DES MALA.DIES DES PARTIES GÉNITALES
rais qti'étant poussé dans les vaisseaux supérieurs, il se répandit en quantité d'autant plus grande dans le cerveau de la vieille femme. Mais après avoir remarqué que plus les artères s'éloignaient du cœur en descendant, plus leurs lames osseuses étaient grosses, ne vous rangez pas tout de suite à l'opinion de ceux qui font cette objection à Boerhaave, lequel fait dépendre de l'impulsion trop forte du sang, qui a lieu près du cœur, l'ossification des artères, vous souvenant de ce que je vous ai dit en plus d'un endroit qu'on peut lui répondre. Car j'ai vu plus d'une fois ce que j'observai sur cette femme, quoique je ne l'aie jamais vu sur un aussi grand nombre d'artères qu'il est arrivé à Buchwald (i) de le voir. Ce médecin ayant trouvé sur un vieillard décrépit, l'aorte seulement cartilagineuse dans presque toute la longueur qui s'étend depuis le cœur jusqu'à sa courbure, et ossifiée, avec ses branches, depuis là jusque dans presque toutes les parties du corps, remarqua cette chose singulière, que plus les artères des extrémités approchaient des mains et des pieds , plus elles/ étaient ossifiées» Plût à Dieu qu'il eût pu faire connaître les incommodités de ce vieillard et son genre de mort, comme il a parlé par conjecture dans son Étiologie (2) de quelques signes propres à ces états.
(i) Obs. quadrig. , obs. 3.
i6. Maintenant il faudrait revenir de ces maladies, communes à l'un et à l'autre sexe, aux affections propres des femmes, si je ne vous avais donné sur celles-ci tant de détails dans la quarante-huitième Lettre qui est très-longue, que j'ai à peine à y ajouter ce qui suit sur les accidens de la gestation , ou sur ceux de l'accouchement, soit pour la mère, soit pour le fœtus. Relativement à la gestation , pour passer sous silence que je ne me repens pas de ce que je dis de l'influence de l'imagination de la mère sur le fœtus, après être tombé sur quelques écrits publiés par des hommes très-savans , et qui ne prouvent rien tant que ceci, que les esprits même supérieurs ne peuvent éviter les difficultés qui se présentent à eux pour expliquer autrement que par cette influence certains exemples qui ne peuvent être niés ni compris, sans se jeter tout-à-fait dans des difficultés plus^ grandes , si on a égard à ce qui suivrait des explications proposées ; pour donc passer cela sous silence, entre autres observations de Boehmer(i) , que jai citées fort souvent comme elles le méritaient, vous en lirez une (sans parler d'autres histoires relatives à une affection hypochondriaco-hystérique , à une hydropisie de l'ovaire, et à un enfjmt né avec une hydrorachitis) qui appartient surtout à ce sujet, et qui augmente
(i) Vid. A||. Lips., a. 1768, m. januar.