ARMES ET ARMURES
Le nombre des objets pouvant se rapporter à des armes ou à des armures est peu considérable dans la plupart des nécropoles que nous étudions, notamment à Komunta et à Galiate. Ils sont tous en fer et leurstypes sont peu variés ; ils diffèrent entièrement de ceux des tombeaux protohistoriques, lesquels étaient tous en bronze, |
à part de rares exceptions; encore ces derniers présentaient-ils des formes toutes
spéciales. | Épées er PorenaRDs.— Ces armes sont généralement mal conservées, et quoique
beaucoup de tombeaux en aient donné, on n’en possède que de rares exemplaires.
Les épées, grandes lattes droites atteignent jusqu’à 1",30 de longueur ; elles sont outes à soie large et pourvue d’une garde étroite. Les poignées faites de matières organiques, bois ou corne, étaient quelquefois incrustées d'argent. Les poignards dont on ne trouve plus que les lames, se confondent souvent avec |
es épées dont ils diffèrent pourtant par leur largeur plus grande et surtout par 11
rapprochent davantage des Æinjais actuels.
Lances gr FLÈcHEs. — Les flèches, si communes durant l’âge du bronze occiden-
eurs plus petites dimensions. Ils sont aussi plus triangulaires que les épées et se | |
al, devenues rares pendant le premier âge du fer, apparaissent de nouveau à l’époque
qui nous occupe. Elles sont généralement à douille avec une lame quadrangulaire. Quelques pièces pourvues de soie et qu’il faut ranger parmi les têtes de flèches ont
été indiquées à Komunta comme appartenant à des lances (PI. XII, n° 1, 2)
Elles ont été trouvées quelquefois encore fixées à des tiges de bois ou de roseau qui ne peuvent être autre chose que des flèches. Ces armes affectent diverses formes et des dimensions différentes, c’est-à-dire que la lame est tantôt courte et large, tantôt étroite et efilée. Sur quelques-unes, la partie centrale est évidée en V, de façon à former deux lames très effilées (PI. XIX, n° 8) et parfois arrondies.
Ces sortes d’armes sont fréquentes dans le Caucase septentrional, mais c’est dans les pays ouralo-altaïques qu’on les rencontre en plus grande quantité. Cest par milliers que l’on peut en voir dans le Musée archéologique de Moscou où ces objets sont indiqués comme provenant de Sibérie,
Un autre type de flèche est celui qui est quadrangulaire (PI. XIT, n° 5); il est égaement très commun dans les nécropoles et les kourganes scytho-byzantins.
ARCS ET CARQUOIS. — Il était naturel d'espérer pouvoir trouver dans ces tomeaux relativement peu anciens des débris organiques autres que les ornements et e bois des sarcophages, aussi a-t-on cherché les ares et les carquois, quand on a eu des flèches entre les mains. Les ares sont mal conservés, on lé conçoit facilement ;
ils sont pourtant reconnaissables, et on a cru voir qu'ils ont été faits pour la
lupart en bois de coudrier. Quant aux carquois on n’en a pas trouvé de complet,
et l’on a seulement recueilli leurs garnitures en fer. Ils n'offtent d’ailleurs qu'un intérêt secondaire. Ajoutons que la plupart des autres nécropoles ont donné quelques débris de ces divers objets.
Hacnes D’ARMES. — Cette arme, qui est devenue fréquente durant le moyen âge, semble faire ici son apparition. A Galiate, à Komunta et ailleurs, elle se présente sous une forme assez simple : elles ont toutes deux tranchants et la douille qui est transversale est renforcée. L'un des tranchants est beaucoup plus large que l’autre (PI. XT, n° 2) et est quelquefois percé d’un trou. Cette arme rappelle par sa forme générale certaines francisques des nécropoles mérovingiennes de l'Occident, et surtout celles que lon trouve dans les kourganes de la région de Vladimir et dans tout
le pays des Mériens ‘.
* ASPELIN, oc, cit. p. 205.