‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 64 sur 136 · II. ^ GÉPHALONIE · texte numérisé non relu

II. ^ GÉPHALONIE

des traces de niches aujourd'hui détruites. Tout Tespace circulaire qui est maintenant à découvert semble avoir été couvert autrefois et partagé en plusieurs chambres; M. Antoine Migliaressi, avec qui j'ai été voir ces tombeaux, m'a assuré qu'il en était encore ainsi il y a une vingtaine d'années.

Autres endroits du territoire de Krané où Von a trouvé des traces

d'antiquités.

Au delà du fort Saint-Georges, près de la route de Kateleo, sur une petite colline appelée K<JXu[jl'7coç , on a découvert , au dire de M. Antoine Migliaressi , des tombeaux , des restes de constructions, des morceaux de terre cuite.

A Lakithres, près de Phokata (Livatho) , on a trouvé des monnaies (1).

En face d'Argostoli , au delà du pont qui traverse la lagune , à Drapano, on a découvert, dans le cimetière grec, un pavé en mosaïque (avec dessins d'ornement) , aujourd'hui détruit. Dans le même endroit on aurait trouvé encore , d'après ce qu'on m'a dit : deux statues en marbre ( a deux aiiôtres » ) , qui auraient été envoyées à Athènes; des monnaies byzantines ; des os enterrés sous deux tuiles inclinées et appuyées l'une contre l'autre ; des fondements de constructions à la chaux. D'après la tradition locale, ce seraient les ruines du monastère de S. Niccolo di Drapano.

Près de la côte S. du district de Livatho, au S.-O. du cap Liakas, est un petit îlot rocheux , appelé Dhia, Selon la « tradition » , fondée sans doute uniquement sur la ressemblance des noms , il y aurait eu là un temple de Zeus. Il existe sur cet îlot un petit monastère , mais on n'y voit aucun reste antique (2) , d'après ce que j'ai entendu dire.

§ 9. — INSCRIPTIONS DE KRANÉ.

1. La plus intéressante est l'inscription archaïque publiée dans

(1) Une quarantaine, selon M. Antoine Migliaressi, qui croit se rappeler que c'étaient des monnaies de Paie , de Pronnoi , d'Athènes , de Philippe et d'Alexandre.

(2) Selon M. Tsitselis , des restes antiques douteux (xa( Tivaç à|i9ip6Xou l<nropCoç néTpoç). Il ajoute que le peuple appelle le monastère actuel ^i navayia tou Aïo; ou i\ xupà à?' xô ACa. Je doute qu'il y ait rien à conclure de ces dénominations.

le C. J. 6., n° 1928. M. Kharalambos Tsimaratos dit qu'elle a été trouvée vers 1829; il m'en a montré une copie, qui est évidemment celle de Crawfurd , que Bôckh a eue à sa disposition (1).

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