‹ Recherches archéologiques sur les îles ioniennes (volume 2)Chapitre 19 sur 43 · I. — CORFOU · texte numérisé non relu

I. — CORFOU

Sous le pavé du sanctuaire de l'église est , paraît-il, un souterrain dont l'entrée est aujourd'hui fermée. Selon M. Romano, on croit qu'il y a des catacombes sous l'église ; l'ouverture aurait été condamnée parce que quelqu'un y étant descendu y aurait péri. Dans les Détails sur Corfou on lit : « A quelque distance des aqueducs souterrains on voit un temple assez vaste... Les cryptes ou catacombes de ce temple méritent d'être visitées. L'entrée est dans le temple. Depuis quelque temps on l'a fermée , sur des bruits populaires. »

Quant aux restes antiques qui avaient été trouvés près de l'église, on n'en voit plus trace aujourd'hui. La mosaïque est au musée du gymnase.

Dans plusieurs terrains voisins de l'église de Palseopoli, on aperçoit des blocs de pierre taillés ou des tambours de colonnes doriques. Un peu plus haut que l'église , sur le chemin qui va au Canon, est le terrain de M. Grollos, où auraient été trouvés, au dire de M. Romano, tous les décrets corcyréens qu'on possède (?).

Église de SS. Jason et Sosipatros. — Au N. de l'église de Palaeopoli , en descendant vers Anemomylos, est l'église de SS. Jason et Sosipatros , construction byzantine (1), que Mustoxidi (p. 405) attribue au douzième siècle; à l'intérieur, on voit trois belles colonnes anciennes, dont deux en marbre noir veiné de gris et l'autre en marbre blanc grisâtre, toutes trois d'un morceau. De chaque côté de la porte d'entrée il y a une inscription byzantine , très difficile à lire, parce que beaucoup de lettres sont effacées ou maladroitement repeintes en noir. Ces deux inscriptions ont déjà été publiées par Must., /. /., et dans le C. I. G., 8802 (d'après Marmora, p. 144), mais avec de singulières inexactitudes.

A droite de la porte :

■\- X) (ftOToXafjLir:?); xa\ itepi'pXeTiTOç Sojxoç | twv (jo^toTaxcav xal ôeiwv aTToaxoXwv | ô irplv axoff(/.oç Ive [sic] (/.txpoT/iTt toXwv | vïïv TteptxaXX'^ç xal 7rsp(So$oç wtpOyj • j xaXXei STe^avoç ô xXivoi; ôurjuoXo; | toûtov xaT£XO(T[xyi(iev eùueêocppovwi; j et; Xutpov

5 >|/[u])(^ix[wv ô]cpX£?(jiàT[(i)]v auTOu

H'VT^M'i'lv àve7î(X|?[7rTov] xal ^p-

[oTJOIC? KA?eV.

Ligne 2, lisez Iv ; 1. 5, ôcpXyKAaTwv ; 1. 7, xXéoç. (1) La seule qui soit à Corfou.

Les lettres entre crochets ne sont pas visibles ; les lettres capitales suivies de points d'interrogation sont douteuses ; les traits verticaux marquent la fin des vers.

Dans le C. I. G., la fin de l'inscription est donnée comme il suit :

elç Xuciv aÔTOu ^jwj^txôiv ôtpXrjfxaTwv fiVT^jxTjv t' (xv67t{XetTrcov xat ^poTtov xXéoç.

A gauche de la porte :

Mv7i(jiO(ruv7)ç To8e teû^ev YTTGPTGP ffocpov

Ipyov ^T^cpavoç ôuetTtoXoç (X[X7tXa[x]7i[[jLaTa)v] '|"^X'Î''

irotxtXojxopçov Twv àytiov KAINO.WN?? [lit?]! Oso-

<pdlvouç Trpoe'Spoo eC€TPe AH MATA?? Hh^t)?.

Ligne 1 , après ôireprep- , 5 OU 6 lettres illisibles ; on dirait que les dernières sont epri ; ôuepTépa j^epi ?

Le C. I. G. publie ainsi cette inscription :

Kal ToSe TEÛÇev utto Xpt(rrâ) Swtîîpt •(Tocpov epyov Sré^avoç 6 6ur)7roXoç etç Xuffiv auToti ttoXXwv à(/.7:Xaxy)(AaTa)v.

IloiXtXojXOpcpOV 2TECpdvOU TOU TtpoÉSpOU

eùpî) TTOviqaa vaov xaXXtepyTÎaai (TU(A7:pa^e Xi'av àXeiTCTOu epyov (xvtiixtjç.

Dans le parc de la villa royale de Monrepos, dont l'entrée est en face de l'église de Palseopoli , on trouve un i)eu au delà de l'église qu'on a à gauche en entrant, siu- un terrain en pente, des restes d'une construction rectangulaire qui est peut-être de l'époque romaine ; ce sont des murs faits d'assises alternatives de briques et de ciment, les briques étant placées tantôt en long, tantôt en large ; le haut de la construction est un mélange irrégulier de pierres, de briques et de chaux.

Temple de Cardachio. — De l'église de Palœopoli, une route monte au point culminant de la presqu'île , où est le hameau de 'Ayià 'AvaXirl/tç ; c'est au-dessous de ce hameau, sur la pente E. de la presqu'île , qu'est l'endroit appelé K«f Sàxt (Cardachio) , avec les ruines du temple dorique.

Sur la pente de la colline , à une certaine hauteur au-dessuç de

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