‹ Recherches anthropologiques dans l'Afrique Orientale, ÉgypteChapitre 73 sur 106 · ENS · texte numérisé non relu

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zaraka. Au sud de ce territoire, entre Kassala à l’ouest et Keren à l’est, jusqu’au L'Ecypre. 30

15° degré de latitude nord, s’étend le territoire des Hallenga, appelé pays de Taka. Plus

au sud encore, entre le haut Ath

ara et son affluent de droite, le Khor-el-Gäéh, à l’ouest

du pays de Tigré, vivent les Hamrah. Dans le voisinage de ces diverses peuplades noma—

disent les tribus des Beni-Amer et des Djalin, l’une et l’autre fortement mélangées de

sang arape.

À la suite de ces Bedjah, d’origine éthiopienne — de même que certains Abyssins,

les Danakils, les Somalis et d’aut

res populations se rattachant sans doute aux Berbères —,

se placent les Barabra, les véritables Nubiens appelés aussi Barbarins. Ils habitent la

vallée du Nil, entre Keneh et Dongola, principalement aux environs de la première et de

la seconde cataracte. On en trouve également des groupes isolés sur plusieurs points de

l'Egypte où ils ont émigré.

BICHARIEH

ETHNOGENIE ET ETHNOGRAPHIE

On désigne sous le nom de Bicharieh une tribu de la famille Bedjah qui habite la

vaste région désertique entrecou

PAbys

nie. Elle est exactemen

nord-ouest par le Nil à Keneh, au sud par le plateau éthiopien, à l’ouest par le Nil Bleu

etle Grand Nil à la hauteur de

Bogos, des Danakils, des Galla et des Somalis, appartient au grand groupe éthiopien ou Coushito-Khamite. Ces Bedjah font certainement partie des anciens Ethiopiens de Afrique

du Nord, car Strabon indique, «

Nègres et des Eéyptiens, leurs voisins.

Les Bedjah se divisent en u

pée de montagnes et d’oasis, comprise entre l'Égypte et

t limitée au nord-est par la mer Rouge à Kosseir, au

a deuxième cataracte. Cette famille, ainsi que celles des

‘après Eratostène, cette population comme distincte des

n certain nombre de tribus, parmi lesquelles on remarque

surtout les Bicharieh propremen A l’est entre Kassala et Souakin Bicharieh habitent quelques trib des Ababdeh en partie sédentaire

des Djalin à l’ouest, et celles des Hassanieh et des Choukourieh dans le D

du Nil Bleu.

dits au nord et les Hadendoah au-dessous d'eux, au sud.

1, les Allenga, les Chinterab, les Merafab, etc. À côté de

us musulmanes plus ou moins arabisées, telles que ce

ss, puis celle des Beni-Amer à l’est de ces derniers celle

in inférieur

EE

Le nom de Bicharieh est souvent employé comme synonyme de Bedjah. Il semble

que, par son importance, cette t

Bedjah. Une inscription de Séti

ribu représente à elle seule la famille tout entière des [% (XIX° dynastie) cite les Bukas parmi les Ethiopiens

vaincus, et celles: des monuments d’Axoum en Erythrée contiennent les noms des Bugas

et des Bugaïtes. L’auteur arabe, Macrizi, raconte, d’après les traditions locales, que les

Bedjah furent jadis les ennemis des pharaons. Dans les armées des rois pontifes de Napada,

BEDJAH 235

des souverains d'Ethiopie, tels que Piankhi, Meiamoun et Schabuk (Sabacon), figurent des ancêtres des Bedjah. Cette population, connue des Grecs et des Romains sous le nom de Blemmyes, fut refoulée dans la haute Nubie par les légions des Césars et de leurs alliés. Us furent plus tard rebelles à la prédication de l'islam, et Ibn—Hanqual les décrit comme

es païens. Macrizi parle d’un roi des Bedjah résidant à Djezireh-el-Bedjah, entre l’Atbara et le Sennaar. D’après l’historien arabe, le trône se transmettait dans cet État suivant la ligne

maternelle. D’après le même auteur, ces Bedjah étaient idolàtres; mais on a des raisons

e croire que quelques tribus étaient déjà chrétiennes, tandis que d’autres étaient devenues

musulmanes. Maçoudi raconte, en effet, que 3000 Nubiens nomades et mahométans.

mi

Î : else

montés sur des dromadaires, aidèrent les Arabes à s'emparer des mines d’or qui avaient probablement valu son nom à la Nubie, car Nowb désigne, en ancien égyptien, l'or.

