INTRODUCTION
Le mémoire qui suit, ainsi que d'autres mémoires sur Géphalonie, Zante et Gérigo (1), qui seront publiés prochainement, sont les résultats d'un voyage que je fis aux îles Ioniennes pendant l'été et l'automne de 1876. Ce voyage avait pour but de relever et de décrire tous les restes antiques qui existentaujourd'hui dans les Sept-Iles, en vérifiant et en complétant les observations des voyageurs antérieurs. Ces restes antiques sont en général peu considérables; si Gorfou possède des antiquités importantes , mais déjà plusieurs fois décrites, dans les autres iles Ioniennes on ne rencontre guère que des débris de murs , des tombeaux , et surtout des restes d'enceintes fortifiées, appartenant en général au système de construction connu sous le nom de cyclopéen ou de pélasgique, et marquant l'emplacement de villes anciennes. Les inscriptions, les monuments figurés sont rares et presque toujours insignifiants. Tout ce qui avait quelque valeur et qui pouvait être déplacé a dû être emporté par les Vénitiens ou par les Anglais. Néanmoins , si rares et si peu importantes que soient les traces de l'antiquité qui ont subsisté dans ces îles, elles n'en fournissent pas moins d'utiles renseignements pour la connaissance de la topographie ancienne, qui ne se doit pas tirer seulement des textes des auteurs, mais aussi de l'étude des lieux.
(1) Je laisserai de côte, pour lé moment, Leucade et Ithaque, oîi j'ai moins séjourné que dans les autres îles Ioniennes.