COS P P^ A V G N D O
Je ne sais ce que peuvent contenir les trois dernières lignes, mais il n'y est pas question, je pense, de Julia Augusta.
Derrière léglise. Colonne. Haut, (bas brisé) i^.Si, diam. o™,36. Haut, lettres o"',o4.
C O N S T A NTIO NO BI LIS SIM O CAES
Inscription de Constance Chlore.
Je n'ai pas retrouvé le fragment de borne publié dans le Corpus, n" io38û. — Il y a encore dans les ruines dcu.\ autres bornes milliaires (une au sud-ouest, une autre près de notre n° 219), mais elles sont complètement illisibles.
Dans l'édiQce représenté flg. 5o. Colonne, enterrée. Haut, lettres o",o8.
TRACÎV S îi Tractus ( ?).
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 42. Plan de la basilique d'Hencliir-el-Atech.
A. Vestibule s'ouvrant, non de face, mais sur les deux côtés.
B, B, B, B, B. Piliers présentant des ornements striées aujourd'hui peu distincts ; losanges, chevrons, cadres rectangulaires.
Fig. 43.
C. Porte principale. Les deux montants présentent des mortaises destinées ù maintenir la barre de fermeture (voir tig. 43. Gonf. p. 17).
D,E. Portes des bas-côtés. Dans les montants de la porte D, mortaises semblables.
FFFF. Tronçons de colonnes appartenant aux deux colonnades qui séparaient la nef des bas-côtés.
GGGG. Fragments de demi-colonnes qui terminaient chaque colonnade contre le mur d'entrée et à l'entrée de l'abside.
H. Chœur.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF I*. Reste do la fermeture du ehœur (voir fig. ^6).
J. Abside.
K. Colonne faisant partie de la décoration de l'abside (voir lig. 49)-
L, M. Salles Manquant l'abside.
N. Fragment de table (?) en pierre (voir fig. 47)-
Fig. 43. Montants de la porte principale avec F'
les mortaises servant à maintenir la fermeture (lettre C du plan).
Fig. 44- Chapiteau d'une des colonnes de la double colonnade de la nef. Il y en a deux qui gisent à terre, à droite de la basilique.
Fig. 45. Chapiteau d'une demi-colonne, gisant à droite de la basilique, près de la salle M. Ce chapiteau a dû être placé k l'entrée de l'abside.
Fig 46. Reste de la fermeture qui isolait le chœur. : JC
Fig. 47- Fragment d'une plaque en pierre, p;„ ^g
présentant sur sa partie supérieure des tilets en creux ; il a dû appartenir à une table (lettre N du plan).
Fig. 48. Corniche courbe qui surmontait le tour de l'abside. Plusieurs morceaux semblables se voient derrière l'abside.
Fig. 49 et 49 a- Colonne courte, présentant dans le sens de la longueur deux bandes en saillie (lettre K du plan). Elle a dû appartenir Fig. 49 o.
à une colonnade posée sur le mur même de
l'abside et surmontée de la corniche ci-dessus (cf. plus haut fig. 3i-34 et 40).
I. C'est pai' eii'eui' que cette lettre 1 a été omise au-dessous de la lettre H.
Fig. ôo. IMan d'un petit édilice
*É22zm?M m^/z//m7M
situé au nord-ésl de la basilique.
AA. Bases de demi-colonnes (socle élevé ; moulures consistant en un tore, un filet, une scotie, une bande, un tore).
B. Cippe dont l'insciiption est publiée plus haut, n" 218.
A 'i kilomètres et demi au nordnord-ouest d'Henchir-el-Atech, quelques pierres (ferme ; n» 79 sur la carte).
Aln.'-Garsa, petite ruine sans intérêt (no Se sur la carte). — Puits qui semble romain et cuves. Près de là, cuve décorée sur une de ses faces longues de quatre rosaces, deux en relief et deux incisées.
f Biar-Ouled-Athman (n" 81 sur la
carte). — Deux groupes de ruines, à 600 mètres l'un de l'autre. Restes de pressoirs, rouleaux, cuves : l'une d'elles est décorée dun phallus en relief. Puits. Ces ruines ont été défigurées par la construction de murs et de maisons arabes
Métr
Fis. 50.
Fis. 51.
0 10 to
Gn tunt trti Fig. ai.
dans le voisinage. Dans le second groupe de ruines, situé au nordest du premier, on trouve çà et là dans des murs arabes écroulés
des fragments d'architecture qui prouvent qu'il y a eu là une basilique'. Voir les figures ci-jointes.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 5i . Fragment d'un bloc de pierre présentant sur sa face antérieure le signum Chrisli (en A se trouve une mortaise quadrangulaire).
Fig. 5î. Chapiteau d'une demi-colonne.
Fig. 53. Autre chapiteau (deux exemplaires). On voit à côté deux autres chapiteaux de demi-colonnes dont la décoration consiste simplement en bandes superposées.