Au moyen äge, le nom de Bedjah semble avoir disparu de la scène politique. Il n’est plus question que des tribus Bicharieh Hadendoah, ete. On se trouve donc en présence des restes d’une nation en décadence, fatalement destinée à disparaitre, mais que l’on ne doit pas laisser dans l’oubli à cause du rôle important qu’elle a joué dans l’antiquité.

Tous les voyageurs et les historiens qui depuis les auteurs arabes ont écrit sur la Nubie et la haute Egypte ont parlé des Bedjah. Ceux qui ont séjourné chez quelques unes de leurs tribus, tels que Linant de Bellefond, par exemple, ont donné des renseigne ments sur leur pays, leurs coutumes et leur type en général; mais aucün n’a fourni de renseignements précis touchant leurs caractères morphologiques, et pouvant permettre de rattacher cette population à celles auxquelles on l’a dite apparentée. On possède pourtant

Fig. 132. — BouCLIER BICHARIEH.

onements nouveaux et intéressants pour compléter l'étude des peuples de cette région.

Actuellement le gros du peuple Bicharieh s'étend dans toute la basse Nubie, entre la grande courbe oceidentale du Nil à Berbera et de la mer Rouge à Souakim.

Le point qu’ils considèrent pourtant comme leur: véritable patrie est le pays montagneux de l’Étbaye, au centre de la région que je viens d'indiquer. Là ils vivent à l’état de semi-nomades au nombre de 200.000 environ, et au contact des Ababdeh qui les ont vaineus sous Mehemet-Ali, et, à qui ils payent un tribut de 10 pour 100 de leurs chameaux. Ceux-ci, beaux et robustes, sont la principale richesse des Bicharich ; ils en possèdent dit-on, 300.000 têtes. L’impôt est payé au cheikh des Ababdeh qui a dû récemment, lui et ses tribus, servir

1 Bull. Soc. d’anthr. de Paris, 1882, p. 602, et notes inédites. ? La Nature, 1877, p. 198, et 1879, p. 192.

3 Bull. Soc. d'anthr. de Paris, 1880, p. 594.

4 Zeitschrift für Ethnologie, elc., t. V., 1879, p. 388.

5 Bull. Soc. d’anthr. de Paris, 1880, p. 655.

quelques observations anthropométriques de ces Bedjah dont on à amené de 1877 à 1880 quelques petits groupes dans les jardins d’acclimatation de Paris, de Genève et de Berlin. À Paris, ils ont été étudiés par MM. Bordier‘, Girard de Rüalle? et Letourneau#; à Genève, c’est M. Déniker‘ qui a pu les observer en 1880, et, à Berlin, c’est M. Virchow® qui les mesurait en 1879. Les observations de ces savants anthropologistes ont porté sur quatre Hadendoah, deux Hamrah, quatre Hallenga, et quelques autres individus d’origine incer— taine. En tout une quinzaine de sujets.

Ces résultats étaient certes précieux, mais ils por

taient sur un trop petit nombre de sujets pour que lon ne dût pas désirer étendre ce genre de recherches sur des séries plus importantes de représentants de cette race si intéressante et si peu connue. Aussi n’ai-je pas manqué, durant mes derniers voyages dans la haute Egypte, d'étudier avec soin lanthropométrie des Bicharieh et des Ababdeh, dont on rencontre un grand nombre d'individus dans les environs de Louqsor et surtout d’Assouan. Dans ces deux localités, j'ai recueilli,

sur près d’une centaine

de sujets, des rensei—

Fig. 133. — GUITARE BIGHARIEH.

BEDJAH 237

comme auxiliaires dans l’armée anglo-égyptienne, lors de la reprise du Soudan. A ce moment tous les chameaux des Bicharieh ont été réquisitionnés, Dieu sait à quelles conditions !

En dehors de leurs montagnes où ils construisent des cabanes plus ou moins confortables, les Bicharich habitent de misérables huttes en nattes de jonc et en torchis. Maint touriste ayant visité l'Egypte a pu les voir dans le camp qu’ils occupent en dehors d’Assouan, où ils viennent vendre leur provision de charbon de bois préparé dans VEtbaye. Mais ces familles, quoique belles, sont trop pauvres, trop déshéritées pour:

Fig. 134. — FAMILLE BIGHARIEH ALIAB CAMPÉE A ASSOUAN.

donner une idée de ce que fut jadis cette race. Leurs mœurs actuelles sont des plus primitives. La plupart de leurs ustensiles de ménage sont en pierre olaire et rappellent ceux que l’on a découverts dans les tombeaux dits préhistoriques des environs de Thèbes et d’Abydos, associés à des outils en silex.

