V. — a^ppendice
RECTIFICATIONS AU TEXTE DES CARTES DES ILES lONIEiNNES,
Dans le voyage que je fis aux îles Ioniennes pendant Tété et l'automne 'de 1876 , j'eus plusieurs fois roccasion de remarquer , non sans quelque surprise , que la géographie de ces îles était connue d'une façon insuffisante , et que la carte en était encore à faire. Depuis les travaux de l'amirauté anglaise (1), les côtes sont très bien connues ; mais la carte de l'intérieur du pays n'a jamais été levée d'après une méthode scientifique. De 1810 à 1814 , le général Dufour avait , paraît-il , fait faire une triangulation de toute l'île de Corfou , ainsi qu'un plan détaillé des environs de la ville dans un rayon d'une heure de distance; mais il ne semble
(1) On trouve une liste des cartes marines anglaises qui comprennent les îles Ioniennes dans : Mousson , Ein Besuch auf Korfu u. Cefalonien im Sept, 1858, Zurich , 1859 , et Wiebel, Die Insel Kephalonia u, die Meermûhlen von Argostoli, Hamburg, 1873. Ils citent : les cartes levées, de 1817 à 1824, par W.-H. Smyth; ~ la carte des îles Ioniennes et de Malte , par J. Arrowsmith , publiée dans le livre de Davy , Noies and observations on the lonian islands and Malta , Londres, 1842, 2 volumes ; — la carte de TAdriatique et des îles Ioniennes avec les côtes voisines, par J.-8. Hobbs (1844; additions en 1855); — entfn les cartes du capitaine Mansell, qui sont les plus récentes : carte de Corfou avec la côte albanaise voisine (1863-64) ; carte (en 2 feuilles) de Leucade, Ithaque, Céphalonie et Zante avec les côtes voisines (1864-65). — Cérigo fait partie de la carte anglaise du S. du Péloponnèse, par W.-H. Smyth et T. Graves (1825-1844).
pas que ce travail ait profité à personne. Plus tard sir Maitland fit lever une carte de Corfou ; il avait l'intention d'en faire autant pour chacune des Sept-Iles, mais ce projet fut abandonné par son successeur, sir Adam. Napier, dans son livre The colonies.^. Of the lonian Islands in particular, etc. (Londres, 1833), p. 605, se plaint qu'après seize ans de gouvernement anglais il n'y ait pas encore de carte des îles Ioniennes à laquelle on puisse se fier. Dans cet ouvrage (p. 2), il donne une carte de Céphalonie; il en avait publié une autre dans son mémoire sur Céphalonie ( Memoir on the roads of Cefalonia^ Londres, 1825), pi. I; ces deux cartes diflfferent en bien des points , et lui-même déclare que ni l'une ni l'autre ne mérite confiance. Lors des travaux qu'il fit faire à Céphalonie par le capitaine Kennedy pour construire des routes , beaucoup de mesures furent prises , qui auraient pu servir pour une carte; mais il ne semble pas qu'elles aient été mises à profit (1).
Aujourd'hui on en est encore à peu près au même point; si l'on consulte plusieurs cartes des îles Ioniennes , on remarque entre elles des différences assez grandes , et il n'en existe point à laquelle on puisse se fier entièrement.
§ 2. — Cartes générales de la Grèce : carte de l'état-major français^ carte de Kiepert , carte de Petermann dans F atlas de Stieler.
a) On sait que la carte de Grèce levée par l'état-major français ne comprend pas les îles Ioniennes, qui n'ont été réunies au royaume de Grèce que plus tard. Toutefois les îles de Leucade , Ithaque, Céphalonie et Zante sont représentées sur cette carte, sans les détails de leur configuration physique , il est vrai , mais avec quelques indications de hauteurs et avec un assez grand nombre de noms, qui sont pour la plupart écrits d'une façon correcte. J'y ai toutefois noté quelques petites inexactitudes : Céphalonie : Aterra , lisez Atheras.
S. Kiriakhi, — 'Ayti Kuptaxi^ (Haya Kyriaki).
Guardiana, — Vardiani.
Paléo , — Palaeokastro (?).
Vlacata, — Vlachata.
Cataleo , — Kateleo ou Katoleo.
Porros , — Poros.
(1) J'emprunte les détails qui précèdent aux deux ouvrages cités plus haut, celui de Mousson et celui de Wiebel.