JU DÉSERT TRIPOLITAIN
NOGRAPHIE
Sous le nom de Bédouins du Fayoum, on désigne, en Egypte, une population de
ntaire dans cette région, et qui se rat ouins se disent originaires de l’Arabie, Suivant eux, une première émigration de leurs tribus, absolument nomades, itaine. On remarquait, parmi les noms aoueb, des Ouled-Baraza et des Ouled- 1abitaient exclusivement sous la tente, ievaux et des chameaux, et quelquefois
ur commerce, entre les montagnes ou
le désert libyque et les ports de Benghazi et de Dernah. Constamment en guerre, elles se
pillaient journellement et même se massacraien
actuel, Abdallah bey Mogawer-el-Guebali, de qui
il y resta en qualité de professeur, et bientôt s’y 1
la tribu furent tués, le vieux professeur, en raison ( igine, fut choisi comme cheikh des Ouled-Harah
fut ajouté à celui de tous ses descendants, qui k
el-Guebali, se divisa en deux branches. L'une
au Fayoum, dans la région du lac Karoum. On en environ 6.000, et à Tamiyeh 4.000; puis un millic où j'ai eu l’occasion d’en étudier une assez belle sér el-Guebali.
armes. Le gros des Ouled-Harabi émigrèrent al
localité peu éloignée de Tantah ; l’autre est venue se fixer, au nombre de
Sous le règne de Saïd-Pacha (1854), le gouv
Bédouins d'Egypte aux autres habitants du pays, Fellahin ou Coptes, et en faire des
avec acharnement. La tribu la plus
importante de ces Bédouins est celle des Ouled-Harabi. Voici, au dire de leur cheikh
je tiens ces renseignements, quelle est
Vorigine de cette tribu, et comment elle s’est installée dans cette région.
Il y a près d’un siècle, c’est-à-dire sous le règne de Mohammed-Ali, un vieux cheikh très instruit et natif d’une localité nommée Djebel-el-Guebali, aux confins de la Tunisie, vint habiter chez les Ouled-Harabi. Ayant gagné la confiance de ces Bédouins,
naria avec des filles de la tribu dont il
eut de nombreux enfants. Puis, à la suite d’un massacre durant lequel tous les anciens de
le sa grande instruction, et malgré son 1. Cest ainsi que le nom de El-Guecbali
> portent encore. La tribu des Harabi
d’abord cantonnée dans la partie nord-ouest de l'Egypte, sous la conduite du chef Sadaoui
resta aux environs de Kasr-el-Zayat,
>.000 environ, trouve également autour de Senhourès —el-Gucbaleh, près de Nesleh,
ie, et de rencontrer le cheikh Mogawer—
ernement égyptien voulut assimiler les
soldats. Mais, soutenues par l’énergie de leurs chefs respectifs, aucune des tribus n’accepta de se soumettre. Le khédive Saïd ayant attiré leurs chefs près de lui, sous prétexte d’en—
tamer des pourparlers, les fit traitreusement massacrer après leur avoir fait déposer les
ors vers la montagne, du côté de la
ig. 119. — HaraBr be KAsR-EL-GUEBALER
(Fayoum.)
L'EcyPrTe.
Tripolitaine, et y restèrent neuf ans. Durant leur séjour hors de l'Egypte, le cheikh Sadaoui-el-Guebali fut remplacé par Smoede-el-Guebali. Cest ce dernier qui obtint du khédive Ismaïl une convention spéciale d’après laquelle, l'indépendance des Bédouins étant reconnue, ils pourraient rentrer en Egypte. Ils bénéficient encore de cette indépendance, et ne sont pas astreints à fournir des soldats. A la mort de Smoede-el-Guebali, Sadaoui-el- Guebali redevint cheikh de la tribu pour la seconde fois, et fut, à sa mort, remplacé par
Abd-el-Gaoui-el-Guebali, qui habitait Kasr-Zayat, et garda le pouvoir jusqu’en 1900.
Actuellement, le chef des Harabi est Abdallah bey Mogawer-el-Guebali, le beau— frère d’Abd-el-Gaoui; il est le Aomdeh (chef du village) de Kasr-el-Guebali, où, comme tel, il m'a fait les honneurs du pays en 1899.