Fig. sa.
Fig. 54.
Fig. 54. Base d'une demi-colonne (deux exemplaiies).
Il y a en outre près de ces débris des fragments de fûts de colonne» simples, de colonnes présentant dans le sens de la longueur deux bandeaux saillants (cf. fig. 49) et de demi-colonnes. Ces t'ùts ont dû appartenir au même édifice.
A un kilomètre à l'ouest de Biar-Ouled-Alliman, quelques pierres taillées au milieu de gourbis en ruines, construits eux-mêmes avec des matériaux antiques : débris de pressoirs (n° 82 sur la carte). — Il y avait encore deux petites ruines entre ce lieu et l'extrémité septentrionale du Chott-el-Beida (n°' 83 et 84) : elles ont été presque complètement détruites pour la construction d'un moulin français. — Ruines de fermes à quelques centaines de mètres de la fontaine d'Ain-Guingnctt (contre la Sebkha-el-Gousset et à un
1. J'ai clicrché eu \aiti l'inscription chrétieuno ('. I. Z., Si7o (Frraud) : ... Dei beata et in Cristo coupurata. Kilo a dû (■Xtc jetée ;"i l'intérieur de i(ueli(ue mur arabe.
kilomètre et demi au nord-est : n" 85-86 sur la carte). — Sur la gauche du tracé probable de la roule, pierres taillées (quelques pressoirs) à l'exlrémilé septentrionale du Cholt-el-Fraim et à un kilomètre et demi plus à l'est (n°'S7-88 sur la carte).
Bel-Aroug, ruine d'une étendue médiocre, au sud du Djebel- Braham (n» 89 sur la carte). — Il y avait là, au nord du village antique, une église que M. Poulie semble avoir vue en assez bon étal*. Aujourd'hui le plan en est à peine reconnaissable. L'édifice mesurait 19"', Go de longueur (sans l'abside) et 12™, 4o de largeur. La nef, séparée des bas-côtés par deux colonnades, était large de 4°>9o; ''abside, détachée, était profonde de 5™,4o. Celte abside était plus élevée que le reste du monument. L'église était orientée à l'ouest. J'ai retrouvé dans la maison d'un Arabe, récemment construite, des fragments d'architecture appartenant à cet édifice (voir fîg. 55 et 56). Dans un gourbi, à une cenlaine V'vv. de mètres environ au sud de l'église, ce bout d'ins-
Fig. 55. criptioû :
Haut, lettres o'n,o4.
Fig. 56.
[D(omino) n{ostro) Fl{avio)] Vale[r]io C[onstantjno... C'est peut-être un fragment de borne milliaire.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 55. Base d'une des colonnes de la basilique (le bas a dû être enfoncé en terre).
Fig. .56. Table (longueur 0^,75, larg. o™.56, épaiss. o™,ii). — Il y a
1. Recueil de Constantine, t. XVI. I873-18T4, p. 4.'>5. Je nai pas retrouvé linscriplion r. 1. L., 8700.
au même endroit un fût do colonne, présentant dans le sens de la longueur deux bandes en saillie.
A 2 kilomètres à Touest do Rel-Aroug, prè? d'une niechta, se trouve encore une ruine peu étendue (n» 90 sur la carte). Pressoirs.
La voie romaine devait se continuer sur Sétif en passant par deux ruines que je n'ai pas visitées : à la Mechta-Haméidan ' et à Gnidjel» (n"' 91 et 92 sur la carte).
L'Itinéraire d'Antonin indique une route de Tébessa à Sétif par Lambèse'. Je reproduis ici la liste des localités situées sur cette route entre Lambèse et Sétif.
Lambese .
Diana mpm. XXXIII.
Nova Tetra XIIII.
Gemellas XXII.
Sitifi XXV.
Il ne me semble pas douteux que la route marquée dans l'Itinéraire ne soit celle que nous avons suivie sur le terrain. Il reste à identifier entre Diana et Sétif les deux stations de Nova Petra et de Gemellae.
C'est à Henchir-Encodda que plusieurs archéologues placent Nova Petra*. Ce castellum était ainsi appelé, selon les Actes du martyr donatiste Marculus, quod ardui montis 'praec'qntio et nomme et vicinitate coniunctum esset. Marculus y fut enterré et l'endroit devint un lieu de pèlerinage pour les donatistes =>. Quoique Henchir- Encedda soit une ruine peu importante, c'est peut-être avec raison qu'on l'identifie avec Nova Petra : la distance entre ce lieu et Ain- Zana est à peu près celle qui est indiquée sur l'Itinéraire d'Antonin : le mo7is arduiis est le Djebel-Agmerouel, au pied duquel est située la ruine. On pourrait cependant penser àHenchir-el-Atesch, où se trouvent les ruines d'un édifice chrétien important.
2. c. I. L., 8090 et 8691 ; Delamare, Exploration scientifique de l'Alr/ih-ie, pi. 88 et 89.