‹ Recherches archéologiques sur les îles ioniennes (volume 2)Chapitre 8 sur 43 · I. — CORPOU · texte numérisé non relu

I. — CORPOU

ApoUonios de Rhodes, 4, 1174-1175, oî 8' ànor^loZ | K%oi Maxpt-

8t7]; £1:1 Treipafft ■/sçYTiCOio, Scholiaste : ■fi xSv Kepxupaitov IttI ^epaovi^ffou xeiTai. Orjfflv oOv îoropixwç oTt (xaxpàv àiro tyjç TtoXewç eirl toû atyia^ou t^ç )(6p(T0vi^ff0u -^(lav Iv ^ effTiv ^ Tzéikiç , wç 'AitoXXcûviSyi; Iv tw IlepiTtXto tt); EùpwTTiriç,

/6îrf., 983, àfxçiXacp'Jiç Tr{eipa Kepauvtr) eiv àXl v^ffo;, etc. — Scholiaste : àfxtptXatprj Se tov Xtfxsva etpTÎxev ràv à(jL<poT£pto6ev TrpoaopjjLOv Ij^ovTa , 8v KaXXf- (xa/oç à[ji.cpiSu[jt.ov eTTrsv. 'laroptxwç 8è 'AiroXXwvtoç à(X(|)tXai^r) tov Xtfxsva cpr^al 7:avTax.<^6ev Trpoaop[AOv iyoMTU. 'IfftopsT Se irepl toïï Xt|Aévoç twv OatOcxwv 'AttoX-

Xtovfô-iqç Iv T({) ïlepiTlXo) t5)Ç EÙpWTDfJÇ.

ThuC, 3, 72, 3 : à [xèv S^[xoç Iç t^v àxpoTToXtv xal rà (xeTewpa t^; «(iXewç xaTaçewys' J^»^ auTOu ÇuXXsYeU îSpuÔY) xal tov 'YXXaïxèv Xtjxéva eT}(ov • oî 8k (= oî ôXtYot) T^v TE àyopiv xaTsXaéov , o&irep oî iroXXol wxouv auTwv , xal Tàv XifXEva TOV Trpbç auT?) xal Trpà; t^v yJTtstpov.

Eustathe, Comm. in Dion. Perieg. [Geogr. Gr. min., éd. Didot, II, p. 310) : 8uo Se Xtfiivaç fi 4>ataxlç iyti , ôv ôaTepoç 'AXxivcJou X^y^Tat.

II résulte de ces passages que la ville de Gorcyre avait deux ports : l'un , appelé port Hyllaïque , était la lagune actuelle de Khalikiopoulo ; l'autre , qui était sans doute le port d'Alcinoûs mentionné par Eustathe , était la baie de Kastradhis. L'agora (1) et le quartier des riches se trouvaient près de ce dernier port ; par conséquent ils devaient être dans le terrain plat qui s'étend à l'entrée de la presqu'île.

L'acropole se trouvait sur le haut de la chaîne de collines qui forme la presqu'île , vers le hameau de Haya Analipsis.

Scylax, Périple, 29 {Geogr. Gr. min., I, p. 34), dit en parlant de

la ville de Gorcyre : Xtixévaç iyooaot. TpeTç xaTà rJiv TuAtv • TOUTWv ô eTç

(sans doute la lagune de Khalikiopoulo) xXeioro'ç. Le troisième port devait être la rade actuelle de Gorfou.

Xénophon, HelL, 6, 2, 7 : litsiTa Se xaTedrpaTOTreSeuffaTo tw [xàv iteCw IttI Xocfo) àTO)(ovT[ Tïiç toXeo); (bç TOVTÊ crraSta { sans doute une des collines qui sont au N.-O. de la presqu'île, à l'O. ou bien au S.-O. de la ville actuelle ) , upà ttî; x^p»? ovti , Stuio; àicoTéfxvoiTO Ivreuôev et tiç ItïI T'Jiv x^topav Twv Kepxupa(tov è^ioi - to 81 vaurixàv eîç Taitl OaTepa tÎ)ç toXscoç xaT£(7TpaT0TOSeuffev (peut-être au S. de la baie de Khalikiopoulo ? ) , fvôev met' âv th. ■rrpoffTrXéovTa xal ■7tpoaKT6acve(j6at xal StaxioXueiv. IIpo; 8ï TouTotç xal litl tw Xtfxs'vt (peut-être dans la baie de Kastradhis?), ÔTTOTE \l.^ X^'f*^^ XCoXuOt, ÊÇ(Op[JI.El. § 20 : 8 S'ItTeI TtapETa^aTO, aÙTOÇ

it.h Tobç xaTà tJc; iruXa;; twv TtoXEjxftov Tp6i|ia[ji,evo; ItceSiwxev * oî S'ItteI Iff^ç TOÙ TSi^ouç ÈY^vovTo , dveaTpéçovTO te xal aTco twv {jLvyjfjiaTWV sêaXXov xal

