‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 2)Chapitre 29 sur 71 · DES FI^IVRES ET DES TUMEURS. 2O · texte numérisé non relu

DES FI^IVRES ET DES TUMEURS. 2O

qui étaient endurcies, il y avait des glandes conglobées squirrheuses sur presque tout le corps.

14. Mais soit que les exemples que je vais citer immédiatement appartiennent aux tumeurs internes et externes, ou aux tumeurs externes seulement, que je considère principalement ici , quelques-unes d'entre elles contenaient des choses qui sont évidemment contre nature, ou des choses d'après lesquelles elles sembleraient à peine différer de l'état des glandes saines , si elles ne se rencontraient là où nous ne sommes pas accoutumés de voir des glandes manifestes. C'est à la première de ces espèces qu'appartiennent des histoires assez nombreuses rapportées dans le Sepulchretum (i) , outre celles que j'ai indiquées tout à l'heure ; telles sont, par exemple, celles où des glandes strumeuses , qui étaient surtout nombreuses ou volumineuses, étaient saillantes à l'extérieur, et où un grand nombre furent trouvées à l'intérieur placées non-seulement sur le mésentère , mais encore sur l'épiploon , sur l'estomac , sur les intestins, sur le pancréas » sur la vessie urinaire , sur les poumons , d'après uae observation de Fantoni (2) , tandis que d'après une autre de Heurnius (3), il y en avait aussi sur le péritoine, sur le foie , sur la rate, sur les reins, sur les ligamens de l'utérus, sur le dia-

(2)Obs. 6, J. I, {Z)lbicl., §. 5.

2o8 SOIXANTE-HUITIEME LETTRE.

phragme, sur le médiastin , et même sur la duremère du cerveau. Je passe sous silence d'autres glandes que vous pourrez voir décrites dans cet ouvrage , et qui étaient moins éparses , mais toutes strumeuses, tandis que quelques-unes contenaient des matières gypseuses^ pultacées, puru!lentes, séreuses, blanches, jaunes. A' ces glandes vous pouvez aussi réunir ces tubercules nombreux , que Laubuis (i) vit dans les poumons, et qui étaient pleins d'une matière sébacée, semblable à celle qu'on voyait dans les glandes endurcies du cou du même homme. Mais je croirais que c'est à laseconde espèce qu'appartenaient les glandes que M. Aur. Séverin (2) vit (je le croirais, dis-je, à cause de l'opinion d'Aétius , et même de Léonida, quelSéverin lui-même rapporte); elles étaient comme des tubercules placés sur les membres , sur la poitrine, sur le dos, sous les aisselles, et aux aines ; et plus de soixante de ces glandes éparses sur le corps entier d'un vieillard excitaient surtout son étonnement, de ce qu'on voyait un trèsgrand nombre de tubercules aux environs des par^ lies qui sont entièrement privées de glandes : c'est pourquoi je me rappelai^ dit-il, cette pensée d A étius ^ qui dit (Teir ah. 4, cap. 5.) que des caroncules blanches et rouges naissent de nouveau le plus souvent sur le corps. Mais Oiaus Borrichius (3) ayant

(1) Act. N. C, t. 2, obs. 106.

(2) De recond. abcess. nat., 1. 4^ c. 5.

(3) Sepulchr., s. 52 cit. ; obs. 17, 5* 2-

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