IV. — CÉRIGO
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Jusqu'à la ligne 13 , le fragment est complet à droite ; les lignes 14-17 sont mutilées des deux côtés; 1. 8, il semble y avoir eu un A avant le N ; 1. 10 , on voit avant le premier A un trait vertical précédé d'un petit trait horizontal , -|.
Il est facile de voir que les lettres des cinq dernières lignes de uotre fragment s'adaptent à celles des cinq premières de l'inscription de r 'AOiivatov ; ces cinq lignes se lisent ainsi :
[ Trpo^evov
? xal eùepyéTïiJv (1) KuOv][pico]v Ô7totp]^£tv 8k aù[T]wt xal t]oTç àXXocç Kuôiqpioiç ? Y«î xal oîxta; eyxTaaPJiv xal dorcpaXetav xal etc.
L'inscription numéro 25 de r'AÔT^vaiov , qui est aujourd'hui chez M. Jean Zanni (en ville) , a été trouvée à Paliopoli.
N» 5. Morceau de marbre rouge de Laconie (xpoxeàTriç Xiôoç) : longueur 0n>,23, hauteur 0m,275, épaisseur 0">,125. Trouvé à Paliokastro, dans un puits, et transporté de là dans le terrain d'Emmanuel Koutsoumbos, sous le sommet delà montagne, au-dessus du ravin de Kalamitsi , où je l'ai vu.
2wTr)pi
N" 6. Le maître d'école de Mitata, Emm. Leondarakis, se rappelait avoir vu un bas-relief trouvé à Paliokastro , qui représentait deux hommes semblables , debout , l'un à droite , l'autre à gauche , vêtus d'une tunique serrée à la taille et coiffés d'une es-
(1) Ce ne peut pas être eOepY^tav; il reste un petit trait vertical avant le v.
pèce de casque. Au-dessus il y avait , disait-il , l'inscription suivante :
MévavSpoç
apfJLOCT-^p
ïuvSapioat
Ce bas-relief est aujourd'hui à Athènes , au Varvakion ; l'inscription a été publiée par M. Mylonas dans le Bulletin de correspondance hellénique, t. II, p. 365; le souvenir que le maître d'écolo de Mitata en avait gardé était fort exact , si ce n'est que la pierre porte TivSapioat par un t (1).
On connaît le passage de Thucydide , 4 , 53 : AaxeSatfAovioi S' ebl Twv Tcepioixwv (oi KuOT^ptot) , xal KuÔYipoSixviç «px^ £^ "^^ 27rapTir]ç Scéêaivev aÙToae xaxà etoç etc. L'harmoste Ménandre ne peut donc guère être un Lacédémonien (2) ; serait-ce un harmoste athénien (3) , établi à Cythère au cinquième ou bien au quatrième siècle? Cythère fut en effet occupée par les Athéniens à deux reprises différentes : lo de l'an 424 jusqu'en 421, v. Thuc, 4, 53-55. 56. 57. 118.*5, 14. 18; 20 en 393, v. Xén., HelL, 4, 8, 8.
Cette hypothèse qu'on pourrait émettre sur la date possible de notre inscription n'est ni confirmée ni contredite absolument par la forme des lettres. Le 2 et le M à branches écartées, l'A , le N avec le 2® jambage descendant moins bas que le 1" sont d'une très bonne époque; d'autre partl'E, avec la barre du milieu plus courte que les deux autres , est moins bon , et l'O est plus petit que les autres lettres, surtout dans le mot àppuTiip. Les caractères sont peu profonds , le bas-relief très effacé. L'épigraphie de l'île de Cythère n'étant pas du tout connue jusqu'ici , rien ne prouve que l'inscription ne puisse pas être du cinquième ou du quatrième
(1) On attendrait Tivoapiôatç, mais l'inscription est bien complète.
(2) Au moins si l'on prend le mot de &çi\LO(jzriz dans son sens habituel de a gouverneur d'un pays conquis, » v. Suidas, Harpocration, Démosthène, Ilepl Toù (JTE?., g 96, Diodore de Sicile, 13, 66 et 14, 10, Polybe, 4, 27, 5. Plutarque, Lysandre, 13, etc. On a voulu, il est vrai, conclure d'un passage du scholiastc de Pindaie que Sparte gouvernait aussi par des harmostcs ses pays de périèques (v. Schol. ad Olymp., "VI, v. 154 : t(5 âp[xoaTvi xSi £X7re(i.iro[tÉvo) et; xiva
nôXtv ^aav ôè âp[jioCTTai Aaxe5ai[iovia)v eïxoatv); mais qui sait si le
scholiaste n'a pas maladroitement copié un auteur parlant de vingt harmostes que Sparte aurait eus, à tel ou tel moment, dans différents pays conquis?
(3) Nous trouvons dans les Helléniques de Xénophon un harmoste athénien , Nikophèmos, laissé par Conon à Cythère en 393 (4, 8, 8), et des harmostes thébains, 7, l, 43. 7, 3. 4 et 9.