Is se drapent, hommes et femmes, avec une suprême élégance, dans une pièce de cotonnade blanche qui prend vite la tente orisâtre du désert. La chaussure leur est inconnue. Mais ce qui donne aux Bicharieh une note originale et qui fait qu’on ne saurait les oublier, c’est leur coiffure. Leurs armes sont : une lance en fer, souvent très ornée; un bouclier, généralement fait d’une carapace de la grande tortue du Nil ou de peau de buflle; un sabre et un poignard qu’ils portent au bras gauche. Leurs instruments de musique se réduisent à une monotone guitare, rhebab, à cinq cordes, dont la caisse est une calebasse recouverte d’un morceau de peau non tannée, et à un

tambourin ou petit tambour fait d’un morceau de bois creusé et recouvert de peau.

grande frugalité.

qui n’a rien d’arabe malor

arrivés de l’Ethaye.

Fig. 135. — BicHARIEH ALtAB.

Au pot de vue physique, le Bicharieh est remart distimgué. I frappe par la beauté de son visage et la peti garçons ont les traits si fins, si doux, qu’on les confont bien proportionnés dans leur maigreur, ils sont d’une ad

courses 1es

vie de ces

atteint de

endue sur

magnifiques

eurs traits 2

Depuis qu’ils vivent au contact des Egyptiens et des Arabes, ils en ont pris les usages et la religion; toutefois, celle-ci est mêlée de croyances chrétiennes et de pratiques bien antérieures à l’islam. Ils respectent les serpents et les perdrix. Enfin ils sont d’une

La langue des Bedjah la plus usuelle est certainement l’arabe. Cependant les dialectes primitifs de la race subsistent encore, du moins à l’état d’idiomes locaux, surtout dans les régions voisines de l'Éthiopie. Almquist, qui a rédigé une grammaire des langues bedjah, en a reconnu quatre dialectes principaux, sans compter les patois des chasseurs. L/idiome des Bicharieh, des Hadendoah et d’une partie des Beni—Amer est le 4edaowié ou bedjavi, son nom, mais qui se rapproche des langues sémitiques.

Les individus que j’ai étudiés à Assouan appartiennent aux deux sous-tribus des Aliah (soixante-six sujets) et des Hamrah (vingt-cinq sujets). Ils étaient récemment

MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE

uable par son type fin, nerveux,

esse de ses extrémités. Les jeunes

avec les jeunes filles. Très

resse surprenante et d’une endu— rance peu commune. Montés sur leurs chameaux, ils peu

vent fournir sans fatigue les lus longues. Grâce à la rude hommes, la vieillesse les onne heure et vient flétrir

éguliers, un peu anguleux.

La peau, toujours saine, est comme

es joues maigres. Les lèvres

en s’ent”ouvrant laissent voir des dents

; qui sont, d’ailleurs, une de

eurs coquet

rouge Cuivr

eries. La couleur de la peau,

rès différente de celle des Nigritiens, n’a as de reflets noirâtres, si ce n’est chez

es individus métissés; elle est plutôt

e ou chocolat clair, comme

celle des Indiens du Nouveau Monde.

La couleur celle des pa la Sicile.

rellement, dc

Les cheveux et les yeux.

des femmes diffère peu de

ysannes des Calabres et de

— Natu- > chevelure,

tés d’une épai

ils la frisent de manière à en faire une

toison haute et crépue. Séparée sur le

BEDJAH 239

Mise en série de l'indice céphalique || Mise en série de l'indice bipalpébral des Bicharieh des Bicharieh | INDICES D'ASSOUAN DE LOUQSOR TOTAUX INDICES D'ASSOUAN DE LOUQSOR TOTAUX (ii éet13Q) (7 d) (Bd et9) (To) 68 1 » 1 24 4 » 1 69 l » il 25 2 » 2 70 1 » il | 26 1 » il 71 » » » n°7 6 » 6 72 5 » 5 | 28 5 » 5 73 4! sl 2 || 29 6 di 7 74 4 » 4 30 té d 8 75 6 » 6 31 7 1 8 76 2 2 4 | 32 9 » 9 77 15 » 15 | 33 14 2 16 78 9 1 10 | 34 10 il 11 79 5 31 6 35 9 » (D 80 6 » 6 36 » d d 81 9 » 9 37 1 » il 82 4 1 5 | 38 il » il 83 3 » g | 1 » 1 84 5 » 5 40 2 » p 85 » 1 1 A il » il 86 2 » 2 42 ak » di 7 2 » 2 | EE 88 » » » CS 89 1 » 1 | 90 2 » 2 | | a |

