, que je trouvai dans le crâne d'un cadavre. Quand vous aurez comparé ces effets avec ceux dont il est question dans cette histoire, et qui ont été observés dans un temps un peu moins froid, et les uns et les autres avec la dissection faite par le célèbre professeur de

(i)Episi. 47, n. II.

(2)Epist. i3, n. i5.

Leipsick, Quelmatz (i), sur un vieillard qui était mort d'un froid violent en voyage au mois de janvier , vous vous étonnerez que les ventricules du cerveau ne continssent sur celui-ci qu'une lymphe visqueuse , non congelée; car quoique le cadavre eût été réchauffé auparavant à une douce chaleur, cependant bien que la même chose eût été faite encore mieux sur mon premier sujet, la sérosité qui s'était concrétée dans les mêmes ventricules ne se «légeia pas. Et certes, ce vieillard disséqué par moi, et cette vieille femme n'étaient pas morts de la violence du froid en voyage, mais ils s'étaient éteints l'un et Fautre dans des lits à l'hôpital ; de sorte que je dois croire que le froid qui tua le vieillard de Quelmatz ne fut pas aussi vif qu'il le fut alors ici , ou plutôt que son cadavre fut transporîé dans un lieu chaud, beaucoup plus promptement que ceux de nos sujets qui étaient restés à découvert.

Pour ce qui concerne les lésions des artères observées sur la même vieille femme, vous pouvez vous souvenir sur combien de cadavres je les ai vues, et comment j'en ai conclu que la circulation du sang était lésée (-2). Mais comme ces lésions existaient ici davantage dans les artères inférieures, et que par conséquent le sang ne pouvait y circuler qu'avec moins de facilité, je croi-

(i) Progr. Q\\o frigoris acrioris in corp. hum. effeclus exp. (2) Epist. 26,11. 3i3.

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