II, — CÉPHALONIE
admettre qu'avant vicenos le nom des habitants de Pi*onnoi avec le chiffre des otages qu'ils donnaient a été passé : « XXXX (XXX, X ?) Pronnxi^ XX autem , etc. » Si l'on adoptait le texte de l'éd. de Baie (Weissenborn dans l'éd. qu'il a publiée autrefois chez Teubner) , il faudrait corriger : « Pronesiotx et ; » Pronesiotse pourrait être l'ethnique de npoivTjoroç (1).
T.-Live , 38 , 28 , 7 : a Samaei desciverunt. [8] Quia opportune loco urbs posita esset timuisse se-ajebant ne demigrare cogeren-
tur ab Romanis [10] Oppugnari deinde, postquam nihil pa-
cati respondebatur , cœpta urbs est [11] duobus igitur locis
admoti arietes quatiebant muros. — 29, 1 : Nec ab Samaeis quicquam, quo aut opéra aut hostis arceri posset, prsetermissum est. [2] Duabus tamen maxime resistebant rébus , una , interiorem semper juxta validum pro diruto novum obstruentes murum, altéra, etc. [9] Quattuor menses obsidionem Same sustinuit. Cum ex paucis cotidie aliqui eorum caderent aut vulnerarentur et qui supererant fessi et corporibus et animis essent, [10] Romani nocte per arcem quam Cyatidem (Weissenborn : Cymatidem, Madvig : Cyneatidem ) vocant — nam urbs in mare devexa in occidentem vergit — muro superato in forum pervenerunt. [il] Samaei postquam captam partem urbis ab hostibus senserunt , cum conjugibus ac liberis in majorem rofiigerunt arcem. Inde postero die dediti, direpta urbe, sub'corona omnes venierunt. »
Pline , 4 ; 19 (12) : a Same diruta a Romanis, adhuc tamen oppida tria habet. »
Agathèméros , 23 {Geographi Grœci minores , éd. Didot , t. II ,
p. 484) : KecpaXXrjvfa v^croç TeTpaTcoXtç.
Pausanias, 6, 15, 7 : IlaXeiç, ^ rsTapTY) KscpaXXT^vwv [xoTpa • oStoi §è oî ElaXeiç IxaXouvTO AouXt)(^teTç t^ àp^atOTspa.
Il ne peut pas y avoir de doute sur la position de ces quatre villes. Les ruines de Paie se voient au N. de Lixouri , sur une petite colline , au milieu d'une plaine fertile ; toute la presqu'île s'appelle encore aujourd'hui Paliki. Les ruines de Krané sont au S.-E. d'Argostoli, sur une colline qui domine la lagune de Kotavos et au-dessous de laquelle est une vallée nommée encore aujourd'hui Krania. On voit encore les restes des deux citadelles de Samé sur la côte E. de la baie de ce nom ; le district a conserve le nom de Samos. Quant à Pronnoi , l'emplacement en devait être dans la partie S.-E. de l'île , à l'O. et au N.-O. du cap
(l) Sur tout ceci, cf. Madvig, Ëmendatiônes Itinanaî, î« éd. (1877), p. 546-547.
Kapri. Il y a là une petite baie de Poros , que les Céphalléniotes un peu lettrés commencent à appeler Pronos , et non loin de laquelle on trouve les ruines de deux forteresses , placées aux deux extrémités opposées de la vallée de Rakli ; la situation de cette baie vis-à-vis du golfe de Patras , la position extrêmement forte des deux citadelles , le caractère montagneux du pays répondent très bien aux indications de Polybe.
Le passage de Strabon sur Samé présente une difficulté : il dit que de son temps cette ville n'existait plus et qu'il n'en restait que des ruines ; Pline parle également de Samé comme d'une ville détruite ; or les ruines qu'on voit aujourd'hui à Samos prouvent qu'il y a eu là une ville à l'époque romaine. Il faut donc admettre qu'à l'époque de Strabon et de Pline cette ville romaine n'existait pas encore et que, l'ancienne ville grecque étant en ruines, il n'y avait là pour le moment qu'un village ne méritant pas le nom de ville.
Ptolémée, 3, 14, 12, dit : ^ KecpaXXyjvfa VTjffOç, ^ç ôfxwvufxoç Tcc^Xtç,
etc.
Il n'est pas question ailleurs de cette ville de Céphallénie , capitale de l'île. Peut-être est-ce le nom que reçut précisément cette ville romaine qui s'éleva sur l'emplacement de l'ancienne Samé. Quant aux autres villes grecques , si Ptolémée n'en parle pas , c'est sans doute qu'elles n'avaient plus grande importance de son temps ; déjà Strabon les mentionne comme de petites villes. L'ancienne édition de l'atlas de Kiepert plaçait Kephallenia , avec un point d'interrogation , sur le plateau actuel de Livatho , au S. d'Argostoli (1) ; au contraire la carte XIII de l'éd. de 1872 (2) semble mettre la ville de Kephaknia sur l'ancien emplacement de Samé.
C'est là en effet ce qui semble résulter des indications de longitude et de latitude que Ptolémée donne pour la ville de Céphal-
(1) Beeskow dit que Tancienne ville de Cephallenia était peut-être là où s'éleva plus tard « la forteresse de Céfalonie. » Il veut parler du fort Saint-Georges , mais ce fort, construit au moyen Age. ne s'est jamais, que je sache, appelé Céphalonie.
(2) Cette carte, qui représente les pays grecs suivant l'idée que Ptolémée se faisait de leur configuration, est construite : 1° d'après l'édition critique de Ptolémée commencée par Wilberg et Grasshof (1838-45) ; 2° d'après des cartes anciennes inédites contenues dans quelques-uns des meilleurs mss. de Ptolémée. — Cette carte confirme l'opinion que nous avons exprimée dans notre Mémoire sur Corfou , p. 11, sur la position des caps Phalacron et Amphipagos ( Amphipygoê sur la carte XEII de Kiepert). Sur la môme carte Ptychia est une ville (I) située sur la côte à une petite distance au N.-O. de Corcyre.