‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 46 sur 136 · II. — CÉPHALONIE · texte numérisé non relu

II. — CÉPHALONIE

= 955m selon Mansell, 3,182 selon Kaneloponlos , cité par M. Wiebel) (1), à FO. et au N.-O. un autre massif, pour lequel Mansell indique, sans donner de noms, les hauteurs de 2,901 pieds = 884m et de 3,212 pieds == 977m (2). — Toute cette région , en allant de Dhilinata à Pylaros , est la plus nue et la plus désolée qu'on puisse voir.

Au N. de ce double massif , on rencontre une vallée transversale , la riante vallée de Pylaros (3) , qui coupe en deux la chaîne de montagnes et sépare la presqu'île d'Eriso ( 'Epiaoç ) du reste de Tîl^. Cette coupure naturelle a donné lieu de supposer que peutêtre cette presqu'île formait à l'origine une île distincte (le AouXf^tov d'Homère?) ; mais il sufBt de voir la vallée de Pylaros, dont le haut (du côté de Dhrakata) est encore assez élevé au-dessus de la mer , pour se rendre compte que cette hypothèse est tout à fait inadmissible.

Au delà de la vallée de Pylaros, la chaîne de montagnes recommence, sous le nom de KaXÎv ^poç (2,601 p. ==793m selon Mansell). Couvrant toute l'étroite presqu'île d'Eriso et descendant à l'E. et à l'O. dans la mer par des pentes abruptes, elle va, en s'abaissant par degrés , jusqu'à l'extrémité de l'île ; là , à l'O. de Porto Viskardo (4), la carte de Tétat-major n'indique plus qu'une hauteur de 261m. Sur la côte O. de la presqu'île d'Eriso , au pied de pentes rocheuses, sauvages, tombant à pic dans la mer (5), sur lesquelles les Anglais ont construit en corniche une belle route carrossable, une petite presqu'île (410 p. de haut selon Smyth) se détache de la grande et porte la forteresse d'Asso.

A l'E. de la grande chaîne qui traverse toute l'île , une chaîne moins élevée court dans une direction parallèle le long de la mer, du cap Kapri (ou Kapros) jusqu'à la presqu'île de Samos. Le point

(1) Cramm donne 3,231 pieds ; est-ce une faute d'impression pour 3,132?

(2) Selon M. Wiebel , le premier de ces deux sommets est le Xerakias et le second le Daphnias ; la carte de l'état-major indique le Xerakhia , 1067" , mais elle le place plus au 8. et plus à TE. que M. Wiebel ; les gens du pays que j'ai interrogés n'ont pas pu me dire exactement oU était le Xerakias ; d'autre part , à l'endroit où M. Wiebel place le Daphnias, la carte de Smyth indique, paraît-il, le mont « Maravilia », 3311 p. = 1009" ; enfin la carte de l'état-major donne, dans la même région : « mont Eardakata » (nom d'un village voisin), 996™. On voit par cet exemple combien la connaissance qu'on a de la géographie des îles Ioniennes est souvent incertaine. — Selon M. ïsitselis , la Xerakhia [sic] serait située entre l'Haya Dynati et l'^Enos.

(3) Nom tle district ; village principal , Sainte-Euphémic.

(4) Le nom actuel est plutôt Phiskardo ou Piskardo.

(5) Les gens du pays les appellent ô Xàpaxaç.

le plus élevé de cette chaîne, que M. Wiebel appelle la chaîne de l'Atros (nom d*un monastère situé au N.-O. de la baie de Poros), a une hauteur de 2,658 p. = 800^ selon Mansell, de 2,656 p. selon Smyth. Cette chaîne est reliée en deux endroits à la grande : 1® au S.-E. de la riche vallée de Samos , par la chaîne de Pyryi (sommet le plus élevé, eU xà Si^aXia, 2,500 p., selon M. Wiebel) ; 2» plus au S.-E., par les collines de Koronous (1). Entre ces deux chaînes transversales est enfermée la charmante vallée de Rakli (Harakli) , que les montagnes entourent de tous les côtés et qui ne communique avec la mer que par une fente étroite entre deux murailles de rochers , la gorge sauvage dé Poros (au pied de TAtros) . Le pays de Rakli et de Koronous est la partie la plus pittoresque de Tile. De chaque côté de la région montagneuse de Pyryi , on rencontre un petit étang ; Tun et l'autre s'appelle Avythos (àpuOoç) ou Akoli ; dans le pays , la croyance vulgaire est qu'ils n'ont pas de fond. De l'un sort le ruisseau de la vallée de Samos , de l'autre le ruisseau de la vallée de Rakli. — Le S.-E. de l'île renferme les districts fertiles de Skala et d'Eleo (2).

A l'O. de la grande chaîne , une petite chaîne moins élevée , dont le sommet, l'Hayos (ou Haïs) Varvaros (3), a, selon Mansell, une hauteur de 2,800 p. = 853«a, s'étend parallèlement à elle, mais en se rattachant à elle au N.-O. et au S.-E« L'espace compris entre les deux chaînes est la vallée haute de Homala (Omala) ou Mala (xàt ôfxaXà?), où est situé le monastère de Hayos Yerasimos , le plus important de l'île. En avant de cette petite chaîne, à l'O. des villages de Dhilinata , Pharaklata , Razat^ , des collines rocheuses courent le long de la mer.

La capitale de l'île, Argostoli ('ApyocroXiov), est située sur le rivage occidental d'une baie profonde, qui offre un excellent port. C'est une jolie petite ville, bien propre, mais sans caractère particulier. Au S.-E. de la ville, une chaussée, construite par les Français, améliorée par les Anglais, unit les deux côtés de la baie. Le fond de la baie, une espèce de lagune marécageuse, s'appelle Kotavos (4).

La presqu'île d'Argostoli est formée par une petite chaîne de collines, dont le point culminant est à une hauteur de 310 p., se-

(1) Nom de district ; villages de Anninata , Asproyeraka , Kornelo.

(2) Skala est aussi un nom de village ; au contraire Eleo ou Elio (la région des oliviers?) est seulement un nom de district.

(3) Ce sommet, que je n'ai point indiqué sur ma carte, faute de place, est situé immédiatement au-dessus de Pharaklata, entre ce village et le mpnt Evmorphia (3,500 p. selon Cramm), lequel fait partie de la grande chaîne.

(4) KouTaêoç selon M. Tsitselis et selon Cramm.

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