‹ Recherches archéologiques sur les îles ioniennesChapitre 10 sur 50 · V. l'éd. de Meineke), 2à[xou, Il'/]X£co;, Kpaviou · texte numérisé non relu

V. l'éd. de Meineke), 2à[xou, Il'/]X£co;, Kpaviou

Poiybe, 5,3,3: àva/^Oelç (Philippe) Ix xwv IlaxpSv xaxà x:>|v auvxa^tv lirXei , xal itç^oaitr/t xy); KeçaXXv]viaç xaxà Ilpovvouç. [4] 'Opcov Sa xo xe Tto- XtfffjLaxtov xol); npovvou; SuuTroXtopxïixov ov xal r)|v )(,oSpav cxevyjv, TrapéirXsi xw ffxoXtp xal xaO(j>p[jLi(y6r) itpoç x^,v xwv IlaXatewv (forme incorrecte au lieu de IlaXéwv ; on rencontre aussi le gén. plur. IlaXeiwv , v. C. I. G., 1629, et cf. plus loin, § 19) toXcv. [5] 2uvtSwv Se xauTKjv x^v y^pav yi\uo\iaav atxou xal Si)va[/.£Vif)v xpéçsiv ffxpaxoTreSov , tJjv [xàv Suvajxtv sxêiêàiraç ■irpodeffxpaxoTOSeuffe x^ iroXei [6] Auxoç Se Tcepti^ei x^v ttoXiv, eirtaxoTtwv itw;

(1) La vraie orthographe paraît être Ilpwvvatot : les monnaies portent Hpwvvwv, cf. Rangabé, Ant. hell., n° 381, lignes 6-7 (dans une inscr. de TOI. 100 , 3) : KeçaXXi^vwv Ilpwvvot (Pape accentue IIpwvvoi , mais v. le passage de Poiybe cité plus loin, 011 il y a IIpovvoi, c'est-à-dire ITpôovvoO- — Au lieu dellpwvvaïoç, Lycophron et Tzetzès (lequel fait allusion au passage de Thucydide) ont l'ethnique Ilpwvto; (lisez Hpwvvioç), v. le dictionnaire des noms propres grecs de Pape.

(2) Ce mot manque dans les mss. ; dans un autre passage de Strabon (10, 2, 14, oùSà naXEï; to AouX/iov) IlaXeîç semble être pour ^ IlaXéwv toXiç. Cette ville est appelée par Poiybe 6 IlaXoyç, -oûvto? (5, 5, 10); le scholiaste de Thucydide (1, 27) la nomme IlàXTi (var. na).V)) : ttoXiç 8e ^ IlâXTi triç KeçaXXrivfaç • Texpà^ro- Xiç yàp è(TTtv il KeçaXXvivta, nàXri , Kpàvata (sans doute Kpavaia, c'est-à-dire 9i Kpavaia y^), Sàjjiaia (1. -afiata), Ilpwvata (1. Ilpwvvaîa).

(3) Cette ville s'appelait aussi Kpàvri , car quelques monnaies portent un K surmonté d'un H, cf. plus loin, § 18, n° 3.

Suvaràv eïti itpoordcYetv ïfytx xat (jirij^ava; ^ j '' ! «luvôewpwv 8k xà jjiiv

dIXXa (JiipT) T^ç «(^Xeto; rà (xèv OaXdrry), Ta Se xpyijxvotç 7repte/0(jLeva, êp«)^ùv Si Ttva To'iïov liriTreSov aùrriç uTrap^^ovra tov irpo; r^v ZaxuvOov l(TTpajX[xévov , -cîjSe

StevoeÎTO TtpoffaYS'v ^pya xal T^Se tJjv SXyjv oxtviffTadôai itoXiopxiov [6] Twv

Sa itp^ç tJiv TToXtopxfav :?iTOtij.aa|xévtov , StaOel; xà péXy) xal Toùç irerpoêoXou;

xaT^t Toî<ç &Çl^^,6^o•^^oiç totïou; xpo; to xwXuetv Tob; àjxuvoixévouç itpo(j9)Ye

•ràç (XT))^avàç toîç Te()(^ecrt [7] Tayy Si tou tei/ouç lui Suo uXiôpa xp6|jux-

ffôevToç, etc. [8] l(x6aXà)v Ttîîp toT; Ipe^ffixaciv ôfxou tcSv to StecTuXwfAivov

xaTe'êaXe TeT^o;.

