PHYSIOLOGIE COMPAREE
L'écoulement sanguin de la menstruation n’existe que - chez la femme et la gueron; il n’existe pas chez les autres mammifères.
Waillich (1919) explique ce fait par l’anatomie de lutérus :
Chez les mammifères l’utérus est formé de deux cou-
D 0 ches de fibres, une longitudinale, externe, une circulaire, interne, entre les deux du tissu cellulaire lâche où les vaisseaux se ramifient sans constriction!
Chez la femme et la guenon, en plus des deux couches précédentes, en existe une troisième, moyenne, plexiforme, où sont enserrées les ramifications des vaisseaux qui ne pourront se dilater sous l’action d’un choc cong'estif; tout ce choc sera transmis aux fragiles capillaires de la muqueuse qui se rompront, d’où production d’une hémorragie externe alors que chez les animaux ce sont les ramifications situées dans la couche cellulaire intra-musculeuse qui recevront la poussée et se rompront comme Wallich l’a constaté.
Et cet auteur unifiant le rut et la menstruation, émet
les lois suivantes :
1% Lor. — Suivant les variations d'espèces et d’individus, toutes les femelles des mammifères présentent des congestions génitales hémorragiques d'une façon intermittente.
2% Lor. — La périodicité de ces phénomènes congestifs se
montre presque mensuellement si l’on en recherche les manifestations anatomiques dans la muqueuse utérine.
3° LOI. — Ces modifications anatomiques du rut et de la menstruätion, sont les unes prémenstruelles ow de prénidation, les autres constituent la nidation de l’œuf ou gros-
seEse, PHYSIOPATHOLOGIE La menstruation peut subir quantité de modificatiens,
tant dans sa quantité, sa durée, que dans son rythme, elie peut même faire défaut. | : Re
En dehors de causes relevant d'états pathologiques de la filière pelvigénitale, il.en est qui sont dues à l’état pa- thologique des ovaires. Leur étude est de date assez ré-
cente.
Dans leurs recherches sur l'ovaire sclérokystique, Forgue et Massabuau, Cohn et Seitz ont montré qu'il se produisait non pas seulement une simple dégénérescence de Povaire comme l’ont cru Pilliet et Kalden, mais une évolution atrsique intense (atrésie kystique ow atrésie conjonctive) et qui paraît être la cause des métrorragies.
Tout récemment, de Rouville et Sappey, à la suite d’une étude sur les cellules lutéiniques de l'ovaire au sujet de certaines hémorragies utérines, concluaient ainsi :
« Un hyperfonctionnement exagéré de cette fonction glandulaire produira l’hémorragie pathologique; un fonclhionnement moyen laissera une menstruation normale 2 un hypofonctionnement entraînera l’aménorrhée.
» Il n'y a donc dans ces divers états qu’une question de degrés dans le nombre et la valeur des cellules lutéiniques ».