La douleur de la tête était-elle assez forte pour
DE l'jÉPILEPS., des COIVVULS. , DE LA PARAL. 5^9
obscurcir y d'après l'expression d'Hippocrate (r), celle de restomac et des intestins? Ce qu'il y a de certain, c'est qu'un autre aphorisme (2) de cet auteur a été confirmé par la mort^ suite de convulsions survenues sur un fébricitant. Mais, comme celles-ci rendirent très-courte une maladie qui ne devait pas Têtre autant, qu'est-ce qui fit qu'elles furent aussi violentes? Seraient-ce les lombrics qui irritaient les intestins grêles? Je le croirais, si quelque malaise dans le ventre avait précédé la douleur de la tête. Mais par quelle cause celle-ci avait-elle été produite? par la fièvre? Quelle que fût, au reste, cette cause, si nous admettons que la douleur fut très-violente, nous ne serons pas étonnés qu'elle ait donné lieu à la stagnation du sang dans les vaisseaux des méninges, et qu'il se soit fait par suite un épanchement de sérosité. Comme j'ai indiqué, dans une autre Lettre (3), que l'épilepsie peut être produite par de la sérosité, même en moins grande quantité, il n'est pas nécessaire de répéter ici ce que vous pouvez relire dans cette Lettre. Que si vous jetez les yeux sur Bohn (4), à l'endroit où il décrit ce qu'il observa sur un enfanl de dix ans qu'il disséqua , et qui mourut d'abord d'une céphalalgie
(i) S. 2, aphor. 46.
(2) Ibid, , aphor. 526.
(3) IX, n. 10 et alibi.
(4) Dissert, de trépanation, difficult.