Un passage dont le texte est très incertain se lit chez T.-Live , 38 , 28 , 6 ; il a donné lieu à une erreur de Kiepert (Neuer Atlas von Hellas, 1872, carte VII). Les manuscrits donnent : « obsides inde imperatos pro viribus inopes populi (mauvaise variante : inopis populi) vicenos autem Grannoni (variantes : Granoni, Granoniif Gramoni ; lisez : Cranii) et Palenses et Samaei dederunt j » au lieu de autem l'édition de Baie (Frobeniana) de l'an 1535 donne Nesiotae. Ceux qui ont admis ce dernier texte ont voulu identifier cette ville , dont il n'est point question ailleurs , avec la ville moderne d'Asso , située sur la côte O. de la presqu'île d'Eriso. Il y a en effet à la forteresse d'Asso une inscription latine de la fin du seizième siècle {voyez plus loin, § 14), où il est dit, en parlant de la fondation de cette forteresse, que l'endroit où elle fut bâtie s'appelait Naxos (1) ; ce nom paraissant ancien , on a pu croire qu'on avait là l'emplacement d'une ville antique, qui pouvait être celle que mentionnait T.-Live dans le passage en question. Aussi Kiepert indique-t-il sur sa carte antique de Céphalonie , avec un point d'interrogation , il est vrai , une ville de Nesos , qu'il place exactement à l'endroit où est Asso ; d'autre part , des personnes de Céphalonie voudraient lire , dans le passage de T.-Live, Nasiotx ou Naxiotx. — Cette opinion me paraît inadmissible ; beaucoup de textes prouvant que le territoire de Céphalonie était partagé entre quatre villes, Ilpwwot ou IIpoîvTiffoç, SajAT), IlàXri ou UaXeTç, KpavTj ou Kpdtviot, et les trois dernières (2) se trouvant mentionnées dans le texte de T.-Live, ce ne peut être que la première qui manque, quel que soit le texte qu'on adopte. Si on lit autem (Madvig, Weissenborn dans l'éd. qu'il a publiée chez Weidmann) , il faut

(1) « Admirab. Naxi locum consid. favente Deo omnes hic urbem œdifi. statuer. » — Coronelli appelle celte forteresse Asso ou Nasso. Nous dirons plus loin ce que nous croyons qu'il faut penser de ce nom de Naxos.

(2) Toutefois M. Madvig remarque qu'il n'est pas évident que Grannoni soit pour Cranii; Grannoni pourrait aussi être une corruption de Pronnxi; dans ce cas ce serait Cranii qui aurait été passé.

admettre qu'avant vicenos le nom des habitants de Pronnoi avec le chiffre des otages qu'ils donnaient a été passé : « XXXX (XXX, X '?) Pronmei , XX autem , etc. » Si l'on adoptait le texte de l'éd. de Baie (Weissenborn dans l'éd. qu'il a publiée autrefois chez Teubner) , il faudrait corriger : « Pronesiotœ et ; » PrGnesiotœ pourrait être l'ethnique de lïpwvïiaoç (1).

T.-Live , 38 , 28 , 7 : « Samsei desciverunt. [8] Quia opportuno loco urbs posita esset timuisse se ajebant ne demigrare cogeren-

tur ab Romanis [10] Oppugnari deinde, postquam nihil pa-

cati respondebatur , cœpta urbs est [il] duobus igitur locis

admoti arietes quatiebant muros. — 29, 1 : Nec ab Sameeis quicquam, quo aut opéra aut hostis arceri posset, praetermissum est. [2] Duabus tamen maxime resistebant rébus , una , interiorem semper juxta validum pro diruto novum obstruentes murum, altéra , etc. [9] Quattuor menses obsidionem Same sustinuit. Gum ex paucis cotidie aliqui eorum caderent aut vulnerarentur et qui supererant fessi et corporibus etanimis essent, [10] Romani nocte per arcem quam Gyatidem (Weissenborn : Cymatidem, Madvig : Cyneatidem ) vocant — nam urbs in mare devexa in occidentem vergit — muro superato in forum pervenerunt. [11] Samsei postquam captam partem urbis ab hostibus senserunt , cum conjugibus ac liberis in majorem refugerunt arcem. Inde postero die dediti, direpta urbe, sub corona omnes venierunt. »

Pline , 4 , 19 (12) : a Same diruta a Romanis, adhuc tamen oppida tria-habet. »

Agathèméros , 23 {Geographi Grœci minores , éd. Didot , t. II , p. 484) : KsipaXXYjvia v^croç. TexpaTroXiç.

