Les Arabes l'appelaient Tefaced, corruption de Tipasa
5. Sur les ruines de Tipasa et ses inscriptions antiques, voir Corpus inscr. latin., t. VllI, p. 797 et 974. On trouvera dans le Corpus l'indication de la plupart des auteurs antérieurs. Le principal est Héron de Villefosse dans les Archioes des ifissions, série III, t. lI(187o), p. 400 sq. Voir en outre Texier, dans H Revue archéolngiqne^i. 111 (1846-47), p. 7-26; Lcclerc, ibidem, t. VU (1851), p. 553 et pi. foi ; Dupuch, Essai sur l'Algérie chrétienne, p. 209 sq. ; Fischer, Petermann's Mittheilungen, t. XXXllI (1887), p. 8; L'Illustration,\. LXIV (18''4;, p. 156 (sarcophagf? chrétien) ; Martigny, Dictionnaire def Autii/uiti-s chrp.tiennci, 3" édition, fig. à la p. 703, et Waille, De Caesareac mouumentis quae supersunt, p. 97 (deux panneaux en pierre ayant appartenu peut-être à des cancels); Ephemeris epigraphica, t. 'V, p. 460 et 502; t. Vil, p. 156 et 204; P. Gavault, lievue africaine, t. XXVII (1883), p. 160,321,400,479; t. XXVIII ^1884), p. 74 et Heoue algérienne, 4» année (1891), p. 136; Poinssot, Bulletin des Antiquités africaines, l. Il
logues doivent être très reconnaissants envers M. Trôniaux, sur les propriétés duquel presque toutes ces ruines se trouvent, du soin avec lequel il veille à leur conservation. Je suis heureux de le remercier ici de l'aimable accueil qu'il m'a fait, et de toutes les explications qu'il m'a obligeamment données, pendant mon séjour d'un uiois et demi à Tipasa Mevrier-mars 1S91).
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Fig. 1. — Plan do Tipasa.
Il y avait trois collines dans la ville antique de Tipasa : celle de l'ouest et celle de l'est étaient coupées par les remparts ; quant à celle du milieu, la plus grande, elle était entièrement comprise dans l'enceinte (voir la carte ci-jointe, fig. i).
(1884), |). 214et311 ; Schmittor, Bullet.i>ii'pir/ra/jhique,t. IV (1884), p. 235, n° CLXVIII; Bulletin arch(^nl. duComité, 1887, p. 180, n" 811 (inscripl. des papiers de I/'on Renier); H('Ton de Villefosse, Bulletin du Comité, 18'èO, p. 266 ; Audollent et LeiaUle, MiHanr/ei de l'École française de Ronie,\. X (1890), p. 416. — On n'a encore trouvé à Tipasa que très pou d'inscriptions. L'emplacement pi'obable du forum, près de thermes, au point où devaient se rencontrer les routes de Cae.iarea (Chercliel) et A'ico-iium (Alger) est maintenant très enterré, — de 4 à 5 mètres au moins, — par suite des apports séculaires d'un ruisseau (aujourd'hui détourné dans la direction de l'ouest). Quant aux nécropoles paycnnes où il y avait sans doute beaucoup d'inscriptions, elles s'étendaient surtout à droite et à gauche des routes de faesarea et d'icosium, en dehors des remparts, dans les propriétés Trémaux et Couloniliel. On y a trouvé de temps en temps des tombes (entres autres le monument do la route de Caesarea qui renfermait les deux
6 PREMŒHE PARTIE
Voici coramenl est décrite la collis templensis, où était adoré le serpent : Templi eral eleclus admodum locus, quo collis caudbus supereminms ubi funduta est civitus solidilate saxorum in uinbilico quodam t'iusdem erigitur ulrimque, toti iinminens civitati et aequoris gurgitem in pronum decumbens medio sui adgestu disferminans. En jetant les yeux sur la carte, on reconnaîtra dans celte description la colline où s'élève aujourdhui le phare, colline qui se trouve au milieu de la ville antique et qui forme un cap avancé dans la mer. — .. . Hic iUique locus at origine atque ab ipso conditae civitalis auspicio, quod ydoloriim cultus indigenis regnabal, templensis nomen accepit, eoquod illic cuncta velut a publica conversotione remotissima statula forent sacella templorum'. Ces temples payens ont dû être abattus ou couverts par des constructions de basse époque. On n'en trouve pas la trace. Cependant, en 1891, M. Trémaux, en faisant exécuter quelques travaux dans sa propriété, entre sa maison et le phare, a découvert, au-dessous de constructions de basse époque, des fragments d'entablement et plusieurs grandes bases de colonnes en pierre d'un bon style, qui peuvent avoir appartenu à un temple. — C'était sur cette colline que se trouvait le sanctuaire du serpent, contre la mer, puisque Salsa, s'il faut en croire son biographe, jeta dans les flots la tète, puis la pesante statue de l'idole. Cet endroit fut occupé ensuite par une synagogue juive, mais à l'époque où écrivait l'hagiographe, une église chrétienne en l'honneur de la martyre s'y élevait». — Je n'ai pas retrouvé la trace certaine de cette église. Les travaux entrepris pour la construction du phare ont pu en faire disparaître les ruines. De plus le sommet de la colline est couvert de broussailles et, en certains endroits, cultivé, si bien qu'une étude topographique n'y est pas aisée. Près du phare, le long du chemin qui y conduit, on voit une base de colonne (qœ.GG de côté ; 0^,26 de haut) et un fût de colonne eu pierre (long. i™,5o; diamètre o™,33), de mauvais style, qui ont pu appartenir à un édifice chrétien. Une douzaine de lampes chrétiennes ont été trouvées il y a quelques années par
beaux sarcophages en marbre conservés chez M. Trémaux), mais ces deux régions sont aussi assez enterrées et de plus elles sont maintenant en partie couvertes de vignes. En outre, Tipasa a pu être privée d'une partie de ses inscriptions par suite du transport d'un certain nombre de pierres à Alger pour y servir de matériaux de constructions (par exemple CI. L, VllI, 9290). Le recueil des inscriptions de Tipasa ne s'accroilra plus guère.