‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 7 sur 266 · Catalofjus codicum, p. 351,, § 12 et p · texte numérisé non relu

Catalofjus codicum, p. 351,, § 12 et p

sainte : nous venons qu'on dislingue nettement plusieurs époques dans la construclion de cette basilique et qu'en particulier la longueur en fut doublée.

Le christianisme, qui vers le début du iv" siècle ne comptait encore à Tipusa que peu dadeplos, s'y répandit rapidement. L'inscription d'un acte officiel du iv» siècle, d'une table de patronat en bronze envoyée par Yordo Ttpasensium à Flavius Hyginus, ancien gouverneur de la Maurélanie Césarienne, est surmontée d'un monogramme constantinien, accosté de l'a et ]'«>*. Sous Julien, les catholiques deTipisa eurent à souffrir des violences de la part des donatistes, encouragés par le gouverneur de la province, Athenius*. A la fin du V^ siècle, en 4S4, sous le roi vandale Hu. néric, les Tipasiens furent de nouveau persécutés pour leur foi. Ne voulant pas subir un évèque arien qui leur était envoyé de Carthage, ils s'embarquèrent presque tous et se réfugièrent en Espagne. Il n'en resta que fort peu à Tipasa. Victor de Vile ajoute qu'ayant résisté à toutes les tentatives que l'évêque arien fit pour les convertir, ils furent condamnés à avoir la main droite et la langue coupées : ils n'en auraient pas moins recouvré plus tard l'usage de la parole '. — Dans les ruines de Tipasa on rencontre les restes de plusieurs édifices chrétiens. Sur la colline occidentale, à l'intérieur de la ville, mais tout contre le remparl, M. Gavault a découvert un baptistère et une petite chapelle* : à côté se trouvent les restes d'une grande basilique'. Près de là, en dehors du rempart, s'étend un vaste cimetière chrétien dont plusieurs monuments sont dignes d'intérêt, en particulier une construction ronde, de 18 mètres de diamètre, entourée de demi-colonnes et présentant à l'intérieur une suite d'arcosolia^, ainsi qu'une tombe creusée dans le roc au bord de la mer et décorée de peintures aujourd'hui presque complètement effacées'. Au milieu même de la

1. Corpus inscr latin., t. II, u* 2210 {= Hùbner, Inscriptiones Hispaniae chrittianae, n* 127) : trouvée à Cordoue.

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