‹ Recherches anthropologiques dans le Caucase;Chapitre 10 sur 42 · EE · texte numérisé non relu

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XXVIIT PRÉFACE persévérantes recherches de MM. Abich', Fréd, Bayern ?, Eirnest Favre * et Stebnitzky *.

L’archéologie et l'anthropologie, malgré les ingénieuses dissertations de Dubois de Montpéreux et quelques travaux essayés çà et là sur les ruines les plus remarquables de certaines régions de l’isthme, étaient restées au Caucase en arrière des autres sciences. Mais elles ne pouvaient tarder d’atteindre un niveau plus élevé, Le mouvement initial imprimé depuis quelque temps déjà par les premières fouilles de Bayern ainsi que par les travaux craniographiques de MM. Smirnoff® et Csepura fut accentué fortement en 1879 par le congrès et l’exposition anthroologiques de Moscou’. Comme au temps de la grande Catherine, la Russie fut alors parcourue par une pléiade de savants qui, sous la haute direction du professeur Bogdanofff, l’initiateur de cette œuvre scientifique et nationale, en étudièrent les populations et exhumèrent les vestiges de son passé le plus ointain. Le Caucase, dont les chants de Pouchkine, de Lermontoff avaient depuis longtemps popularisé en Russie les légendes étranges, les belles et libres

peuplades, les sites pleins de grandeur, ne resta pas en dehors des préoccu- ? Le] ?

ations du savant professeur de Moscou. Tandis que M. Filimonoff”, conserva-

£ Avicu. Erlüuterungen zu einem Profile durch den nürdlichen Abhang des Kaukasus vom Elbrus bis zum Beschtau. Zeistchr. für allgemeine Erdkunde, 1853. — Das Meschische oder Karthli-Imerethinische

‘ge in geologischer und climatologischer

siehung. Bull. class. math. et phys. IX. Saint-Péters- 1857. — Ueber Manganese in Transcaucasien. Mel. phys. et chim. du Bull. Acad. Saint-Pétersbourg.

leichende Grundsüge der Geologie des Kaukasus wi: der armenischen und nordpersischen Mémoires de l'Académie de Saint-Pétersbourg, IX, 1859. — Sur la structure et la Daghestan. Mémoires de l'Académie impériale, 7€ série, no 4, Saint-Pétersbourg, 4862. — Beitrâge zur geologischen Kenntni

gcologie du

er Thermalquellen in den Kaukasischen Ländern, 1865.— Aperçu de mes voyages en Trans-

— Elu

kungen die über die Gerëll- und Trümmerabla

sur les glaciers actuels et an

1s du Caucase, 1870. — Bemer-

rungen aus der Gletscherzeit im Kaukasus. Mél. Bull. Acad. Saint-Pétersbourg, 8. — Uber die Naphtabezirke d

s nordwestlichen Kauka

? Pour le rôle de Bayern dans l’accroissement de n. ssances sur le Cau

FAvRE. Glaciers de la chaîne du Caucase. Archives de

onna

se, voir, ci-après, sa biographie.

iences phys. et nat. Genève, 1869. — Recherches géologiques dans la partie centrale de lu chaine du Caucase. In-4° avec carte, Genève, Georg, 1875. { Srenirzky. Iss

estiga kavkaz. Osd' Roussk. geogr. Obchtcheston, 1877-78. — Mittlheilungen von Peter- mann, 1875.

5 SMIRNOFF. les fouilles entreprises dans les

gions du Caucase. Bulletin de la Société d'Anthropoloyie de — Aperçu sur l’ethnographie du Caucase. Revue d'anthropologie. Paris, Masson, 1881.

cours de MM. ANOUTGHINE, TIKHOMIROFF

& Bospanorr, avec le co

ZoGrarr, etc... L'exposition antluropoloouveaux mémoires de la Société des Amis de l'histoire naturelle, de l'anthrorooscou, 1878 et 1879 (en russe).

gique de Moscou de 1879.

logie et de l'ethnographie. In-

* Frmonorr. Culture préhistorique en Osséthie, Trataux de l'Expos.de Moscow. In-4°. Moscou, 1878 (en russe).

