PÉRIODE DU MOYEN AGE ET AURORE DE L'ÉPOQUE MODERNE
ETHNOGENIE ET ETHNOGRAPHIE
Justmien, dont le règne assez glorieux semblait avoir apporté quelque trêve aux maux dont l'Egypte souffrait, en retarda quelque temps encore la ruine définitive. Les chrétiens le portent aux nues, parce qu’il ne renouvela pas les traités avec les Blemyes et es Bedjah. Il fit transporter à Constantinople les statues d’Isis de Philé où chaque année cependant les nomades venaient célébrer les fêtes en l'honneur de la déesse et recevoir le ribut que leur payait l'empire.
Les prêtres dIsis furent jetés en prison ; Blemyes et Bedjah fondirent de nouveau sur la haute Egypte, où, d’ailleurs ils n’avaient point cessé de faire des incursions. Le ays tout entier, en proie à des séditions contimuelles, était livré à tous les maux, les
Coptes, lassés du joug des Grecs, ne trouvèrent rien de mieux que d'appeler à leur aide
es Arabes, leur promettant de leur payer tribut.
Mohamed, obligé de s’enfuir de Arabie où il avait commencé à prêcher sa doctrine, s’avança d’abord vers la Syrie qu’il n’eut pas de peine à conquérir. Les autres ne ardèrent pas à jeter les yeux sur cette Egypte regardée déjà comme une terre merveilleuse.
Ce fut Am’ribn d'EI As
iommes armés. Les Grecs, partout vaincus, furent massacrés ainsi que bon nombre de
général du kalife Omar, qui entra en Egypte à la tête de 4.000
Coptes ; beaucoup d’entre eux passèrent à Islam. Se laissant guider par les Coptes, qui
restèrent chargés de lPadministration du pays, les nouveaux arrivants cherchèrent à se
aire pardonner leurs excès de conquérants. Ils s’engagèrent à chasser les Grecs, à assu-
rer aux Égyptiens la libre pratique de leur r
eligion moyennant un assez lourd tribut. On
s’oceupa d'entretenir les canaux et les digues que les Grecs avaient négligés.
A la mort d’'Omar, les choses changèrer une ère nouvelle allait s'ouvrir, ère de sot grandes que celles qu’elle avait éprouvées ju
Puis se succédèrent, avec des alternati
des Ommeiades, des Abhassides, des Toulounides, des Fatimitesetdes Ayoubites,
Mélikes-Sa que Kälaoù
eh qui fonda la domination des À n,Barkoùk, Farag et Kaït bey, et mais laissèrent retomber de nouveau l’Egypt Bientô sultan des € Selim droits de suzeraineté afin de devenir kalife, e e l’Islam.
tans ottomans perdirent rapidem
force Moutaouakkil, le dernier des
les fidèles «
Les su nement s’affaiblit rapidement aussi. Avec les Hibrähim qui s'étaient emparés du pouvoir, changèrent en Egypte, avec Mohammed Ali,
campagne ( encore ses successeurs : Hibrähim, Saïd, Ab
Toutefois, les événements si considéra
du moyen âge, et qui eurent une influence si marquée sur l’ethnologie de l'Egypte, n’euren
guère de retentissement immédiat que dans Thébaïde reçurent-ils le contre-coup de lin capitale du pays furent naturellement le théà d’être sucemetement rappelés. Ce n’est que p
, le dernier des Mamelouks, Toa
e Bonaparte. Le pays reprit alors son ancienne prospérité, que développèrent
nt en Egypte et, sous le kalifat d’Othmann, uffrances et de persécutions beaucoup plus squ’alors.
ves de calme et de révolutions, les kalifats jusqu’à Tamelouks. Les plus illustres de ceux-ci tels Turcs,
ent à lutter contre les Mongols et les
e dans la misère.
man bey, est battu et détrôné par Selim I‘,
)ttomans, et l'Egypte forme dès lors, pour son malheur, un pachalik turc.
cendant des kalifes abbassides, à lui céder ses
’est-à-dire chef temporel et spirituel de tous
ent tout prestige et l'autorité de leur gouver—
derniersmamelouks, les beys Ali, Mouräd et
se rendirent indépendants. Mais les choses
lorsque celui-ci entra en scène, peu après la
bas [, Ismaïl, Tewfik et Abbas IT.
les qui caractérisèrent cette longue période e Delta. Tout au plus le Fayoum et la basse vasion islamique. Les grands centres et la
re de la plupart des événements qui viennen eu à peu que les prédications firent pénétrer
vers le sud la foi de Mohammed, et que s’ét:
lirentles distinctions religieuses qui séparent
les Coptes et les Fellahin. Gräce à des persécutions continuelles, nombre de Coptes se
rendirent à l’Islam, et purent ainsi s’allier au augmenté beaucoup le nombre des nomades la puissance des pharaons, aux voisnages du
Partout où des mélanges de sang ont et
x Arabes par la suite. Mais la conquête n’a pas libyens et asiatiques qui campaient déjà, sous territoire si envié du Nil moyen et inférieur. 1 lieu, le type autochtone a bientôt repris le
dessus, comme au temps des Ramsès et de nos jours encore.
MORPHOLOGIE CRANIOLOGIQUE
On ne connait qu’un petit nombre de cernes appartenant à cette époque on ne peut
plus troublée. Ceux qui ont pu être étudiés Caire, et on ne possède aucun renseignement Coptes, à des Fellahin, à des Grecs ou à des 4 croire cependant que c’est à des Coptes «
cimetière subsiste encore un couvent Copte.
proviennent d’un ancien cimetière du Vieux sur leurs origines. Appartiennent-ils à des Arabes ? Nul ne le sait ! Il y a tout lieu de pu'il faut les rapporter, car non loin dudit