T. II, 1858. T. III
Le même y dans le ZaxtivGtoç àvOiov du mois d'août 1876.
lies archives de Zante possèdent un manuscrit où un notaire appelé Barbiani (f 1866) a réuni une foule de renseignements relatifs à l'île , qu'il enregistrait dans ce livre au fur et à mesure qu'ils lui tombaient sous la main .
Je dois plusieurs autres renseignements à l'obligeance de M, Ghiotis.
Garte de l'amirauté anglaise, par le capitaine Mansell (1867; corrections en 1872). — La carte qui accompagne ce mémoire (pi. 1) en est une réduction : j'y ai rectifié l'orthographe de quelques noms propres et supprimé ceux qui no se rencontrent pas dans le mémoire lui-même.
§ 2. — DESCRIPTION PHYSIQUE DE l'ILE .
L'île de Zante se partage en deux régions d'aspect bien différent :
1° La région occidentale , formée par une grande chaîne de montagnes, qui traverse l'île dans toute sa longueur, du N. au S., et dont le sommet le plus élevé est le mont Vrachiona (2724 p. = 830 mètres selon Mansell ; la carte de l'ctat-major français n'indique pas le Vrachiona , mais un sommet voisin, le Yeri, 756 m.) ;
2" La région orientale , qui est une grande plaine , bordée du côté de l'E. par deux groupes de collines : l'un , qui se termine au S. par la colline où est la citadelle de la ville actuelle , atteint son point le plus élevé à Yerakaria (797 p.) , l'endroit de l'île d'où l'on a , dit-on , la plus belle vue ; l'autre groupe de collines est le massif isolé du Skopos (1621 p. = 494 mètres selon Mansell) (1), à quelque distance au S.-E. de la ville.
On connaît le proverbe vénitien : Zante , fior di Levante. L'aspe6t de la campagne de Zante contraste d'une façon singulière avec la sévérité ordinaire des paysages grecs. Rien n'est plus riant que la vue qu'on a devant soi , quand du haut de la citadelle on regarde vers l'O. Au dernier plan s'élève la chaîne de montagnes , blanche et nue ; en bas , elle est comme bordée dans toute sa longueur par une série de villages placés les uns à la suite des autres , à un kilomètre d'intervalle ; au-dessous des villages , un grand bois d'oliviers forme une longue bande parallèle à la montagne, et s'en va rejoindre les collines de l'E., qui sont entièrement couvertes d'oliviers , comme aussi les collines qui entourent le Skopos. Au milieu s'étend la plaine ; les plantations de raisin de Gorinthe, qui en occupent la plus grande partie, forment un fond d'un vert tendre, sur lequel se détachent çà et là soit des maisons, soit des bouquets d'arbres, soit des taches blanchâtres, qui sont des champs de blé. Tout ce paysage rappelle d'une façon frappante certains traits d'un paysage que décrit Lucrèce, 5, 1368 et suiv. :
Inque dies magis in montem succedere silvas cogebant infraque locum concedere cultis , prata , lacus , rivos , segetes vinetaque Ixta collibus et campis ut haberent atque olearum,
(1) 458 mètres selon Bursian , 1509 p. = 460 mètres selon Slater cité par Wiebel , 396 mètres selon É. Reclus , 1220 pieds selon Daniel. — Daniel et É. Reclus indiquent le Skopos comme étant la plus haute montagne de l'île (!).