PRÉFACE xxx teur du Musée archéologique de cette ville, fouillait les mégalithes de la Crimée,

les nécropoles préhistoriques de Koban et de Kazbek, où il fut bientôt suivi

par le colonel Olche *, à qui l’on doit également l'exploration des cimetières plus récents de la haute vallée de lOuroukh, M. Felitzine* ébauchait ses investigations sur les dolmens du Kouban; M. Bogdanoff entreprenait, avec M. Tikhomiroff * une étude délaillée des crânes modernes de Chapsoughs et de son côté, M. Tchermienski* faisait connaître les crânes qu'il a extraits des tombeaux de l’'Abkhasie

et de la Tcherkeska.

A ces recherches se borne le premier emploi, au Caucase, des méthodes anthropologiques. Deux ans plus tard seulement, les mensurations sur l’homme vivant devaient être inaugurées dans ces montagnes.

Nous ne saurions clore cette revue sans insister sur le rôle de l’infatigable Bayern *.

1 Orcuewsrt Cet archéologue a publié en russe un travail autographié avec planches sur les nécropoles de la Digourie et de l'Ossethie. Cet ouvr

: a été tiré à un très petit nombre d'exemplaires. 2? FeuTzn

Rapport sur les crânes et les objets ethnographiques découverts dans le district d'Ekaterinodar. Travaux de l'Exposition anthropologique de Moscou, 1879 (en russe) — Carte archéologique du district d'Ekaterinodar (en russe), inédite.

3 Bogpanorr et Tikmomirorr. Crânes des Chapsoughs. Dans les Mémoires de la Société des Amis de l'Histoire naturelle et de l'Anthropologie de Moscou, 1881 (en ru

# ToHERMIR . Travaux de l'Exposition anthropolo:

ique. Moscou, 1879 (en russe).

ption géologique et minéralogique et catalogue de la collection réunie par Bayern à l'établisse

ment de Piatigorsk. Bulletin de la Société balnéaire, 1866 (en rus

— Les tombeaux de Mtzkhet. — Les anti-

quités caucasiennc

— Dolmens. Bulletin statistique du Cauca-e Caucase. Bulletin de la Société technique du Caucase,

en russe). — Matériaux de construction du

. — Découverte d'une pierre à inscription hébraïque. Annaïes de la Société archéologique du Cauc En outre de ces publications, Bayern a dans les mains prêts à être publiés un grand nombre de mémoires touchant la géographie mythique, l’histoire, la géolo: Bayern est né en 1817. Il est origi

e, l'entomologie et la botanique du Caucase.

ire de la Transylvanie et fit ses premières études à l’école de Cronstadt. Il en sortit en 1830, déjà naturaliste, et, dix ans plus tard, devenu homme, il se rendit à Odessa, comme prol de langues. En 18

eur

; une découverte d’ossements fossiles que publia son maître et ami, le célèbre anatomiste

Alexandre Nordmann, vint rellumer

chez Bayern, le feu à demi éteint des, sciences naturelles, auxquelles il se

voua entièrement. Trois ans , il fit son premier voy

ze au Caucase, d’où il rapporta vingt-quatre mille insectes et de nombreuses observations de tout

En 1850, il revint au Caucase, vis

genre. De là datent véritablement les premiers pas de sa carrière. ivante l’Osséthie et l’Iméreth, et fonc belles coïlections qu'il avait su réunir, le Musée de la Société de Géographie; ce fut l'or dont la dirction appartient aujourd’hui au D' Radde.

à l’année

e aux nombreuses et

1e du musée éaucasien

Notre but n’est pas de suivre l’infatigable explorateur dans ses pérégrinations incessantes à travers l’isthme ponto-

caspien. Chaque année amenait de nouvelles excursions, de nouvelles recherches et de nouvell

découvertes. Il nous suffira de rappeler les principaux événements d’une vie qui peut se résumer en deux mots :

vail et persévé- En 1860, il ions qui furent

rance! En 1859, il fut nommé conservateur du Musée de la Socié

phie, qu'il avait accompagna M. Abich dans ses

reprises en {861 et 1862, dans

géol

exploration ques en Daghestan et en Tchetchèna, explora é ra. En 1864, il fut dép

CGauc. fl, d

ons d'Akhaltzikhe et de l'Adj dé des collections

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