aaut de la tête par une raie qui passe un eu au-dessus des oreilles, une partie de a toison se dresse droite et ferme, tandis que l’autre partie descend en tire-bou— chons jusque sur le cou et les oreilles, es protégeant ainsi des ardeurs du soleil brülant du désert, car le Bicharieh va toujours tête nue. Il a soin d’enduire

ses cheveux de graisse ou de beurre. Chez

es femmes, la chevelure est divisée en une infinité de petites nattes ornées de coquillages et de perles. Hommes et emmes se percent le lobe des oreilles

jour y introduire des anneaux d'argent quelquefois assez gros et lourds.

L’œil, toujours no: ou brun, est étincelant. Mi-clos devant la lumière

aveuglante, il donne souvent à la phy—

sionomie quelque chose de cruel. On

les accuse d’ailleurs de cruauté. Ils

Fig. 136. — BicHARIEH ALrAB.

passent pour ôtre sans

de 32,26.

itié, avares, gais, loquaces et curieux. L'indice interoculaire est

Le nez, lu face, les oreilles et la bouche. — Le nez est droit chez les Bicharieh et

s’avance en forte saillie pour l’ensemble des int et 76,08 pour les treize ment métissés de Souc

>. Ils sont cependant mésorhiniens : l'indice nasal est de 75,50 ividus que j’ai mesurés (74,46 pour les cimquante-trois hommes femmes de la même tribu). Chez les vingt-cinq Hamrah visible

anais, cette mésorhinie passe à la platyrhinie, car on voit cet

indice monter chez eux à 83,70. On doit remarquer que des femmes de la tribu des

Dinkas, chez lesquels

d’une platyrhinie qui dépasse grandement lindice de 94.

es Bicharieh du Sud prennent fort souvent leurs épouses, sont

Le tableau ei-dessous montre les proportions dans lesquelles se trouvent les

différents indices que jai constatés pour le nez. On voit que trente-sept sujets ont des

indices supérieurs à 80

, tandis que vingt-six en présentent d’inférieurs à 70.

Mise en série de l'indice facial Mise en série de l'indice nasal des Bicharieh des Bicharieh —————__—— ———— | — —————

INDICES D'ASSOUAN DE LOUQSOR TOTAUX INDICES D'ASSOUAN DE LOUQSOR TOTAUX

(lget139) (Té) (f1o'et13Q) (7Té)

89 2 » 2 p2 d » Î 90 » » » 58 äl 1 2 91 1 » 1 60 1 » 1 92 2 » 2 61 2 » 2 93 1 » 1 62 sl » d 9% 3 » 3 63 1 1 2 95 4 » 4 64 3 » É 96 6 » 6 | 65 il » di 97 » » » 66 4 » 4 98 dl » 1 7 2 » 2 99 À » 1 68 6 » 6 100 8 1 9 69 1 » À 101 5 1 6 70 3 2 5 102 2 1 3 72 2 » 2 103 5 » 5 73 a » 3 104 4 2 6 74 2 » 2 105 5) » 5 75 # » 1 106 ni » % 76 2 » 2 107 » » » Ha 5 » 5 108 4 » 4 78 4 » 4 109 5 2 7 79 3 di 4 110 3 » 3 80 6 » 6 111 3 » 3 81 3 » 3 112 2 » 2 82 2 » 2 113 di » 1 83 € » 3 114 di » 1 84 2 » 2 115 d » 1 85 3 il 4 116 d » il 86 4 » 4 117 1 » 1 87 » 4 1 118 d » 1 88 4 » 4 119 1 » 1 90 4 » 4 120 il » él 92 2 » 2 121 él » 1 9% 1 » él 122 il » il 97 1 » À 91 91

BEDJAH 241

La tête et ses dimensions. — Le Bicharieh est sous-dolichocéphale ; Vindice céphalique moyen des quatre-vingt-onze sujets que j'ai mesurés est de 79. Il est de 79 pour soixante-dix-huit hommes Aliabet de 80,22 pour les treize femmes de la même tribu.

