‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 99 sur 136 · III. — ZANTE · texte numérisé non relu

III. — ZANTE

C. L A. appelle « Zaxuvôfwv 6 Srifxoç 6 Iv tÇ Ni^XXcj) ; » en effet, dans cette inscription , qui est de Tan 378 , le nom des Zacynthiens et les autres noms qui sont dans la même colonne ont été ajoutés après coup.

L'ancienne ville de Zacynthe devait être sur le même emplacement que la ville actuelle de Zante. Porcacchi , au seizième siècle , a encore vu « sotto il castello moite antichità di fabbriche di lastricati , di mosaico , ed altre cose di qualche momento. » Les restes antiques qu'on aperçoit aujourd'hui sont insignifiants.

A l'église S. Dimitri di Cola^ on aurait trouvé, selon M. Chiotis, « des restes de murs et trois colonnes , dont l'une , dit-il , sert encore aujourd'hui de seuil à l'une des portes. Un chapiteau provenant de là est resté jusqu'à présent par terre , près des murs, à côté d'autres pierres. » De tout cela , je n'ai plus rien vu , si ce

i n'est les marches des deux portes de l'église, qui sont peut-être des

* morceaux antiques.

^ Église de 5. Maria di Picridi, — « Vers le milieu du siècle , dit

M. Chiotis , en creusant pour la reconstruction de l'église , on trouva un hypogée de sept brasses de profondeur, de construction rectangulaire; dans les environs, huit colonnes doriques ; dans l'hypogée même , une statue de Bacchus. L'une des colonnes, de 1 4 pieds de hauteur, est encore aujourd'hui debout devant l'église ; trois autres sont enterrées sous une des fenêtres ; les autres ont été détruites. Dans l'intérieur de l'église actuelle, il existe un hypogée ou puits, ouvert il y a quelques années, et où l'on a trouvé une ôSpia. » — La colonne qui était debout devant l'église se voit encore aujourd'hui ; ce n'est pas une colonne dorique , mais une colonne toscane de marbre blanc cipoUin.

Citadelle, — Je n'y ai vu qu'un fragment de colonne ionique en marbre» qui se trouve dans une église , à droite en entrant, et en divers endroits de petits fragments d'architecture, pour la plupart • byzantins.

Ce qui est plus intéressant, c'est Véglise de la XfuaoTffi^i^ qui est située au N. de la citadelle et au-dessous , mais sur la même colline. Cette église renferme une ancienne peinture byzantine , représentant la Vierge avec l'enfant ; malheureusement , le tableau est couvert d'une espèce de chape d'or enrichie de pierreries , si bien que les deux têtes sont seules visibles ; en bas , il y a l'inscription suivante :

Eau^Sx' ^ 77(SXtç Zaxuvôou or^^ouaa XpuffOTWJYTJç Te TOtaS* etx($va 6)CTaxoff(({> TeTpdSxiç S^xa ?Tei Ypacpeîffa [xeiA Xpicrou ye»

Cette inscription est moderne ; mais M. Chiotis m*a dit que la chape qui couvre le tableau cachait une inscription plus ancienne, gui donnerait aussi la date de 840 (?), ainsi que le nom du peintre,

noev(aa)aoç (?).

Au N. de la citadelle , sur une colline qui en est séparée par un ravin , tout près du hameau de Pochalis , est un endroit nommé Aringo ou 'AvT{XaXoç. On a voulu conclure de cette dénomination que c'était là remplacement de Tancien stade ; on a même supposé que les deux petites chapelles do Saint-Michel- Saint-André et de Saint-Jean qui s'y trouvent pourraient marquer l'emplacement des anciens temples d'Apollon et d'Aphrodite. Tout cela est une hypothèse qui ne repose sur rien , et qui n'est autorisée ni par la configuration du terrain ni par aucune découverte archéologique. Selon M. Chiotis, le nom de Aringo vient des Vénitiens , qui auraient fait à cet endroit des courses de chevaux, tournois, etc.

A différentes époques, on a découvert des objets antiques aux environs de la colline de la citadelle.

Du temps de Remondini on trouva au pied de cette colline des balles de fronde en plomb, qui portaient ACKAHniOAflPOY. M. Chiotis a vu deux autres balles de plomb dans la collection Barbiani : sur l'une était une figure de serpent , sur l'autre les lettres IMHYO (?).

Barbiani rapporte qu'au dix-huitième siècle les Vénitiens découvrirent près de la forteresse un groupe représentant Apollon , Aphrodite et Artémis. Ce groupe aurait été transporté à Venise , au musée Tiepolo.

Au S.-O. de la colline de la citadelle , du côté du bourg de Gaëtani, Bixivxtoç Myivotyiç trouva en 1803 , puis en 1813 et en 1826 divers tombeaux , faits de quatre pierres entourant un espace rectangulaire et couverts d'une cinquième pierre; au même endroit, on rencontra aussi des restes de constructions. M. Chiotis parle de ces fouilles dans son livre et dans l'article du Zaxuvôioç àvôojv; les deux récits qu'il donne ne s'accordent pas tout à fait entre eux. — M. Stevens, consul anglais , propriétaire actuel des terrains qui avaient appartenu à Minotis , y a trouvé également de

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