‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 63 sur 136 · II. — CÉPHALONIE · texte numérisé non relu

II. — CÉPHALONIE

viron 30 pas ; au delà on peut en suivre encore le prolongement , dont on rencontre çà et là des traces dans la terre. A quelque distance , ces traces sont coupées par les traces d'un autre mur , perpendiculaire au premier et se dirigeant vers la colline de Krané. Au pied même de cette colline , on. voit en plusieurs endroits une quantité de gros blocs de tuf taillés. C'est de ce côté qu'est le terrain de M. Kondomikhalos, où Ton a trouvé un grand nombre de monnaies (1). Dans tîe terrain est aussi un puits antique creusé dans le roc.

Tombeaux, — Au S.-E, des collines qui portent l'enceinte fortifiée de Krané est un ravin , au delà duquel s'élève une autre colline. Sur la pente 0. de cette colline, à une faible hauteur au-dessus de la vallée, il y a un endroit nommé Dhrakospilia (caverne du géant). On y voit les restes de plusieurs chambres funéraires. L'une d'entre elles est parfaitement conservée. C'est une chambre rectangulaire, de hauteur d'homme, taillée dans le roc, à plafond plat, avec une porte tournée vers l'O. Dans le sol de cette chambre , à droite en entrant , on aperçoit ime cavité rectangulaire , assez grande pour recevoir un corps ; vers la gauche , le sol n'est pas à découvert ; il est caché par des pierres. — A droite et à gauche de cette chambre il y avait des chambres semblables , aujourd'hui ruinées. De celle de droite il ne reste que le mur de gauche et celui du fond. Sur ce dernier est gravée une inscription, qui est trop effacée et placée trop haut pour que je l'aie pu lire ; j'ai cru distinguer les lettres suivantes, mais je ne puis garantir l'exactitude de ma lecture :

KXa.... x^... 0(70

..TO) Y)T7)t

Cette inscription doit être celle qui est publiée dans le C. /. 6?., 1930 e. Addenda (2). — De la chambre de gauche, il reste la paroi

(1) En tout un millier, selon M. Antoine Migliaressi, qui croit se rappeler que c'étaient des monnaies de Krané, de Pronnoi, de Leucade, d'Athènes, d'Égine, de Corinthe.

(2) KXauôCa ^vaffCjioio Ny) | (tiwtou jii^TYip | xaïpS) d'après une copie de Forchhammer. X)va(Ti(j.oio a été changé par BÔckh ; d'autre part NyiditoTou me parût suspect (cf. ce que j'ai dit plus haut, p. 12, du passage de T.-Live, 38, 28, 6). Je serais tenté de supposer qu'il y a une inexactitude de lecture, sous laquelle se cache peut-être l'ethnique de Ilptawiaoç (?).

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du fond et celles de droite et de gauche ; on voit également une fosse rectangulaire dans le sol.

Une autre fosse semblable se trouve à quelques pas en avant des trois chambres, un peu plus bas ; elle est taillée dans le rocher, à ciel découvert.

Ces différentes tombes contenaient des ossements.

Dans la partie S.-O. de la vallée de Krania, on a aussi trouvé des tombeaux. Loverdos parle de d différentes tombes ouvertes , faites de tuf , situées sur la route du monastère de Saint- André , et de catacombes , profondes d*uu pas et demi, découvertes sur la route de Livatho. On y a trouvé , dit-il , des os humains , un crâne de cheval , une lame d'épée en cuivre, courte, à deux tranchants et avec une pointe. «

Voici ce que j'ai vu par moi-même :

Si Ton sort d'Argostoli par la route qui suit TO, de la vallée de Krania, on rencontre à peu de distance, là où la route commence à monter, un endroit où Ton remarque, à droite et à gauche, des traces de fosses rectangulaires taillées dans le roc , qui ont été détruites lors de la construction de la route.

Des restes plus importants se voient plus au S.-E., dans la même direction , derrière le village de Mazarakata , situé sur le plateau de Livatho. L*endroit s*appelle 'ç ri {AVT^fxaTa. Au-dessous de la route, à gauche en sortant du village, on aperçoit un espace à peu près circulaire, d'une vingtaine de pas de diamètre, découvert, entouré par des parois de tuf taillées de main d'homme. Au fond de cet espace s'ouvre dans le tuf une chambre rectangulaire de plus de 2™ de haut, de 7 à 8 pas de long sur 3 à 4 de large. L'une des parois contient une petite niche en plein cintre , très grossièrement exécutée. Deux portes en forme d'arc surhaussé font communiquer cette chambre avec l'espace circulaire découvert ; une troisième donne accès, de l'autre côté, à un couloir taillé dans le tuf, qui monte et conduit au dehors du massif de rochers. Un peu en avant de cette même chambre , on voit un autre couloir parallèle à celui dont il vient d'être question , également taillé dans le roc et faisant communiquer également l'espace circulaire avec l'extérieur. Près de là , il y a peut-être sous les rochers encore une autre chambre, dont l'entrée serait obstruée ; du moins, à un certain endroit, l'on voit , à fleur de terre, une ouverture, qui en est peut-être la porte. A l'entrée de l'espace circulaire , on remarque dans le sol plusieurs fosses rectangulaires qui y sont creusées. Enfin , à côté de la chambre qui est conservée , la muraille de tuf présente des cavités où il est facile de reconnaître

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