‹ Recherches Anatomo-Cliniques Sur Les Rapports Entre L'Évolution Du Corps Jaune Et L'Apparition Des RèglesChapitre 16 sur 29 · A TO · texte numérisé non relu

A TO

haave, Astrue, Drake), d’une phlogose amoureuse (Emett Le Cat) jusqu’à celle de Baudelocque qui attribue le flux

menstruel à la déclivité utérime.

Toutes ces hypothèses restent dans le vague et, en 1833

seulement, Duguès, pour la première fois, assigne un rôle

à l’action de l'ovaire dans la production des phénomènes menstruels. Raciborski arrivait, en 1868, par des déduc- ‘tions souvent discutables, à une conclusion qui contient en germe cependant la substance des hypothèses actuelles.

« La menstruation, dit cet auteur, est la conséquence de l'ovulation spontanée. Les ovules mûrs non utilisés pour la fécondation sont expulsés par les seuls efforts de la nature. Il S’opère à cette occasion chez la femme un. grand travail physiologique dans un des ovaires et dans la matrice, qui se termine des deux côtés par une hémorragie, celle de l'utérus constitue précisément ce qu'on appelle les règles ».

L'hypothèse de l’action de l’ovaire et de l’ovulation ne manqua pas de soulever des critiques qui gardent encore une certaine valeur sans infirmer cependant la théorie actuelle de l’action primordiale de certains PRÉDOMENCS ovariens sur la menstruation.

L'’explication du rôle de l’ovaire dans la production amena ensuite l’éclosion de théories nombreuses.

Citons pour mémoire la théorie du réflex ovario-utérin émise par Pouchet en 1847 et prise comme sienne par

Pflüger en 1865. Cette théorie est aussi admise par Rou-

get. Elle ne peut résister aux arguments de Halban (1901) et de Rein qui détruisent toutes les connexions nerveuses de l'ovaire sans entraver la menstruation et encore plus aux expériences de greffes faites chez des femmes castrées et non réglées et qui virent après réussite de la greffe ovarienne, leurs règles revenir.

ES ne

Signalons enfin la théorie de Lowenthal qui rapporte à

-’arrivée de l’œuf sur la muqueuse utérine, les phénomenes congestifs menstruels.

Les recherches de: Fraenkel en 1903 amenèrent cet auteur à conclure: te =) \

On voit donc qu'il y a un parallélisme . appant entre l'état. de nutrition de l'utérus et la phase d'évolution du O..J. Le C. J. sert à la nutrition de l'utérus et c’est cette fonction que nous considérons comme la première et la plus importante ». |

Etudiant l'ovaire et l’utérus de la femme, Fraenke! montre que le plus grand développement du ©. J. est atteint huit à dix jours après la rupture du follicule et c’est à ce moment que les vaisseaux utérins dilatés au maximum, se rompent; la muqueuse se détache et les règles apparaissent. La cicatrisation du C. J. commence trois semaines après l'ovulation et, à ce Core l'utérus est de nouveau petit.

De plus, sur neuf malades laparotomisées et à ovaires sains, Fraenkel brüûla le C. J. en période d’évolution ou en période d'état, huit fois sur neuf, il empêcha la première menstruation normale d’apparaître, elle n’apparut qu’un mois environ après la date attendue.

«(COn voit donc, dit Fraenkei que le C. J., en dehors de la fécondation amène L’hyperémie de l'utérus qui va produire la menstruation. I régresse ensuite. Le C.J. est donc une petite glande ovarique qui se régénère périodiquement et qui préside à la nutrition de l'utérus depuis la puberté jusqu'à la ménopause ».

Les expériences de Lindenthal (1903) approuvèrent les faits précédents. ï

Ancel et Villemin ont’ fait toute une série d’observations du C. J. sur des ovaires prélevés chirurgicalement

et, Villemin, dans sa thèse, publie les résultats de 39 observations qui se résument dans le tableau suivant:

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