Pausanias, 6, 15, 7 : IlaXeTç, -^i Texapinri KsipaXXvîvwv [xoTpa • oÔTOt 8è oî IlaXeTç IxaXoîivTO AouXi^tetç toc dp)(^aiOTEpa.

Il ne peut pas y avoir de doute sur la position de ces quatre villes. Les ruines de Paie se voient au N. de Lixouri , sur une petite colline , au milieu d'une plaine fertile ; toute la presqu'île s'appelle encore aujourd'hui Paliki. Les ruines de Krané sont au S.-E. d'Argostoli, sur une colline qui domine la lagune de Kotavos et au-dessous de laquelle est une vallée nommée encore aujourd'hui Krania. On voit encore les restes des deux citadelles de Samé sur la côte E. de la baie de ce nom ; le district a conservé le nom de Samos. Quant à Pronnoi , l'emplacement en devait être dans la partie S.-E. de l'île , à l'O. et au N.-O. du cap

(l) Sur tout ceci, cf. Madvig. Ëmendationes.Livianx, 1' éd. (1877), p. 546-547.

Kapri. Il y a là une petite baie de Poros , que les Céphalléniotes un peu lettrés commencent à appeler Pronos , et non loin de laquelle on trouve les ruines de deux forteresses , placées aux deux extrémités opposées de la vallée de Rakli ; la situation de cette baie vis-à-vis du golfe de Patras , la position extrêmement forte des deux citadelles , le caractère montagneux du pays répondent très bien aux indications de Polybe.

Le passage de Strabon sur Samé présente une difficulté : il dit que de son temps cette ville n'existait plus et qu'il n'en restait que des ruines ; Pline parle également de Samé comme d'une ville détruite ; or les ruines qu'on voit aujourd'hui à Samos prouvent qu'il y a eu là une ville à l'époque romaine. Il faut donc admettre qu'à l'époque de Strabon et de Pline cette ville romaine n'existait pas encore et que, l'ancienne ville grecque étant en ruines, il n'y avait là pour le moment qu'un village ne méritant pas le nom de ville.

Ptolémée , 3, 14, 12, dit : •?) KecpaXXyjvia v^aoç, ^ç 6(xwvu[xoç TtoXt;,

etc.

Il n'est pas question ailleurs de cette ville de Géphallénie , capitale de l'île. Peut-être est-ce le nom que reçut précisément cette ville romaine qui s'éleva sur l'emplacement de l'ancienne Samé. Quant aux autres villes grecques , si Ptolémée n'en parle pas , c'est sans doute qu'elles n'avaient plus grande importance de son temps ; déjà Strabon les mentionne comme de petites villes. L'ancienne édition de l'atlas de Kiepert plaçait Kephallenia , avec un point d'interrogation , sur le plateau actuel de Livatho , au S. d'Argostoli (l) ; au contraire la carte XIII de l'éd. de 1872 (2) semble mettre la ville de Kephalenia sur l'ancien emplacement de Samé.

C'est là en effet ce qui semble résulter des indications de longitude et de latitude que Ptolémée donne pour la ville de Géphal-

(1) Beeskow dit que l'ancienne ville de Cephallenia était peut-être là oh s'éleva plus tard « la forteresse de Céfalonie. » Il veut parler du fort Saint-Georges , mais ce fort, construit au moyen âge, ne s'est jamais, que je sache, appelé Céphalonie.

(1) Cette carte, qui représente les pays grecs «Mitant l'idée que Ptolémée se faisait de leur configuration, est construite : 1» d'après l'édition critique de Ptolémée commencée par Wilberg et Grasshof (1838-45) ; 2° d'après des cartes anciennes inédites contenues dans quelques-uns des meilleurs mss. de Ptolémée, — Cette carte confirme l'opinion que nous avons exprimée dans notre Mémoire sur Corfou, p. il , sur la position des caps Phalacron et Amphipagos {Amphipygot sur la carte XIII de Kiepert). Sur la même carte Ptychia est une ville (l) située sur la côte à une petite distance au N.-O. de Corcyre.

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