‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 17 sur 136 · I. — coupou · texte numérisé non relu

I. — coupou

phalte , de la chaux ou de Pargile ; ailleurs , le couvercle ne tenait pas du tout au vase. On trouva aussi des vases en forme de mortier, contenant des os calcinés et recouverts de demi-coupes en cuivre , dont les bords avaient été recourbés à coups de marteau. Un vase à vin de capacité extraordinaire , rempli d'os calcinés , de gravier et de charbon , était brisé et rajusté au moyen de vergettes de plomb, passées dans des trous pratiqués dans les fragments contigus et unies deux à deux en dedans et en dehors par des traverses également en plomb. Ce vase avait dû servir d'abord aux usages domestiques ; puis , comme il avait été brisé , on Pavait raccommodé et utilisé comme vase funéraire. Un autre de ces vases avait pour couvercle une pierre circulaire et creuse , renversée , qui avait dû servir à Porigine pour presser des olives ou du raisin.

» A part ces vases, on rencontra peu d'objets curieux : des morceaux de verre émaillé à plusieurs couleurs; un miroir en petits morceaux, sans aucune figure ni inscription ; un bracelet de cuivre formé d'un serpent qui faisait différents tours sur lui-même , et en grande partie rongé par l'oxydation. Au bas delà pente, on trouva un grand sarcophage de marbre avec un couvercle en forme de fronton ; il n'y avait ni bas-relief, ni inscription ; au dedans étaient des os et trois vases à vernis noir , très fins et très légers , mais sans figures.

» Enfin, à peu près au niveau de la mer, sur le sol primitif, on découvrit le célèbre tombeau de Ménécrate , et non loin de là la lionne archaïque , qui est aujourd'hui au palais. Du côté opposé, on trouva une autre grande base , également quadrangulaire , destinée sans doute à supporter aussi quelque œuvre de sculpture ; il n'y avait au-dessous aucune fosse , et l'on peut supposer qu'elle avait peut-être quelque relation avec l'épitaphe d'Amiadas, qui fut mise au jour près de là , ainsi qu'une grande jarre enterrée dans le sol et contenant une belle ôSp(a , à vernis noir, pleine d'os brûlés. Encore plus près de la ville ancienne , une belle amphore renversée , brisée au milieu , servait de couvercle à une ôSpia semblable à la précédente et contenant également des os. Ce qui est plus remarquable , c'est que dans le sol du môme terrain plat, à deux pieds de profondeur sous la base du monument de Ménécrate, on trouva encore des jarres immenses et d'autres vases , surtout dans quelques jarres de beaux vases peints de style phénicien ou égyptien , quelques-uns avec des figures humaines eu noir ou en rouge foncé sur fond jaune et rouge. Il y avait aussi deux fûts de colonnes doriques brisés.

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» On fit ensuite une trancbée profonde parant du pied de la co)r Une et se dirigeant vers la mer; on rencontra d'abord des tombeaux de gens du peuple , puis au-dessous une rangée des vases à vin habituels , avec du sable et du gravier à Tintérieur , ainsi que des os et des crâaes.

» Un bon nonxbre des jarres, des yases et des autres restes antiques se perdirent, jusqu'à ce qu'on prit soin d'en déposer une partie au musée du gymnase et au palais. «

Pour compléter ces renseigpements , nqus donnerons un résumé des articles publiés par Oriol; , pendant l'année 1846 , sur la continuation des fouilles de l'ancienne nécropole et sur d'autres fouilles faites en divers endroits de la ville ancienne :

N° 68 (18 avril) (1). — » Fouilles de la nécropole ; découverte de l'inscription d'Arniadas.

N° 70. — » A un endrpit qui devait être un faubourg de l'ancienne ville , près de Sainte-Euphémie , on trouve , en creusant , des restes de vases très fins de terre et de vernis , avec de très belles figures en noir, représentant des sujets bachiques (Satyres, Bacchus barbus , etc.) ; le tout était en morceaux et ne provenait pas d'un tombeau; peut-être y avait-il là, à une époque très reculée, une fabrique de vases.

N** 74. — » Près de Sainte-Euphémie, on déterre un vase avec environ 150 monnaies d'argent, que celui qui les avait trouvées s'empresse de vendre. D'après ce qu'on a pu savoir, c'étaient des monnaies de différents modules, pesant en tout 23 colonnati; elles appartenaient à l'époque de l'autonomie ; il y en avait d'Epire, de Corcyre, de Leucade et des colonies corinthiennes d'Acarnanie ; quelques-unes présentaient des types inédits.

» En creusant la nouvelle route qui, au-dessous de Sainte-Euphémie , va droit à la mer , au pied de la colline où devait être l'ancienne acropole, on rencontre un tombeau, profondément creusé dans le tuf sablonneux, avec des os. Tout autour, on trouve des fragments de vases d'un art plus avancé que ceux des autres tombeaux découverts précédemment : pâte très fine ; figures noires, gracieuses , sur fond rouge-jaune; vernis brillant à la façon des vases de Noie ; scènes bachiques : Satyres, Dionysos couronné de pampre, assis, avec une corne à boire; le tout en morceaux. La plupart de ces vases étaient des tasses. Il y avait aussi une pojjLguXy) d'un très beau verre bleu , presque entière , à pâte un peu granuleuse.

(1) La gazette ionienne paraissait une fois par semaine.

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