‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 54 sur 266 · Comme me le fait remarquer M. de Rossi · texte numérisé non relu

Comme me le fait remarquer M. de Rossi

i. Dans une note insérée dans les Mélanges de VEcole française de Rome, l. XI, 1891, p. 1S4, j'atais indiqué à la troisième ligne du second morceau, quelques traces de lettres où j'a-vais même cru voir... PiSCO..., tout en observant que cette lecture était fort douteuse. Elle l'est tellement que je pense qu'en somme il vaut micuv ne rien indiquer du tout.

DEUXIÈME PARTfE

En octobre et en novembre 1S91, j'ai visité les ruines romaines situées entre Sélif, Ain-Zana (l'ancienne Dia7ia Veteranonim) et Ngaous. J'ai fait ce voyage à l'aide de fonds mis à la disposition de l'École des lettres d'Alger par la Direction de l'Enseignement supérieur. J'adresse ici mes remerciements à M. le Gouverneur général de l'Algérie qui a bien voulu me recommander d'une manière toute particulière aux administrateurs des communes mixtes que je devais parcourir, ainsi qu'à MM. Tardieu, Oppctit, Bédouet, Henry, administrateurs des communes des Righas, des Eulmas, d'Ain-el-Ksar, de Ngaous, à M. de Léotard, administrateur adjoint de la commune des Righas : leur amabilité a beaucoup facilité mes recherches.

On peut distinguer plusieurs régions dans le pays que j'ai visité : 1° la belle plaine du Bellezma, enfermée dans un cercle de hautes montagnes, plaine où le sol est très fertile mais insuffisamment arrosé • ; •>." la partie orientale du Hodna, où les cours d'eaux sont nombreux, mais où la terre, argileuse, se prête moins à la culture; 30 plusieurs massifs de montagnes dont les principaux sont ceux du djebel Bou-Thaleb, du djebel Mouassa, des Ali-ben-Sabor et des Ouled-Sellem ; une population d'origine berbère les habite ; les crêtes sont encore aujourd'hui assez boisées; /(" la région des chotts (chott El-Bcida, chott El-Fraïra, etc.), nue, malsaine et presque déserte,

1. Voir une étude do M. Luciani sur le Bcllczm.i dans la Revue île l'Afrir/iir françaixe, 1888, p. Ï13 sq., :U0 sq.

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Tout le. |)ays plat, aussi bien autour dos cholts que dans le Bellezma, était très pouplé à l'époque romaine. L'eau potable étant peu abondante, des puits nombreux furent creusés dans la région des cholts, des barrages établis dans le Bcllezma, et chaque propriétaire eut sa quantité d'eau strictement mesurée'. — Quant aux montagnes, elles devaient être couvertes de belles forêts; des routes furent cependant tracées dans les étroites vallées qu'elles enfermaient et des centres de population assez importants y furent fondés.

Cette contrée se trouvait sur le territoire do deux provinces : la Numidie et la Maurélanie. La route de Séfif à Auzia par le Hodna était tout entière en Maurétanie, mais la frontière de la Numidie la côtoyait presque -.

En Numidie, dans la partie méridionale du pays que j'ai visité, il y avait deux iiiunicipes très importants : Lamasba et Diana. Le territoire de la première do ces villes embrassait tout le BcUezma^; celui de la seconde s'étendait jusqu'à •iG kilomètres au moins à l'ouest de la ville*, et aS environ à l'est'. Diana, où s'étaient établis des vétérans de la légion III Augusta, lut constituée en municipe sous Anlonin le Pieux»; ses beaux arcs de triomphe et les textes épigraphiques qu'on y a découverts montrent quelle fut sa prospérité à la fin du ii^ et au iii« siècles. Lamasba semble avoir été favorisée spécialement par l'empereur Garacalla'. La romanisation de ce pays fut, scmble-t-il, assez complète : les inscriptions les plus humbles y sont en général rédigées correctement. Plus à l'ouest, il y avait encore deux villes assez importantes : Zarai (Zraia) et Ngaous (don;, le nom antique est inconnu, mais qui était peut-être une colonie)». Partout des routes; les très nombreuses bornes milliaires qui ont été retrouvées datent des iii^ et iv siècles; les plus anciennes sont du règne de Garacalla.

La population très dense de la région des chotts semble avoir

1. Voir ;"i ce sujet les tables de distribution d'eau qu'a décoin ertes M. Masqueray à Merouana {Ephemerix epiijraphica, t. VII, n" 7S8).

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