‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 106 sur 140 · Ne soyez (donc) pas effrayés, et ne craignez (rien · texte numérisé non relu

Ne soyez (donc) pas effrayés, et ne craignez (rien

Ne vous l'ai-je pas annoncé et prédit depuis longtemps? Vous

êtes mes témoins.

8 cd, Y a-t-il un dieu en dehors de moi

Quel est le rocher (= divinité protectrice) que je ne connaisse

pas?

Je n'ai admis qu'un petit nombre de corrections : p^;^

(D^d) ^^ 'i^^ ^® rHH (*> Dillmann) ; i^^;i au lieu de yyi, le ^ ayant été omis à cause du ;i final de ^TO^ (5); les mots rh^y Uy '•DIB^D doivent être placés après xip'» (7); innn au lieu de l'inexplicable ^rr^nW; 'es propositions 8cd me semblent former un verset à part et le mot pj^^ doit être corrigé en ^jjT faisant parallèle à u^pj-

L'idée de la conversion des païens que M. Duhm croit trouver dans le verset 5 n'y est point, comme le prouvent les expressions «ny-^ etn«»j<YNV ^^ verset 3. 11 s'agit uniquement des Israélites récalcitrants, appelés ailleurs c sourds et aveugles > ; ces gens endurcis dans leurs anciens usages idolâtriques finiront par se joindre successivement au parti prophétique, à risraël renaissant.

prophète et ses collaborateurs qui se sont chargés de gagner les indécis de leur peuple au monothéisnie pur et ensuite à leur faire accepter le projet du retour dans la patrie. Devant cette clarté M. Duhm ferme les yeux et cherche des subterfuges. Il préfère voir dans VH^y (comme il lit au lieu de yxiXf) ^^ VDNbo ^^^ anciens prophètes qui ont prédit le retour de I exiL bien quMsaïe II ne mentionne jamais les anciennes prédictions. Cela est si vrai que si nous ne possédions pas les écrits des prophètes antérieurs, on serait porté à penser que la prophétie n'a été inaugurée que dans le dernier stage de l'exil de Babylone. Du reste, si Isaïe II voulait faire allusion aux anciens oracles, il n'eût pas manqué d'ajouter le titre Q^x^ain» • '®s prophètes > (cf. Jérémie, vu, 25 ; Ézéchiel, xxxviii, 17). Notons encore que les attributs ^^j; et njt^o figurent déjà dans le même ordre dans xLii, 19, oii ils ne peuvent désigner les prophètes, mais la partie du peuple qui, tout en restant actuellement dans son entêtement idolâtrique, méritera un beau jour ces titres glorieux.

Un point curieux pour terminer. La manie des émiettements compliqués d'une psychologie préconçue a joué au commentateur susnommé un petit tour qui vaut la peine d'être relevé. A propos de la polémique engagée dans le passage intermédiaire 9-20, M. Duhm fait la réflexion qui suit :

c Avec l'unilatéralité du monothéisme abstrait, l'auteur tient le manège des iconolâtres pour une grosse folie; ceux-ci auraient reconnu l'erreur, s'ils avaient voulu seulement réfléchir. Que l'auteur, comme toute la polémique juive postérieure, ne touche que le côté extérieur, non le sens intérieur de Ticonolâtrie, cela n'a pas besoin de preuve, il fournit plutôt lui-même la^ preuve du fait de la grande distance où les Juifs se tenaient vis-à-vis de leurs concitoyens païens et avec quelle arrogance ils les considéraient. Car, il est vrai que certaines forces et qualités magiques se transmettaient à l'image par le numen qui l'habite, mais l'image et le numen sont si peu confondus même par le plus naïf des iconolâtres qu'É'ie avec son manteau par le Juif. Du reste, un défenseur de Ticonolâlrie aurait pu indiquer au judaïsme légal de nombreuses prescriptions qui reposent sur la même base magique que l'estime des idoles.

plie de polémiques sectaires qui ne mènent à rien. Ce joli exercice devrait être définitivement abandonné aux missionnaires de profession rétribués à tant par tête de converti !

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