On doit remarquer que, chez les Aliab, la dolichocéphalie est plus grande que chez les Hamrah : l'indice des premiers est de 78,14, tandis que celui des seconds est de 80,33.

Fig. 137. — Femme BicHaRIEH HAMRAH.

Cette tendance à la brachycéphalie que l’on a constatée déjà chez les femmes Aliab est due, bien certainement, à des alliances de plus en plus fréquentes avec des femmes souda— naises, principalement de la tribu des Dinka du Nil Bleu chez laquelle j’ai trouvé des indices de 80,64 et même 83,37. On sait que plusieurs groupes de Soudanais nilo— tiques, tels que les Niam—Niam (ind. céph. 77,71) et les Nouba (ind. céph. 82,35) sont mésaticéphales.

On doit remarquer encore que les Aliah forment deux groupes distincts, car la moyenne de fréquence se trouve chez eux entre les indices de 77 (douze sujets) et

L'Ecypre. 31

78 (huit sujets), puis entre ceux de 81 (six sujets) et 82 (cinq sujets). La mise en série de cet indice céphalique montre pour lensemble des Bicharieh que trente-trois sujets, dont treize Hamrah, présentent des indices supérieurs à 80, tandis que quatorze sujets, dont trois Hamrah et onze Aliab seulement, le sont inférieurs à 75

La courbe antéro-postérieure est souvent surélevée jusqu’au vertex, indice de hau— teur ou transverso-vertical (auriculo—-bregmatique) est pour les quatre-vingt-onze sujets ) pour seize sujets.

de 81,12. Chez les Dinka, ce même indice est de 85

Mise en série de la grande envergure Mise en série de la taille debout des Bicharieh des Bicharieh i AR RS CT SRE ER ae RS IR D Re EU ANDE BICHARIER BICHARIEH TAILLE BICHARIEH BICHARIEN BIC ENVERGURE DE LOUQSOR D'ASSOUAN TOTAUX | DEBOUT DE LOUQSOR D'ASSOUAN D'A TOTAUX (7 &) (71 &) (7 &) (71 &) (5 ©) 148 » a d 148 » » sl 1 155 » 2 2 150 » 2 2 4 156 1 » dl 155 » 4 » 4 157 » 1 1 | 157 » 1 » dl 158 » 2 Pr 5 il 2 1 4 160 » 2 2 | 159 » 1 » 1 162 1 n 5 | 160 Î 6 1 8 163 1 3 Co EG » 4 » 4 164 » 4: 1 162 » 2 » 2 165 2 8 40 163 1 2 » 3 166 » 2 2 164 » 15) » 5 167 » 2 2 165 3 lé » 1% 168 » 3 3 | 166 » 3 » 2 169 » 3 8 167 » 1 » 1 170 1 5 6 168 » n » 4 171 » 4 ï 169 » e » 2 172 il 3 4 170 » 5 » 5 173 » 3 3 | sy » ei » 2 174 » 4 A 172 > 3 » 3 175 » n 4 1178 » 2 » D 176 » 8 S 174 » 4 » n 179 » » » | 1% il 2 » 3 180 » 8 CR » À » 2 181 » 2 20177 » 2 » 2 182 » 1 AT 8

La face des Bicharieh est le plus souvent droite, beaucoup cependant présentent un certain prognathisme. Ce caractère néoroïde se rencontre surtout chez les Hamrah. [ls ont les pommettes parfois saillantes, quoique, d’une façon générale, la face puisse être qualifiée d’allongée. L’indice facial de cette population est de 104,12. On doit remar— quer, toutefois, que chez les femmes Aliab il monte à 112,96, tandis que chez les hommes de cette tribu il n’est que de 102,41. La mise en série de cet indice montre, d’autre part, que trente-neuf sujets ont des indices supérieurs à 108, tandis que l’on n’en trouve que vingt et un dont l'indice soit inférieur à 104.

La taille et la grande envergure. — La taille des Bicharieh est peu élevée. La moyenne est pourtant de 1"64. Chez les femmes, elle n’est que de 1"50. La mise en

BEDJAH 243

Es ejon

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