NÉCROPOLE DE LA KABARDA
OZROKOVO OÙ URUSBIEH
Le nombre des nécropoles scytho-byzantines doit être assez c
nord du Caucase, à en juger par les nombreuses pièces isolées an
onsidérable dans le
alogues à celles des
nécropoles de la Digorie que l’on voit dans plusieurs collections dela région.
ment fourni des tombeaux du genre de ceux de Komunta,.
Le taubiy (prince des montagnes) Ismaïl d’Urusbieh a eu
gnards. Il ne m’a pas été possible de poursuivre mes mvestigatic localités, malgré la pressante invitation qui n'avait été adressée, à Vladikavkaz, par le prince d’Urusbieh que j'ai eu l’occasion fois.
Quelques menus objets en bronze et en or que m’a montrés ce
Les vallées de Baksan et de Tchesem, quoique rarement fouillées, ont notame premier dans le pays l’idée de collectionner les objets découverts dans ces tombeaux par les montans jusque dans ces >endant mon séjour
de voir plusieurs
aimable et intelli-
gent montagnard m'ont laissé l’impression que la plupart des mobiliers funéraires
qu’il avait recueillis appartenaient à une époque voisine de celle «
es Sassanides.
= re
REGHERCHES ANTHROPOLOGIQUES DANS LE CAUCASE Depuis cette époque, M. le professeur Miller,en explorant les vallées de la région
de l’Elbrous, a eu la bonne fortune de visiter la collection du prince d'Urusbieh.
C'est pendant l'été de 1883 que le savant philologue de Moscou a pu entreprendre des fouilles à Ozrokovo dans la vallée de Baksan. Parmi les tombeaux qui ont été
ouverts sur ce point, le plus important et le plus complet présentait la forme d’une
crypte creusée dans le flanc d’une colline. Il avait 2,50 de longueur, 1",75 de
largeur, et 2 mètres de hauteur !.
M. Miller a trouvé placé à côté de six squelettes humains, dont les crânes sont
fortement déformés, un mobilier funéraire des plus intéressants qu’il a bien voulu me permettre d'étudier lors de mon dernier voyage à Moscou. Il consiste en une épée en fer brisée, une plaque de bronze assez simple, débris sans doute d’une gar-
niture de ceinture; des bagues, des bracelets, presque sans ornements, une
fibule et un miroir en bronze du type de Komunta, ainsi que des fragments de divers objets en bois tels que quatre cuillères, un petit vase à couvercle et sept assiettes.
Outre ces objets, M. Miller a vu entre les mains de plusieurs habitants du pays de nombreux objets en or et en bronze provenant du même cimetière, entre
autres des pendants d'oreilles, des bagues et des fibules auxquels il est disposé à
attribuer une origine byzantine, puis des armes et des figurines de bronze représentant des animaux : lions, cervidés, etc., analogues à ceux qui se trouvent dans les anciens tombeaux de Panticapée ou de Phanagorie. On doit citer encore des quantités de perles et d’amulettes en pâte de verre égyptienne représentant des scarabées, des tortues, quelques petits mammifères plus ou moins déterminables, etc. ; enfin des monnaies sassanides parmi lesquelles un dirgen de Yesdegerd TT (632-651).
Les éléments de ces mobiliers funéraires ont, comme on le voit, les plus grands rapports avec ceux des nécropoles de la Digorie, et 11 est difficile de ne pas admettre
que vers la même époque vivaient dans toutes ces parties du Caucase des peuples qui
isation, si toutef
avaient la même civ is, ils n'étaient pas de même race
Quant aux crànes déformés dont un exemplaire est en ma possession, grâce à
la générosité de M. Miller, ils méritent la plus grande attention.
1 Renseignements inédits communiqués par M. Miller.