Of. Plut., Cat. min., 38, 2.

44 nECHERCHBS ARCHÉOLOajQUp SUR LES ILES IONIENNES.

^o'vTiÇov. — Il y avait donc un cimetière à la porte de la ville , au N.-O. de la presqu'île (cf. plus loin, p. 21 et suiv.).

ThuC. , 3 , 74 , 2 : SeîaavTEç oî àXiyoi [t.^ aÙToêoet ô S^ixo; tou — vso)p{ou (cf. C. I. G. , 1838 b) xpaTT^ffEiev è'TTeXôtov — èfXTtnrpafft tkç oixiai; tkç Iv xuxXo) t9); ^YopSç — STttoç jx'^ r) ecpoSoç — , &<m xat /piqixaTa izoUk sixiroptov xaTexauôri. — Ce vaojpiov était-il situé du côté de Kastradhis ou du côte de Khalikiopoulo , comme le croit Bursian?

Nous connaissons aussi par Thucydide un temple d'Héra , qui se trouvait près du rivage, vis-à-vis d'une petite île. 3, 75, 4 : xaOi- Çoufftv Iç rh 'HpaTov txérai xal y^yvovrat oùx iXotatrouç TÊTpaxoaiwv. X) 8i S9)[xoç , Se((7a; |xt^ tt vewTepia'Wffiv , àwicnrial tê auToùç iztidixç xal Bi<xxoii.i^ti I; T^v :tpà TOU 'Hpatou vîî<iov. Cf. 1, 24. 3, 79. Diodore , 13, 48 : (Kovwv) xa6top[i.i(jôr) irpbç tw ttIç "Hpa; repivei. — Quelle peut être cette île ? Ce n'est pas Ptychia, qu'ailleurs Thucydide nomme par son nom ( d'après le passage de Ptolômée cité plus haut , Ptychia semble être l'île actuelle de Vido). Bursian croit que c'est le petit îlot de Pondikonnisi, situé à l'entrée delà lagune de Khalikiopoulo. Mais M. Romano m'a assuré que cet îlot, qui , dans son état actuel, paraît déjà un peu petit pour recevoir quatre cents personnes , n'existait que depuis quelques centaines d'années (I) ; auparavant ce n'aurait été qu'un écueil ; on y aurait apporté de la terre pour y construire le petit monastère du Sauveur qui s'y trouve aujourd'hui ; ce fait serait attesté par une inscription conservée dans le monastère môme. M. Romano pense, avec Mustoxidi (p. 150), que l'île dont parle Thucydide est aujourd'hui réunie au continent et fait partie de la ville moderne ; peut-être était-ce la citadelle actuelle ; le rocher de la citadelle est en effet encore aujourd'hui une île séparée de la ville par un canal très étroit , il est vrai , mais qui pouvait être beaucoup plus large dans l'antiquité. Dans cette hypothèse, le temple d'Héra aurait été là où est aujourd'hui le faubourg d'Anemomylos , du côté de l'église de Saiut- Jasou.

Thucydide mentionne encore : 3, 70, 4, \exi\uwç deZeus et celui d'Alcinotis; 3 , 75 , 3 , l'Upbv des Dioscures; 3, 81, 5, l'Upàv de Dionysos.

L'inscription n" 1840 du C. I. G. nous donne un certain nombre de noms se rapportant à la topographie ancienne de Corcyre :

(1) Les Détails sur Corfou disent également que ce petit rocher, appelé à tort par certains auteurs « île d'Ulysse », n'existe que depuis deux ou trois siècles. Il ne faut entendre cela que de l'îlot dans son extension actuelle ; car l'écueil qui a servi à former l'îlot est déjà mentionné par Bondelmonte , qui vivait au commencement du quinzième siècle.

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